Mon avis sur Sapiens de Yuval Noah Harari

4656 lectures. Publié le 24 February 2017 par dans la catégorie Actu, Coopération, Société

Mon avis sur Sapiens de Yuval Noah Harari

Les éditions Albin Michel m’ont envoyé un exemplaire du bouquin “Sapiens, une brève histoire de l’humanité”, écrit par Yuval Noah Harari, pour que je dise ce que j’en pense – je leur ai demandé si ma revue pouvait être critique, ils m’ont dit pas de problème (si ça n’avait pas été possible, j’aurais quand même accepté, mais uniquement avec un gros chèque, vous connaissez mon éthique). Au passage, désolé Albin Michel, vous m’avez envoyé le bouquin il y a 18 mois et ma revue ne sort qu’aujourd’hui : l’année 2016 fut chargée mais chose promise chose due quand même ! C’est foutu pour le buzz Noël 2015 par contre.

Avertissement 1 : ya un truc à gagner, lis ce billet jusqu’au bout !

Avertissement 2 :
j’ai pris le parti de ne pas résumer le livre, vous trouverez des résumés un peu partout sur le web, vous pouvez commencer par celui de Wikipédia.

Avertissement 3 : désolé si cet avis vous paraît condescendant, je n’ai fait que dire ce que je pensais

Le positif

Le bouquin Sapiens est un gros succès de librairie, il a été traduit dans plus de 30 langues, ce qui est assez incroyable pour un bouquin de science. Il faut dire qu’il traite d’un sujet qui fait rêver, puisqu’il retrace l’histoire de l’espèce humaine, depuis ses terrains de chasse et de cueillette du Paléolithique jusqu’aux terrains de foot du XXIe siècle, s’autorisant même quelques paragraphes prédictifs sur notre avenir. Le livre passe en revue et fait la synthèse d’une masse énorme de données et d’idées dans des disciplines diverses comme la biologie, l’anthropologie, l’économie, l’histoire, …

Je ne peux qu’applaudir une telle entreprise de synthèse interdisciplinaire : la science du XXIe siècle fera je pense ses plus grandes avancées par l’interdisciplinarité, qui plus est sur un sujet aussi complexe que l’humain. Évidemment, le sujet du livre me passionne aussi, puisque c’est là-dessus que j’ai fait mes études, et que c’est pour en parler que j’ai ouvert ce blog. Pour l’idée du livre : super, donc. J’aurais aimé l’écrire moi-même (d’ailleurs, toutes les critiques qui vont suivre peuvent être mises sur le compte de ma jalousie et ma déception de n’avoir pas écrit ce livre le premier).

Le négatif

Je suis par contre beaucoup moins convaincu par la réalisation. Je trouve ce livre très peu scientifique dans son ensemble, pour différentes raisons :

1/ où sont les références ??? Le bouquin fait 500 pages et il doit y avoir en tout et pour tout une cinquantaine de références, alors même que des idées nouvelles sont introduites toutes les 2 lignes. Les références sont en plus très souvent des livres, qui ne sont donc pas passés par le système d’évaluation par les pairs, et dans lesquels les chercheurs prennent parfois plus de libertés dans leurs interprétations des faits. Si Harari parle de certaines choses, il les a forcément lues quelque part : pourquoi ne pas les citer dans ce cas ? Quand on est habitué aux publications scientifiques où chaque mot utilisé doit être justifié, ça choque (je ne dis pas qu’il faut aller jusque là dans un livre de vulgarisation, mais il y a un juste milieu à trouver). L’impression que ça donne ici, c’est que Harari a écrit son bouquin d’une traite et s’est dit à la fin “tiens si on rajoutait des références par-ci par-là pour que ça ait l’air sérieux ?”

2/ Yuval Harari mélange des idées qui sont assez bien acceptées par la communauté scientifique avec des idées beaucoup plus débattues, sans évidemment faire la distinction entre les deux. Par exemple, une des idées centrales de Sapiens c’est qu’on a créé les religions pour pouvoir coopérer à large échelle, c’est l’idée des Big Gods, mais c’est une idée loin d’être acceptée par tout le monde. Mais ça, si ce n’est pas dit, faut être chercheur dans le domaine pour le savoir. Ailleurs, on apprend qu'”en période faste, les femelles arrivent à la puberté plus tôt”, ah bon, il me semblait que c’était plutôt l’inverse, mais si ce n’est pas le cas partout je veux bien les références. Yen a pas ? Pas grave dans 2 minutes j’aurai oublié ce que j’ai lu de toute façon.

3/ Les explications sont assez souvent simplistes et très tranchées. Par exemple, p. 233, “L’évolution a fait de l’Homo sapiens, comme des autres mammifères sociaux, une créature xénophobe. Sapiens divise d’instinct l’humanité en deux : “Nous” et “Eux””. Au risque de me répéter : références ? 

4/ Le livre est bourré de références religieuses là où on ne les attend pas, ce qui est très surprenant pour un livre scientifique. Ça m’a sauté aux yeux à la première lecture. Par exemple, p31 :

Ce piètre bilan a conduit certains chercheurs à spéculer que la structure interne du cerveau de ces Sapiens était probablement différente de la nôtre. […] Apprendre l’anglais à un ancien Sapiens, le persuader de la vérité du dogme chrétien, ou l’amener à comprendre la théorie de l’évolution eût probablement été sans résultat.

p29 :

Lirait-on dans le livre de la Genèse que les Néandertal descendent d’Adam et Ève ? Jésus serait-il mort pour les péchés des Denisoviens ?

et ça continue, ça continue, ces extraits pris séparément n’ont pas l’air gênants mais je peux vous assurer que leur répétition tout au long du livre rend sa lecture embarrassante. Un petit dernier, mon préféré de tous d’ailleurs, p40 :

Deux catholiques qui ne se sont jamais rencontrés peuvent néanmoins partir en croisade ensemble ou réunir des fonds pour construir un hôpital.

(c’est peut-être de l’humour, si c’est le cas c’est très drôle)

Généralement un style d’écriture particulier comme celui-ci trouve son explication dans la biographie de l’auteur : Wikipedia me murmure à l’oreille que le livre a été publié en Israel une première fois en 2011, avant d’être repris à l’international : peut-être qu’Harari avait écrit son livre avec en tête un public particulier à la base.

5/ Sapiens sombre parfois dans l’ésotérisme, et il faut se gratter la tête plusieurs fois avec une branche de houx pour comprendre ce que l’auteur a bien voulu dire. Par exemple, p. 136, quand l’auteur essaie de “traduire en langage biologique” le passage de la Déclaration d’indépendance des États-Unis. La déclaration originale :

“Nous tenons pour évidentes par elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur.”

ce qui donnerait une fois traduite selon lui :

“Nous tenons pour évidentes par elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes ont évolué différemment ; ils sont nés avec certaines caractéristiques muables ; parmi ces caractéristiques se trouvent la vie et la recherche du plaisir.”

???

6/ le livre se veut être une synthèse mais ressemble bien plus souvent à une collection d’anecdotes. Et vas-y que je saute du coq à l’âne, du saumon à la girafe, et du saucisson à l’ail. On se perd dans des digressions qui font oublier le sujet du chapitre (surtout dans la 4e partie). A-t-on besoin d’un paragraphe entier qui parle de femmes de ménage, d’éprouvettes, d’économistes et de fossiles pour illustrer simplement l’idée que “la science coûte de l’argent” (p.319) ? A-t-on besoin d’un paragraphe où on apprend que la masse de tous les animaux de ferme du monde est de 700 millions de tonne, qu’il existe 80 000 girafes et 200 000 loups gris dans le monde, pour illustrer l’idée que l’humain domine le monde (p.411) ? Je n’aime pas les gens qui parlent pour ne rien dire, et ces digressions incessantes m’ont rendu la lecture du livre très difficile en plus de me faire douter de l’objectif de l’auteur. Au lieu d’appeler son livre “Sapiens, une brève histoire de l’humanité”, Harari aurait pu choisir “Sapiens, une longue collection d’anecdotes sur l’humanité”.

Voilà !

C’est mon avis général sur ce livre : un livre sur un sujet passionnant et dont l’entreprise de synthèse était louable, mais un livre au final assez peu sérieux sur le plan scientifique. J’ai l’impression d’avoir lu le livre de quelqu’un de très curieux et qui aurait lu tous les livres qu’il pouvait sur un sujet, en essayant ensuite de coucher sur le papier ses souvenirs, donnant du sens à différentes anecdotes sans se préoccuper de vérité scientifique. Au fond, je n’ai lu nul part qu’il s’agissait d’un livre de vulgarisation scientifique : peut-être est-ce ainsi qu’il faut le classer, comme une fiction basée sur une histoire vraie.

Je ne suis pas rancunier néanmoins, puisque je vous fais gagner ce livre, pour que vous puissiez vous faire votre avis par vous-même : laissez simplement un commentaire ci-dessous (pas avec une adresse email bidon) ou sur Facebook et je tirerai au sort le gagnant dans 7 jours (le livre est un peu abîmé, mais c’est parce qu’il a beaucoup voyagé avec moi – et oui, en 18 mois on en fait de la route).

15 réactions à “Mon avis sur Sapiens de Yuval Noah Harari”

  1. The Ultimate Gibbon

    26 Feb 2017

    à 17:02

    Etre snob, il n’y a que ça de vrai.

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  2. berni

    28 Mar 2017

    à 17:02

    Cet avis me semble très injuste…. il passe sous silence les mérites de cette tentative unique à ma connaissance de créer un grand récit de l’aventure humaine depuis les origines. On apprend pleins de choses, et c’est ca qui importe, il m’en reste une certaine vision du chemin parcouru… alors j’ai tendance à être indulgent sur certains points un peu fumeux (et puis j’hésite pas à sauter ce qui m’intéresse moins)

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    • Stéphane

      14 Apr 2017

      à 17:02

      Mais je ne passe pas ça sous silence du tout ! C’est exactement ce dont je parle quand je dis “un livre sur un sujet passionnant et dont l’entreprise de synthèse était louable”.

      Après, pour ce qui est d’apprendre plein de choses… Si les choses sont fausses je préfèrerais ne pas les apprendre. Et si elles ne sont pas sûres je veux le savoir.

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  3. Chanchan

    31 May 2017

    à 17:02

    Il y a le sapiens de Pascal Picq qui est la référence et pas un roman de gare!

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  4. Bernard Vanommeslaghe

    8 Jun 2017

    à 17:02

    Les critiques formulées me semblent très fondées. Un livre de vulgarisation qui se veut sérieux ne peut prendre de telles libertés avec la science.
    De plus, ce côté anecdotique et décousu enlève beaucoup de l’intérêt de ce livre.
    Encore heureux que ce pot pourri au spectre si large puisse apprendre quelque chose sur le plan de certains faits historiques.

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  5. Rigal-jouet

    13 Jun 2017

    à 17:02

    Clairement Harari n’écrit pas pour vous ni pour vos semblables.
    Restent les millions de lecteurs dépourvus de prétentions en matière de rigueur scientifique pour lesquels il y a un avant et un après.

    Je serais assez curieux de lire ce que vous pourriez bien écrire sur “Homo Deus”…

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    • Stéphane

      13 Jun 2017

      à 17:02

      Si je lisais le même genre de livre mais dans un domaine où je n’y connais rien, je serais écoeuré d’apprendre que la moitié des choses que j’y ai lues sont fausses (ou pas prouvées). Si on me dit que je lis un livre de vulgarisation, je veux lire des choses vraies, sinon j’aurais choisi de lire un livre de fiction. Et je ne vois pas pourquoi cette envie de ne pas être trompé serait limitée à “moi et mes semblables”.

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      • Rigal-jouet

        14 Jun 2017

        à 17:02

        merci pour votre réponse.

        Si vous lisez un sujet dans un domaine où vous ne connaissez rien, comment pouvez vous “apprendre” que la moitié en est fausse ?

        Et quand bien même…De l’oeuvre de Carlos Castaneda, autre colossal succès de librairie, on (je ne me rappelle plus qui, désolé pour les sources !) a dit : “si tout ou presque est faux -ce qui est fort probable- c’est encore plus beau.

        J’avoue humblement ne pas m’être posé la question de savoir quelle était dans Sapiens la part de “vrai” et donc de faux à l’aune du consensus universitaire s’il en est un.
        Me la serais-je posé que je ne me satisferais pas de votre critique. J’évoque un seul point, celui des “références religieuses” incongrues dans un “ouvrage scientifique”.
        Ainsi religion et science seraient incompatibles ? On ne pourrait pas tenter d’étudier la religion comme on étudie n’importe quoi d’autre ? Il ne vous a pas échappé que la thèse de Harari c’est que c’est l’adhésion à des imaginations partagées, à des mythes au premier rang desquels se trouve la religion qui permis à Sapiens d’agir de façon coordonnée à grande échelle avec les résultats que l’on connait. N’est-il pas normal que l’on retrouve une haute densité de références religieuses dans Sapiens ?

        A VRAI dire je doute qu’une “chose vraie” puisse exister et il devrait en être de même pour vous puisque sauf erreur de ma part vous vous réclamez de la démarche scientifique selon laquelle tout travail n’est jamais qu’une tentative d’établissement d’un état des connaissances à un instant donné, qu’une contribution provisoire, susceptible d’être infirmée ou modifiée plus ou moins profondément ultérieurement.

        pour finir je me permettrais de citer de mémoire et en substance notre nouveau président qui répondait ainsi quand on lui demandait s’il doutait : “oui, je doute ! les gens qui ne doutent pas sont dangereux”

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  6. Rien

    20 Jul 2017

    à 17:02

    Soit l’on zoom, soit l’on prend du recul sur les choses.
    500 pages pour raconter l’histoire de l’humanité, c’est prendre beaucoup de recul.
    Si un spécialiste “zoome”, il ne pourra que constater le flou et l’absence de rigueur. Tout comme lorsque l’on prend une photo: net de loin, flou de près.
    Il me semble qu’il faut prendre ce livre comme une invitation à se poser des questions. Sommes-nous libre ? Le destin peut-il se plier à notre volonté?Existe-t-il une volonté commune? L’étique / la moral ? L’égalité / la parité?
    Et c’est ce que chacun fait sur ce blog. C’est cool…

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  7. axel

    31 Jul 2017

    à 17:02

    De formation littéraire et ayant fréquenté sans grande constance le département de philosophie de l’Université de Toulouse 2 je suis par ailleurs un lecteur assidu d’ouvrages et de revues d’archéologie et d’histoire antique. Je viens donc d’un autre domaine de la culture, comme vous je trouve l’essai d’Harari truffé d’erreurs (historiques), d’approximations, de digressions et de jugements à l’emporte-pièce. Cela fait toujours plaisir de ne pas se savoir seul. Reste à comprendre pourquoi un ouvrage aussi médiocre remporte un tel succès, quelle attente du public vient-il satisfaire.

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  8. daniel

    1 Aug 2017

    à 17:02

    Personnellement, je n’ai pas trouvé d’erreur (et je suis du genre critique). Par exemple, le fait que la malnutrition entraîne une absence de règles est tellement bien établi que ça ne nécessite pas de références.
    Les références religieuses dans un livre consacré à l’histoire de l’humanité ne me choquent pas du tout.

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  9. zoss

    7 Aug 2017

    à 17:02

    Sapiens, pas tres scientifique? Ok, comment defendre le contraire? Ce livre s’inscrit dans la tradition Marxiste, a savoir que l’histoire a un sens. Il s’iscrit aussi dans un projet militant, pour les droit des homosexuels, pour l’egalite hommes – femmes, contre les religions, contre le moralisme, contre le culturo-centrisme. Alors si on adhere, on applaudit, si non, on proteste. Moi, je applaudis.

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  10. Marie

    9 Aug 2017

    à 17:02

    Je partage assez largement votre avis. Le manque de références m’a turlupinée et beaucoup d’affirmations gratuites m’ont agacées même si je partageais le point de vue.

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  11. Maxence72

    10 Aug 2017

    à 17:02

    D’accord sur la critique à propos du manque de références bibliographiques et scientifiques. Je trouve que l’ouvrage permet une prise de conscience, utilise des anecdotes faciles à retenir et à comprendre et finalement donne envie d’explorer tous une multitudes de sujets (d’où la frustration avec le manque de références…). En ce sens, il s’agit plus d’un travail journalistique que rigoureusement scientifique.
    Autre avantage, Sapiens… m’a permis de découvrir votre site et votre travail que je vais désormais suivre avec beaucoup d’intérêt. Bravo et merci !

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  12. Ju

    21 Aug 2017

    à 17:02

    Bonjour à tous. Je pense faire partie des lecteurs qui ont le moins de baguage scientifique et qui tombent sur ce livre un peu par hasard.
    Personnellement j’ai globalement apprécié et notamment grâce aux nombreuses anecdotes qui m’ont permis justement de ne pas oublier les diverses péripéties dans l’histoire du sapiens.
    Alors effectivement, j’imagine que pour un scientifique chevronné, le manque de rigueur doit agacer mais mon objectif et parfaitement rempli. Je pense qu’il faut voir se livre comme un “pied à l’étrier” qui, j’espère, en aura poussé beaucoup à faire la démarche de creuser le sujet. Messieurs les scientifiques, ne soyez pas élitiste svp, ce bouquin à le gros avantage d’être “digeste” pour des néophytes comme moi. Bonne journée :)

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