Mon avis sur Sapiens de Yuval Noah Harari

44695 lectures. Publié le 24 February 2017 par dans la catégorie Actu, Coopération, Société

Mon avis sur Sapiens de Yuval Noah Harari

Les éditions Albin Michel m’ont envoyé un exemplaire du bouquin “Sapiens, une brève histoire de l’humanité”, écrit par Yuval Noah Harari, pour que je dise ce que j’en pense – je leur ai demandé si ma revue pouvait être critique, ils m’ont dit pas de problème (si ça n’avait pas été possible, j’aurais quand même accepté, mais uniquement avec un gros chèque, vous connaissez mon éthique). Au passage, désolé Albin Michel, vous m’avez envoyé le bouquin il y a 18 mois et ma revue ne sort qu’aujourd’hui : l’année 2016 fut chargée mais chose promise chose due quand même ! C’est foutu pour le buzz Noël 2015 par contre.

Avertissement 1 : ya un truc à gagner, lis ce billet jusqu’au bout [edit: le jeu concours est maintenant terminé] !

Avertissement 2 :
j’ai pris le parti de ne pas résumer le livre, vous trouverez des résumés un peu partout sur le web, vous pouvez commencer par celui de Wikipédia.

Avertissement 3 : désolé si cet avis vous paraît condescendant, je n’ai fait que dire ce que je pensais

Le positif

Le bouquin Sapiens est un gros succès de librairie, il a été traduit dans plus de 30 langues, ce qui est assez incroyable pour un bouquin de science. Il faut dire qu’il traite d’un sujet qui fait rêver, puisqu’il retrace l’histoire de l’espèce humaine, depuis ses terrains de chasse et de cueillette du Paléolithique jusqu’aux terrains de foot du XXIe siècle, s’autorisant même quelques paragraphes prédictifs sur notre avenir. Le livre passe en revue et fait la synthèse d’une masse énorme de données et d’idées dans des disciplines diverses comme la biologie, l’anthropologie, l’économie, l’histoire, …

Je ne peux qu’applaudir une telle entreprise de synthèse interdisciplinaire : la science du XXIe siècle fera je pense ses plus grandes avancées par l’interdisciplinarité, qui plus est sur un sujet aussi complexe que l’humain. Évidemment, le sujet du livre me passionne aussi, puisque c’est là-dessus que j’ai fait mes études, et que c’est pour en parler que j’ai ouvert ce blog. Pour l’idée du livre : super, donc. J’aurais aimé l’écrire moi-même (d’ailleurs, toutes les critiques qui vont suivre peuvent être mises sur le compte de ma jalousie et ma déception de n’avoir pas écrit ce livre le premier).

Le négatif

Je suis par contre beaucoup moins convaincu par la réalisation. Je trouve ce livre très peu scientifique dans son ensemble, pour différentes raisons :

1/ où sont les références ??? Le bouquin fait 500 pages et il doit y avoir en tout et pour tout une cinquantaine de références, alors même que des idées nouvelles sont introduites toutes les 2 lignes. Les références sont en plus très souvent des livres, qui ne sont donc pas passés par le système d’évaluation par les pairs, et dans lesquels les chercheurs prennent parfois plus de libertés dans leurs interprétations des faits. Si Harari parle de certaines choses, il les a forcément lues quelque part : pourquoi ne pas les citer dans ce cas ? Quand on est habitué aux publications scientifiques où chaque mot utilisé doit être justifié, ça choque (je ne dis pas qu’il faut aller jusque là dans un livre de vulgarisation, mais il y a un juste milieu à trouver). L’impression que ça donne ici, c’est que Harari a écrit son bouquin d’une traite et s’est dit à la fin “tiens si on rajoutait des références par-ci par-là pour que ça ait l’air sérieux ?”

2/ Yuval Harari mélange des idées qui sont assez bien acceptées par la communauté scientifique avec des idées beaucoup plus débattues, sans évidemment faire la distinction entre les deux. Par exemple, une des idées centrales de Sapiens c’est qu’on a créé les religions pour pouvoir coopérer à large échelle, c’est l’idée des Big Gods, mais c’est une idée loin d’être acceptée par tout le monde. Mais ça, si ce n’est pas dit, faut être chercheur dans le domaine pour le savoir. Ailleurs, on apprend qu'”en période faste, les femelles arrivent à la puberté plus tôt”, ah bon, il me semblait que c’était plutôt l’inverse, mais si ce n’est pas le cas partout je veux bien les références. Yen a pas ? Pas grave dans 2 minutes j’aurai oublié ce que j’ai lu de toute façon.

3/ Les explications sont assez souvent simplistes et très tranchées. Par exemple, p. 233, “L’évolution a fait de l’Homo sapiens, comme des autres mammifères sociaux, une créature xénophobe. Sapiens divise d’instinct l’humanité en deux : “Nous” et “Eux””. Au risque de me répéter : références ?

4/ Le livre est bourré de références religieuses là où on ne les attend pas, ce qui est très surprenant pour un livre scientifique. Ça m’a sauté aux yeux à la première lecture. Par exemple, p31 :

Ce piètre bilan a conduit certains chercheurs à spéculer que la structure interne du cerveau de ces Sapiens était probablement différente de la nôtre. […] Apprendre l’anglais à un ancien Sapiens, le persuader de la vérité du dogme chrétien, ou l’amener à comprendre la théorie de l’évolution eût probablement été sans résultat.

p29 :

Lirait-on dans le livre de la Genèse que les Néandertal descendent d’Adam et Ève ? Jésus serait-il mort pour les péchés des Denisoviens ?

et ça continue, ça continue, ces extraits pris séparément n’ont pas l’air gênants mais je peux vous assurer que leur répétition tout au long du livre rend sa lecture embarrassante. Un petit dernier, mon préféré de tous d’ailleurs, p40 :

Deux catholiques qui ne se sont jamais rencontrés peuvent néanmoins partir en croisade ensemble ou réunir des fonds pour construir un hôpital.

(c’est peut-être de l’humour, si c’est le cas c’est très drôle)

Généralement un style d’écriture particulier comme celui-ci trouve son explication dans la biographie de l’auteur : Wikipedia me murmure à l’oreille que le livre a été publié en Israel une première fois en 2011, avant d’être repris à l’international : peut-être qu’Harari avait écrit son livre avec en tête un public particulier à la base.

5/ Sapiens sombre parfois dans l’ésotérisme, et il faut se gratter la tête plusieurs fois avec une branche de houx pour comprendre ce que l’auteur a bien voulu dire. Par exemple, p. 136, quand l’auteur essaie de “traduire en langage biologique” le passage de la Déclaration d’indépendance des États-Unis. La déclaration originale :

“Nous tenons pour évidentes par elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur.”

ce qui donnerait une fois traduite selon lui :

“Nous tenons pour évidentes par elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes ont évolué différemment ; ils sont nés avec certaines caractéristiques muables ; parmi ces caractéristiques se trouvent la vie et la recherche du plaisir.”

???

6/ le livre se veut être une synthèse mais ressemble bien plus souvent à une collection d’anecdotes. Et vas-y que je saute du coq à l’âne, du saumon à la girafe, et du saucisson à l’ail. On se perd dans des digressions qui font oublier le sujet du chapitre (surtout dans la 4e partie). A-t-on besoin d’un paragraphe entier qui parle de femmes de ménage, d’éprouvettes, d’économistes et de fossiles pour illustrer simplement l’idée que “la science coûte de l’argent” (p.319) ? A-t-on besoin d’un paragraphe où on apprend que la masse de tous les animaux de ferme du monde est de 700 millions de tonne, qu’il existe 80 000 girafes et 200 000 loups gris dans le monde, pour illustrer l’idée que l’humain domine le monde (p.411) ? Je n’aime pas les gens qui parlent pour ne rien dire, et ces digressions incessantes m’ont rendu la lecture du livre très difficile en plus de me faire douter de l’objectif de l’auteur. Au lieu d’appeler son livre “Sapiens, une brève histoire de l’humanité”, Harari aurait pu choisir “Sapiens, une longue collection d’anecdotes sur l’humanité”.

Voilà !

C’est mon avis général sur ce livre : un livre sur un sujet passionnant et dont l’entreprise de synthèse était louable, mais un livre au final assez peu sérieux sur le plan scientifique. J’ai l’impression d’avoir lu le livre de quelqu’un de très curieux et qui aurait lu tous les livres qu’il pouvait sur un sujet, en essayant ensuite de coucher sur le papier ses souvenirs, donnant du sens à différentes anecdotes sans se préoccuper de vérité scientifique. Au fond, je n’ai lu nul part qu’il s’agissait d’un livre de vulgarisation scientifique : peut-être est-ce ainsi qu’il faut le classer, comme une fiction basée sur une histoire vraie.

Je ne suis pas rancunier néanmoins, puisque je vous fais gagner ce livre [edit: en fait non, le jeu concours est maintenant terminé], pour que vous puissiez vous faire votre avis par vous-même : laissez simplement un commentaire ci-dessous (pas avec une adresse email bidon) ou sur Facebook et je tirerai au sort le gagnant dans 7 jours (le livre est un peu abîmé, mais c’est parce qu’il a beaucoup voyagé avec moi – et oui, en 18 mois on en fait de la route).

133 réactions à “Mon avis sur Sapiens de Yuval Noah Harari”

  1. The Ultimate Gibbon

    26 Feb 2017

    à 17:02

    Etre snob, il n’y a que ça de vrai.

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  2. berni

    28 Mar 2017

    à 17:02

    Cet avis me semble très injuste…. il passe sous silence les mérites de cette tentative unique à ma connaissance de créer un grand récit de l’aventure humaine depuis les origines. On apprend pleins de choses, et c’est ca qui importe, il m’en reste une certaine vision du chemin parcouru… alors j’ai tendance à être indulgent sur certains points un peu fumeux (et puis j’hésite pas à sauter ce qui m’intéresse moins)

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    • Stéphane

      14 Apr 2017

      à 17:02

      Mais je ne passe pas ça sous silence du tout ! C’est exactement ce dont je parle quand je dis “un livre sur un sujet passionnant et dont l’entreprise de synthèse était louable”.

      Après, pour ce qui est d’apprendre plein de choses… Si les choses sont fausses je préfèrerais ne pas les apprendre. Et si elles ne sont pas sûres je veux le savoir.

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      • wawa

        2 Oct 2017

        à 17:02

        Que voulez-vous? Plus on regarde loin dans le passé, plus la sociologie et la psychologie sont difficiles à étudier.
        Il faut accepter qu’il y a une part de vrai et une part de faux… sinon on s’arrête au moyen age !

        Je trouve ce livre très intéressant, au delà du fait que je le trouve bien écrit, car il permet d’imaginer bon nombre de situations et de se replacer loin de notre univers aujourd’hui.
        Ce que peut de document font par peur d’être dans le “faux”…
        Bien sûr ce n’est pas un livre scientifique mais plus une synthèse de plusieurs domaines mis bout à bout.

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  3. Chanchan

    31 May 2017

    à 17:02

    Il y a le sapiens de Pascal Picq qui est la référence et pas un roman de gare!

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  4. Bernard Vanommeslaghe

    8 Jun 2017

    à 17:02

    Les critiques formulées me semblent très fondées. Un livre de vulgarisation qui se veut sérieux ne peut prendre de telles libertés avec la science.
    De plus, ce côté anecdotique et décousu enlève beaucoup de l’intérêt de ce livre.
    Encore heureux que ce pot pourri au spectre si large puisse apprendre quelque chose sur le plan de certains faits historiques.

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  5. Rigal-jouet

    13 Jun 2017

    à 17:02

    Clairement Harari n’écrit pas pour vous ni pour vos semblables.
    Restent les millions de lecteurs dépourvus de prétentions en matière de rigueur scientifique pour lesquels il y a un avant et un après.

    Je serais assez curieux de lire ce que vous pourriez bien écrire sur “Homo Deus”…

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    • Stéphane

      13 Jun 2017

      à 17:02

      Si je lisais le même genre de livre mais dans un domaine où je n’y connais rien, je serais écoeuré d’apprendre que la moitié des choses que j’y ai lues sont fausses (ou pas prouvées). Si on me dit que je lis un livre de vulgarisation, je veux lire des choses vraies, sinon j’aurais choisi de lire un livre de fiction. Et je ne vois pas pourquoi cette envie de ne pas être trompé serait limitée à “moi et mes semblables”.

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      • Rigal-jouet

        14 Jun 2017

        à 17:02

        merci pour votre réponse.

        Si vous lisez un sujet dans un domaine où vous ne connaissez rien, comment pouvez vous “apprendre” que la moitié en est fausse ?

        Et quand bien même…De l’oeuvre de Carlos Castaneda, autre colossal succès de librairie, on (je ne me rappelle plus qui, désolé pour les sources !) a dit : “si tout ou presque est faux -ce qui est fort probable- c’est encore plus beau.

        J’avoue humblement ne pas m’être posé la question de savoir quelle était dans Sapiens la part de “vrai” et donc de faux à l’aune du consensus universitaire s’il en est un.
        Me la serais-je posé que je ne me satisferais pas de votre critique. J’évoque un seul point, celui des “références religieuses” incongrues dans un “ouvrage scientifique”.
        Ainsi religion et science seraient incompatibles ? On ne pourrait pas tenter d’étudier la religion comme on étudie n’importe quoi d’autre ? Il ne vous a pas échappé que la thèse de Harari c’est que c’est l’adhésion à des imaginations partagées, à des mythes au premier rang desquels se trouve la religion qui permis à Sapiens d’agir de façon coordonnée à grande échelle avec les résultats que l’on connait. N’est-il pas normal que l’on retrouve une haute densité de références religieuses dans Sapiens ?

        A VRAI dire je doute qu’une “chose vraie” puisse exister et il devrait en être de même pour vous puisque sauf erreur de ma part vous vous réclamez de la démarche scientifique selon laquelle tout travail n’est jamais qu’une tentative d’établissement d’un état des connaissances à un instant donné, qu’une contribution provisoire, susceptible d’être infirmée ou modifiée plus ou moins profondément ultérieurement.

        pour finir je me permettrais de citer de mémoire et en substance notre nouveau président qui répondait ainsi quand on lui demandait s’il doutait : “oui, je doute ! les gens qui ne doutent pas sont dangereux”

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        • Stéphane

          15 Sep 2017

          à 17:02

          – J’apprends que la moitié est fausse parce que je me renseigne auprès de gens qui s’y connaissent et de sources fiables… qui ne sont pas faciles à trouver mais ma formation de chercheur m’y aide grandement. Et j’essaie de le partager au grand public qui n’a pas les mêmes facilités par ce billet de blog.

          – Pour les réfs religieuses, on s’est mal compris. Je ne dis pas qu’on ne peut pas étudier la religion de façon scientifique, je dis simplement que des exemples religieux et expressions religieuses sont disséminées dans tout le texte. Mais c’est une critique vraiment mineure et qui ne concerne pas le fond du livre, c’est juste que ça m’a surpris.

          – Quant au doute… en tant que chercheur mon métier c’est de douter, inutile de m’attaquer là-dessus. Mais s’il n’existait pas de chose vraie alors notre métier n’aurait plus aucun sens. Je ne comprends même pas votre critique en fait : ce que j’exprime dans ce billet c’est précisément des doutes quant à ce qu’Harari écrit. Mais cela ne veut pas dire que toutes les théories sur le monde ont une validité égale.

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    • Lise

      14 Sep 2017

      à 17:02

      Bien dit.

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  6. Rien

    20 Jul 2017

    à 17:02

    Soit l’on zoom, soit l’on prend du recul sur les choses.
    500 pages pour raconter l’histoire de l’humanité, c’est prendre beaucoup de recul.
    Si un spécialiste “zoome”, il ne pourra que constater le flou et l’absence de rigueur. Tout comme lorsque l’on prend une photo: net de loin, flou de près.
    Il me semble qu’il faut prendre ce livre comme une invitation à se poser des questions. Sommes-nous libre ? Le destin peut-il se plier à notre volonté?Existe-t-il une volonté commune? L’étique / la moral ? L’égalité / la parité?
    Et c’est ce que chacun fait sur ce blog. C’est cool…

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  7. axel

    31 Jul 2017

    à 17:02

    De formation littéraire et ayant fréquenté sans grande constance le département de philosophie de l’Université de Toulouse 2 je suis par ailleurs un lecteur assidu d’ouvrages et de revues d’archéologie et d’histoire antique. Je viens donc d’un autre domaine de la culture, comme vous je trouve l’essai d’Harari truffé d’erreurs (historiques), d’approximations, de digressions et de jugements à l’emporte-pièce. Cela fait toujours plaisir de ne pas se savoir seul. Reste à comprendre pourquoi un ouvrage aussi médiocre remporte un tel succès, quelle attente du public vient-il satisfaire.

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    • Gatsende

      18 Mar 2018

      à 17:02

      Je m’associe à vous pour votre commentaire concernant ce livre et son auteur. C’est exactement ce que je pense. J’ai aussi une formation littéraire mais suis depuis longtemps lectrice de livres d’anthropologie, archéologie. Suis heureuse de lire que je ne suis pas seule à critiquer ce livre. Je lis Homo Deus (les 2 m’ont été offerts) et je fais une pause à la page 200 tant je suis “agacée” ..par les partis pris à nouveau de l’auteur.

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  8. daniel

    1 Aug 2017

    à 17:02

    Personnellement, je n’ai pas trouvé d’erreur (et je suis du genre critique). Par exemple, le fait que la malnutrition entraîne une absence de règles est tellement bien établi que ça ne nécessite pas de références.
    Les références religieuses dans un livre consacré à l’histoire de l’humanité ne me choquent pas du tout.

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  9. zoss

    7 Aug 2017

    à 17:02

    Sapiens, pas tres scientifique? Ok, comment defendre le contraire? Ce livre s’inscrit dans la tradition Marxiste, a savoir que l’histoire a un sens. Il s’iscrit aussi dans un projet militant, pour les droit des homosexuels, pour l’egalite hommes – femmes, contre les religions, contre le moralisme, contre le culturo-centrisme. Alors si on adhere, on applaudit, si non, on proteste. Moi, je applaudis.

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  10. Marie

    9 Aug 2017

    à 17:02

    Je partage assez largement votre avis. Le manque de références m’a turlupinée et beaucoup d’affirmations gratuites m’ont agacées même si je partageais le point de vue.

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  11. Maxence72

    10 Aug 2017

    à 17:02

    D’accord sur la critique à propos du manque de références bibliographiques et scientifiques. Je trouve que l’ouvrage permet une prise de conscience, utilise des anecdotes faciles à retenir et à comprendre et finalement donne envie d’explorer tous une multitudes de sujets (d’où la frustration avec le manque de références…). En ce sens, il s’agit plus d’un travail journalistique que rigoureusement scientifique.
    Autre avantage, Sapiens… m’a permis de découvrir votre site et votre travail que je vais désormais suivre avec beaucoup d’intérêt. Bravo et merci !

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  12. Ju

    21 Aug 2017

    à 17:02

    Bonjour à tous. Je pense faire partie des lecteurs qui ont le moins de baguage scientifique et qui tombent sur ce livre un peu par hasard.
    Personnellement j’ai globalement apprécié et notamment grâce aux nombreuses anecdotes qui m’ont permis justement de ne pas oublier les diverses péripéties dans l’histoire du sapiens.
    Alors effectivement, j’imagine que pour un scientifique chevronné, le manque de rigueur doit agacer mais mon objectif et parfaitement rempli. Je pense qu’il faut voir se livre comme un “pied à l’étrier” qui, j’espère, en aura poussé beaucoup à faire la démarche de creuser le sujet. Messieurs les scientifiques, ne soyez pas élitiste svp, ce bouquin à le gros avantage d’être “digeste” pour des néophytes comme moi. Bonne journée :)

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  13. Agoursi

    23 Aug 2017

    à 17:02

    nous devons lire et réfléchir pour développer notre esprit critique et ce n’est pas parce que votre analyse existe que nous devons lui accorder une crédibilité
    la compréhension n’oblige pas à citer des sources les choses évoluent comme les idées et ce n’est parce que …. que nous ne pouvons avoir des visions d’un monde s’appuyant sur des concepts différents voir progressives

    ce livre est un apport extra et devrait être en possession de chaque foyer ce qui permettrait peut être de nous comprendre les uns ,les autres et de s’accepter dans nos différences.
    NOUS SOMMES TOUS FRERES ET VIVONS SUR LE MEME VAISSEAU
    AGOURSI

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  14. Yva

    31 Aug 2017

    à 17:02

    Un ouvrage scientifique sans références documentaires est
    une maison sans fondation. Il répond à la définition du
    roman.

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  15. Pascal

    3 Sep 2017

    à 17:02

    Je découvre votre critique bien longtemps apres que le concours soit terminé, mais j,aimerai bien savoir qui a gagné. Plus sérieusement, c’est à la suite de la publication de Homo Deus que je suis arrivé sur votre blog, et ma question: l’avez-vous lu et qu’en pensez-vous? Une personnalité comme Bill Gates , s’est senti obligé de faire part de son avis, et j’aimerai bien en avoir un autre que le sien.

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    • Stéphane

      3 Sep 2017

      à 17:02

      Je ne l’ai pas lu et je ne suis pas sûr de vouloir le faire. Si son bouquin sur le passé était de la fiction, j’ai peur que celui sur le futur ne soit que de la science fiction.

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  16. Gioconda

    9 Sep 2017

    à 17:02

    Bonjour et merci pour votre blog sur ce livre de Y.N. Harari que je n’ai pas encore acheté car vient de le découvrir sur Le Point de la semaine passée. En éternelle étudiante en philosophie et autre chose, je me suis posée la question de ce succès tellement ‘mondial’ comme décrit par le magazine. Mais une question chez moi en entraîne des dizaines à sa suite: Comment cet inconnu et jeune auteur (historien) de quoi, une trentaine d’année a t’il pu accumuler un savoir universel? Je sais qu’en lisant un livre par soir, depuis 43 ans, voire plus le week-end, je suis ignorante. Seconde question un histoirien peut il écrire un livre à diffusion planétaire (Vulgarisation de SA science ) sur un thème aussi vaste que l’histoire de 70.000 ans en 500 pages dont 50 de références? Je pense qu’Aristote est une plus belle lecture ou Sénèque qui nous ont appris par leur cours recits que le moins est le plus et que la RECHERCHE -et non la verité- nécessite d’un juste milieu. Alors ma dernière question est que vais apprendre en 450 pages de scientifiquement erroné? J’ai trop peu de temps libre pour en gâcher dans des Fake-sciences. Me conseillez-vous d’autres lectures plus sagement construites sur des bases scientifiquement prouvées qui puissent toucher ce sujet? Je vous en remercie. J’ai appris à m’instruire par des grands auteurs et continuerai encore pour mes prochains 10 ans (vu l’âge que j’ai décidé que je mourrais, mes 70 ans) il me reste donc 11 ans de belles nuits de lectures pour essayer d’effacer la prétention humaine, trop humaine de tout connaître. Mais qu’est ce le TOUT en les Sciences? Tout évolue (et apparemment revient) sauf Dieu toué par Nietzsche disait et lisait t-on. Mais s’il avait justement voulu dire le contraire?

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  17. Gilbert

    10 Sep 2017

    à 17:02

    Bonjour,

    Concernant les références religieuses, Yuval Harari est israélien et les israéliens sont souvent pétris de pensée religieuse, même si il est laïque.

    Merci de votre critique qui finit de me convaincre de ne pas acheter le bouquin. Faire tenir 100 000 ans sur 500 ans me laissait toujours perplexe et dubitatif.

    Cordialement,

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  18. Gilbert

    10 Sep 2017

    à 17:02

    500 pages..désolé pour la coquille.

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  19. Vincent

    13 Sep 2017

    à 17:02

    J’ai adoré ce bouquin plein d’humour et de recul.
    Bon c’est peut-être pas toujours très “référencé” … et alors !
    C’est un super roman, qui nous raconte une histoire (c’est dans le titre) avec des bases scientifiques et des prises de position plus subjectives, mais je m’y retrouve.
    Un beau roman scientifique !

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  20. clo

    15 Sep 2017

    à 17:02

    pas lu Sapiens mais ai vu Yuval hier soir à La Grande Librairie pour la presentation de Homo Deus. Séduite par sa modestie apparente.
    Donc tres envie de lire ses livres, meme si vos critiques semblent convaincantes.
    Vais-je le gagner Sapiens au tirage au sort ???

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  21. Niveau à bulle dissident

    16 Sep 2017

    à 17:02

    Je vous écris car j’aimerais bien être représentée par une stupide icône aléatoire, juste pour voir.
    Et de même, comme HARARI vient de sortir un nouveau livre “Homo Deus”, que j’espère Albin Michel vous fera l’amitié de vous envoyer, j’espère que vous nous ferez peut-être aussi gagner ce livre dans une nouveau tirage au sort ?

    Reply to this comment
    • Stéphane

      16 Sep 2017

      à 17:02

      Oui je suis pas sûr qu’ils vont me l’envoyer cette fois-ci ;) mais si c’est le cas je le ferai gagner !

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  22. Niveau à bulle dissident

    16 Sep 2017

    à 17:02

    Les stupides icônes aléatoires sont délicieuses et variées ! Par contre, votre horloge est bloquée sur 17:02, quel que soit le message et quelle que soit l’heure…..

    Bizarre…Bizarre…

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    • Stéphane

      16 Sep 2017

      à 17:02

      Tiens c’est vrai. Serait-ce l’heure de la fin du monde ?

      Encore un bug à débugger.

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  23. FAUTBOSSER

    16 Sep 2017

    à 17:02

    Pour ceux qui posent la question sur nouveau bouquin de Hariri je vous donne ma critique d’avance et concernant le fait qu’il croit que la nouvelle religion sera le Big Data et l’algorithme et que celui-ci va dominer totalement l’homme (il dit qu’il n’est pas sur dans ses interviews le malin) et que l’homme n’existera dans l’avenir que s’il achète quelque chose et il sera obligé de le faire même à son insu par le big data.
    Avec mes trente ans d’informaticien, je peux vous dire avec une pirouette (source d’un grand ralentissement du Big Data) que l’homme a une arme fatale contre le Big Data: Elle se résume à l’utilisation du principe: “Garbage in garbage out”. Tout le monde à bien une poubelle en bas de sa boite à lettres aussi.
    Plus de 75% et 35% aux US (impossible de le prouver scientifiquement) du Big Data est vérolé et donc très facile d’appliquer ce principe par tout le monde.
    Jugez de son efficacité, et de voir un nouveau livre (on a trouvé la formule a succès éditorial) uniquement basé sur la croissance de ce data sur ce principe est non seulement ridicule mais naïf d’aveuglement quoique complexe.
    C’est vrai que c’est cette maladie du Big Data qui permets de FAIRE (malheureusement) des attentats bricolés mais qui réussissent.
    Par contre quand une dictature (numérique) imposera une loi pour vous mettre en prison ou des amendes car vous auriez introduit des mauvaises données exprès, l’humanité est mal barré. Ce monsieur Hariri admire trop la technologie et ne croit pas aux grains de sable numériques pour la bonne ou mauvaise cause!
    Comme l’informatique je connais et que c’est ici pour la bonne cause je donne ma bonne adresse mail…mais c’est hyper rarissime, car en informatique sont défaut structurelle restera toujours: tu rentres de la merde, tu sors de la merde !

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  24. jean vdb

    19 Sep 2017

    à 17:02

    Les souffrances que les Sapiens infligent aux animaux sont bien réelles.
    Il en va de même pour les souffrances infligées aux Palestiniens par les Israéliens.
    Les Palestiniens ont des difficultés à s’entendre. Ils sont donc plus faibles et doivent supporter leurs malheurs.

    C’est une des conclusions (non écrites) de ce livre.

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  25. Adelice

    25 Sep 2017

    à 17:02

    Je recherchais des critiques autres que futiles et aveuglément enthousiastes. Et j’ai trouvé ici ce que je cherchais. MERCI.
    La vacuité intellectuelle de cet auteur et de son public me laisse sans voix. Un singe qui se prend pour Dieu ! Il fallait bien deux livres pour révéler cela ! Combien de petits singes se retrouvent dans “Sapiens, une longue collection d’anecdotes sur l’humanité”. En tous les cas, en attendant de devenir des Dieux, ils sont dans l’attente d’un “Messie-Robot”. L’Etre qui ne souffre pas, qui n’a pas de sexe et pas de morale. L’Humain transcendé ! Le top-Sapiens ! Non, le post-sapiens. Dailleurs, les post-sapiens s’annoncent dans le prochain livre de Yuval et avec eux, le “Messie-Singe”. C’est “l’éternel retour”, et la boucle est bouclée ! Alors quoi ?? Je n’ai pas le droit de délirer moi aussi ?

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  26. MAxen

    27 Sep 2017

    à 17:02

    Bonjour,
    j’en suis à la page 162…comme vous, je cherche les références…certains points abordés par l’auteur m’interpellent et j’aimerai “creuser” un peu plus sur ces questions, voir ses sources…mais rien. Dommage, parce que après 7 chapitre, je me lasse. Je ne sais plus qui l’a déjà écrit plus haut, mais je reste aussi effrayée par le succès de ce livre qui est présenté comme un ouvrage de vulgarisation mais qui présente bien des raccourcis parfois douteux. Le consumérisme même dans la vulgarisation? on lit, on ne prend plus de recul, on applaudit tout, puis on jette et on passe aux suivants?

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  27. Sabeau

    29 Sep 2017

    à 17:02

    Le consumérisme, même dans l’écriture, mais la voila, la nouvelle religion !
    Rien de bien nouveau que les anciens: Thucydide, Juvénal, Montaigne…n’aient déjà dit, si ce n’est enrobé de connaissances modernes certes, mais en effet sans doute assez approximatives et peu consensuelles.
    Ceci dit était-ce le but de l’auteur de faire œuvre scientifique ou plus simplement d’inviter le lecteur à explorer l’histoire de Sapiens? S’est-il jamais exprimé sur ses intentions? J’ai envie de lui laisser le bénéfice du doute.
    Ceci dit j’ai lu Sapiens mais ne lirai pas Homo Deus. Comme Gioconda dont j’apprécie le commentaire, je n’ai plus guère le temps de risquer de perdre ce qui m’en reste.

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  28. Claude

    30 Sep 2017

    à 17:02

    Vous aimeriez des références sur les concepts exprimés par cet auteur?
    Vous voulez des écrits sérieux et plus pointus?

    Lisez:
    LE PRIX DE L’INÉGALITÉ de Joseph F. Stiglitz (Nobel d’économie)

    LE CAPITAL AU XXI ième SIÈCLE de Thomas Piketty

    DEMAIN QUI SAUVERA LE MONDE? de Jacques Attali.

    LE GÈNE ÉGOÏSTE de Richard Dawkins ( théorie des jeux, les Mènes (structures neuronales)

    L’APOCALYPSE DÉMOGRAPHIQUE de Fred Pearce

    UNE PLANÈTE TROP PEUPLÉE? de Ian Angus et Simon Butler.

    LA RÉVOLUTION DE L’AMOUR de Luc Ferry.

    SOCIAL-DÉMOCRATIE 2.0 de Stéphane Paquin et Pier-Luc Lévesque.

    FIN DE LA CROISSANCE de Jeff Rubin

    LA VOIE: Pour l’Avenir de l’Humanité de Edgar Morin.

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  29. lino

    1 Oct 2017

    à 17:02

    Pour ma part, un artiste m’a parler ce ce livre comme un modèle d’érudition et d’intèligence. N’étant pas scientifique mais cultivant le doute de manière viscérale j’avoue que vos critiques flattent me conforte sur le fait que tout ce qui brille n’est pas or.
    Père d’une scientifique rigoureuse, je n’achèterais pas ce “roman” qui je croix pourrais fortement m’agacer.
    voilà.

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    • Claude

      1 Oct 2017

      à 17:02

      Oh….

      Le déni et/ou le refus de voir ce qui n’est pas conforme à ses croyances est l’arme ultime pour défendre nos certitudes !!!

      Pourtant, comme l’auteur le montre, l’acceptation de leurs propres ignorances a fait des européens des gens capables de dépasser les certitudes des religions.

      Leur conquête du SAVOIR et leur conquête impérialiste ont fait le reste…

      Le confort et l’indifférence nous mèneront peut-être à notre perte…

      Sans grands espoirs, je vous suggère cette lecture:

      LES MARCHANDS DE DOUTES de Oreskes Naomi et Erik M. Conway

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  30. PlumeJ

    5 Oct 2017

    à 17:02

    Dans son effort de synthèse de données éparses, l’auteur donne à son ouvrage une forme personnelle dont émergent d’intéressants et originaux points de vue. Pour critiquable que soit le livre, ainsi qu’il en va de tout écrit qui ne se place ni comme poesie ni comme fiction, ses apports nul doute sont nombreux, ne serait-ce que par un refus de ces oeillères de spécialistes qui souvent bornent les champs d’exercice de l’esprit dansur sa recherche de compréhension. Car c’est de cela qu’il est question : comprendre ; prendre ensemble des donnes diverses et les rendre en un récit cohérent chargé de sens.
    En cela, non solum je n’ai pas une seule raison de regretter mon temps mis dans cette lecture, sed etiam j’ai trouvé grand plaisir à ce survol d’envergure respectable, au tout consistant qu’il forme à mes yeux et aux couleurs qui en ressortissent, à tEl point que cet exercice proposé à ma culture et à ma souplesse d’esprit m’a grandement satisfait.

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  31. SMJ

    8 Oct 2017

    à 17:02

    Merci.
    J’ai craqué avant la moitié du livre.
    Des anecdotes, des jugements, pas d’analyse.
    Caligula fait de son cheval un sénateur, soit, mais en conclure que c’est par respect pour l’animal et ne pas s’interroger sur la critique implicite envers les sénateurs “humains”.
    A noter le parallèle entre le code d’Hammourabi daté d’environ – 1776 (en fait plutôt autour de – 1750/ -1760) et la déclaration d’indépendance des Etats Unis d’Amérique en 1776, dates “miroirs” mais faussées par la première.

    Bref merci pour votre article, je me sens moins seule.

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  32. Bidulette

    12 Oct 2017

    à 17:02

    Devant l’enthousiasme d’une amie qui achève la lecture de ce pavé, j’ai demandé à le feuilleter. J’ai immédiatement cherché la bibliographie. Pas de bibliographie. “Il y a des références en bas de pages” me dit-elle. Je feuillette. Certes, des titres d”ouvrages, et puis… quoi… alors ? Tiens on parle du nombre de poules etc.. tiens il est question de sectes etc… vite fait, mal fait ? Toujours est-il que j’ai refermé le pavé et l’ai rendu en décidant que non, je ne le lirai pas. Aucune référence française. Foin de Picq et Coppens. Même s’ils ne sont pas des dieux, eux, au moins ils touchent leur bille. Passez muscade.

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  33. ParHasard

    12 Oct 2017

    à 17:02

    Mon Dieu. Mais que de suffisance voire de mépris dans certains commentaires ci-dessus ! Y compris pour le public lecteur de ce livre. “La vacuité intellectuelle de cet auteur et de son public me laisse sans voix”, “Un singe qui se prend pour Dieu, “J’ai appris à m’instruire par les Grands Auteurs”…et j’en passe de nombreuses autres même si je ne résiste pas au plaisir de relever celle suggérant qu’à 30 ans, on n’a pas la légitimité pour écrire un livre aussi ambitieux (dans ce registre, un jeune thésard ne produirait pas de thèse, un chercheur ne découvrirait rien avant l’âge canonique de 60 ans et Mozart aurait au moins pu se la fermer jusqu’à un âge respectable de -disons- 50 ans).

    Franchement, je ne connais pas le profil des personnes à l’origine de ces quelques critiques plus acerbes qu’objectives, mais il en émane beaucoup de parti pris, d’arrogance et de condescendance pour tous ceux qui ne sont pas agrégés d’histoire ou nourris au biberon de quelques grands auteurs estampillés sérieux et adoubés par leur pairs ainsi que par une poignée d’érudits regroupés en un cercle savant -quoique un peu consanguin- de “sachant”.

    Ceci étant posé, je reconnais des limites à cet ouvrage. Oui, survoler 70,000 ans d’histoire en 500 pages ne permet pas une analyse pointue de chacun des événements ayant marqué cette période. Ni d’ailleurs d’exposer toutes les thèses de chercheurs qui, chacun, s’est penché sur une période couvrant environ 0.001% à 0.01% de la période dont il est question. Oui, il manque probablement des références mais le livre n’en est pas dénué pour autant, loin s’en faut. Oui ce livre n’a probablement pas la toute la rigueur scientifique qu’aurait mérité le survol d’une période plus courte. Oui il y a des idées contestables ou contestées par la communauté scientifique. Oui, l’auteur fait des fixettes sur certaines questions et cela peut irriter. Oui, il place parfois l’anecdote trop en avant au risque de desservir la thèse qu’il prétend étayer. Oui enfin il commet le crime d’introduire une forme d’humour cynique qui fonctionne parfois…et parfois moins. Oui il jette des passerelles hasardeuses en travers d’événements, de contexte et d’époques que tout sépare. Oui à tout cela. Et je rajouterais même que parfois, il me fait penser à ces documentaires télé “éducatifs” médiocres où l’on reformule 10 fois la même idée pour être sûr que le téléspectateur décérébré moyen (dont je fais sûrement partie) a bien compris, ainsi que pour justifier l’inclusion de 3 écrans de pub. Ce n’est pas un livre parfait, une anthologie de la vie de l’homme sur terre. Ce n’est qu’un livre.
    Mais je crois sincèrement que ceux qui mesurent la qualité de ce bouquin à l’aune de ces défauts bien réels passent à côté de ce qui en fait sa force.
    En fait, pourquoi ce livre irrite-t-il tant ses détracteurs ? Au delà des critiques -pour certaines parfaitement légitimes -, l’ouvrage est porteur de deux tares. La première est sont succès auprès d’un large public qui nourrit une suspicion de “livre facile”. La seconde est qu’on ne peut facilement le classer. S’agit-t-il d’un travail de recherche ? D’un livre d’histoire ? D’une thèse ? D’un manifeste ? D’un ouvrage de vulgarisation ? D’un plaidoyer ? D’un texte militant ? Voire philosophique ? En fait c’est un peu du tout, un genre de patchwork historico-biologico-sociologique qui, comme tout patchwork, peut être séduisant ou criard selon les goûts de chacun, mais qui s’accorde de toute façon difficilement avec le reste du mobilier, à savoir ici l’histoire officielle et la recherche scientifique. Donc il ne peut que décevoir les lecteurs exigeants sur ces critères. Quand de surcroît on conjugue un tel ovni littéraire avec la jeunesse d’un auteur qui a l’impudence d’écrire sur un sujet si ambitieux en se prévalant de la caution de sa profession d’historien, on aboutit à un crime de lèse-science qui n’appelle aucune mansuétude et pas plus de circonstances atténuantes.

    Eh bien moi, malgré cette profusion de défauts et même si j’aurais préféré qu’il fut écrit par un vieux sage barbu nous faisant profiter de la sagacité de son regard sur le monde, j’ai terriblement aimé ce bouquin. Et je l’ai aimé justement pour sa capacité à brasser des époques, des anecdotes presque futiles, des civilisations…et à les organiser de manière cohérente pour présenter une vision certes personnelle ou contestable mais souvent pertinente.

    Ce livre n’est pas ou n’est pas juste un livre d’histoire. Il ne faut pas y rechercher une démarche scientifique. Mais il invite à se projeter dans une perspective holistique et à réfléchir sur le sens de nos activités humaines, le sous-jacent de nos préjugés, et à réfléchir sur le monde tel que nous l’avons bâti.

    L’une des thèses du livre (parmi d’autres) est que la révolution scientifique a d’abord nécessité le rejet de certaines réponses toute faites apportées par les diverses religions ou cultures et qu’elle a démarré quand les populations ont pris conscience de leur ignorance. Rien de très novateur mais c’est bien formulé dans l’ouvrage.

    Je suis pour ma part sorti de la lecture de ce livre plus intelligent parce que je me suis rendu compte de ma propre ignorance sur de nombreux sujets. Je me suis rendu compte que je ne me suis jamais posé certaines questions, ou mal, ou qu’il y a d’autres manières de voir. Et que cette ignorance me donne envie de me plonger dans d’autres ouvrages soit-disant plus “sérieux” pour trouver des réponses à des questions que je ne me serais jamais posées sinon, et de creuser, justement pour rejeter celles des idées que je trouve simplistes ou que je ne peux valider en l’état. Ce livre donne et appelle à réfléchir qu’on soit d’accord ou pas avec sa vision. Pour cela, je remercie son auteur.

    Alors bien sûr, je pars d’un peu loin question intelligence et je n’ai probablement pas fait un grand chemin depuis. Je suis probablement l’un des nombreux petits singes ayant involontairement participé au succès consumériste de cette imposture scientifique. Je ne suis pas gorgé de culture scientifique ou historique. Je ne lis que quelques livres par an faute de temps -10 ou douze au plus- et je ne prétends pas connaître tous les grands classiques par coeur. Je n’ai qu’un misérable Bac+5 péniblement acquis il y près de 30 ans dans un domaine on ne peut plus mercantile et que j’ai ensuite déshonoré en travaillant dans l’activité humaine la plus honnie qui soit, la finance. Mais je tiens à préciser 1) que je ne suis pas un fan de Paul-Loup Sulitzer 2) que j’ai quand même lu du Stiglitz, du Piketty, du Atalli et du Morin et quelques autres 3) que je ne regrette pas pour autant ma lecture de Harari.

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    • Andr

      12 Dec 2017

      à 17:02

      Bien écrit
      A fond d’accord !

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    • Solly

      7 Jan 2018

      à 17:02

      On ne peut mieux dire.
      Vous m’avez vraiment donné envie de lire ce livre, bien plus que m’en ont dégoûtée le cercle restreint des condescendants réunis.
      Par ailleurs Yuval Harari n’a pas 30 ans mais 40.

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    • daly

      14 Jan 2018

      à 17:02

      excellente critique de parl hasard

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    • GRAZI

      25 Jan 2018

      à 17:02

      Bravo! pour votre commentaire ParHasard
      Je le partage complètement, je viens de terminer le livre et je suis ressortie de la lecture comme vous….

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    • Rigal-jouet

      25 Jan 2018

      à 17:02

      J’aurais aimé être capable d’un aussi beau commentaire que celui de ParHasard…

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    • Nom / Pseudo (requis)

      20 Mar 2018

      à 17:02

      Vous auriez pu vous dispenser de citer Attali. Comme imposteur, on ne fait pas mieux !

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  34. Stéphanie

    17 Oct 2017

    à 17:02

    Vous écrivez «par le billet de ce blog».
    Le mot est «biais» et non «billet».

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  35. Pops

    18 Oct 2017

    à 17:02

    La critique brillante de “Sapiens” par Stéphane m’a conforté dans les recherches que j’ai faites dans le cours de ma vie (j’ai 79 ans).
    Il se trouve que j’ai découvert, en 7970, le livre, suivi d’un cours de 4 ans par correspondance, d’un auteur nommé Jacques Dartan. Cet auteur a développé, sous forme d’une discipline nommée “Orthologique” les réponses à toutes les questions analogues à celles développées dans Sapiens (si j’en crois la critique de Stéphane).
    La différence est que, si les questions sont apparemment les mêmes, les réponses méritent mille fois plus d’être connues et diffusées même (hélas !) si elles n’ont pas été acclamées par la pensée unique des mêmes qui proclament la culpabilité humaine (androgénique) dans l’effet de serre qui serait la cause du “réchauffement climatique” alors que quelques uns (dont je suis) ne se sont pas laissés abuser par les théories bidon du Giec.
    Merci à Stéphane mais, de grâce, ne prenez pas la peine de m’envoyer le bouquin d’Harari !
    J’ai mon quota de savoirs…
    Cordialement.
    Bertrand Joubert

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  36. Desvignes

    18 Oct 2017

    à 17:02

    Dans le même genre, j’ ai trouvé beaucoup plus brillant et sérieux ” la fin de l ‘ histoire ” et ” le début de l ‘ histoire ” de Fukuyama. .

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  37. Adelice

    23 Oct 2017

    à 17:02

    Stéphane cite le livre et fait un commentaire :

    ” Deux catholiques qui ne se sont jamais rencontrés peuvent néanmoins partir en croisade ensemble ou réunir des fonds pour construir un hôpital.

    (c’est peut-être de l’humour, si c’est le cas c’est très drôle)

    Il se trouve que je suis Catholique et que cela ne me fait pas rire du tout. Cette façon de dénigrer le Christ, les Chrétiens et en particulier les Catholiques, est très sournois et pernicieux.

    Le curseur de la discrimination est sur les Chrétiens et de jour en jour on constate (pour qui veut bien le voir) un consensus général qui va dans le sens de Yuval.

    Discréditer le dogme Chrétien, présenter comme nulle la Mission de Jésus, tourner en ridicule les Croisés et la charité des Catholiques (en une époque particulièrement violente et virile, en un temps où personne ne se souciait des pauvres, des malades, et des orphelins).

    Il est de bon ton de taper sur les Chrétiens. Il y a ceux qui tuent leur corps, et ceux qui tuent leur esprit (la Foi en Jésus-Christ) et les autres se placent entre les deux pour applaudir ou se donner des frissons.

    Yuval aura certainement une bonne place dans un futur gouvernement Mondial.

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    • FAUTBOSSER

      24 Oct 2017

      à 17:02

      En quoi ce commentaire fait avancer le débat et le fait de s’ériger en défense des Chrétiens.
      C’est qui les Chrétiens?
      C’est qui les musulmans, les hindouistes, les taoistes, les bouddhistes?
      C’est vrai que le formatage religieux (c’est quoi une religion?) des enfants à la naissance contribue c’est vrai aux guerres, famines, déprédations et gaspillage des ressources sur terre..ceci c’est un fait avérée historiquement et scientifiquement.
      La misère mentale est un désert quand on a pas soit même le libre arbitre et quand on est pas capable de penser librement sans ânonner les obscurantismes de son entourage et à travers le formatage qu’on a reçu dès son enfance!
      Rien a voir ici avec la science qui a besoin de toujours prouver par l’expérience et les faits ce qu’elle avance!

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    • Nom / Pseudo (requis)

      29 Jun 2018

      à 17:02

      En fait il ne fait pas d’humour, c’est l’auteur du billet qui aimerait y voir de l’humour car il à son écrit on peut comprendre que toute la lecture s’est faite avec un a-priori.
      Les trois premières croisades étaient religieuses (aucun jugement de valeur…) donc il n’y a aucune ironie à dire que des catholiques qui ne se connaissaient pas ont œuvré ensemble.
      Par ailleurs les actions caritatives existent. Sans doute aurait il du dire que ceux qui ont la foi (religieuse mais pas que…) peuvent œuvrer ensemble sans se connaître mais il y aurait alors un jugement sur le côte prosélytique de la force…
      Donc non l’auteur de l’oeuvre ne se moque, ni n’ironise.

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  38. Adelice

    24 Oct 2017

    à 17:02

    FAUTBOSSER :
    En quoi taper sur les Chrétiens fait avancer la science ?
    Je n’écrirais pas sur le sujet s’il n’en était pas question. Ce n’est évidement PAS le sujet. Alors pourquoi prendre ces exemples. Ce n’est pas neutre de sa part.

    – Les Juifs usent de leur intelligence pour comprendre la Thora. Ils ont des savants religieux pour former leurs ouailles à leurs lois.

    – Les Musulmans veulent vous mettre au défit de prouver que…, etc.

    – Les Chrétiens ne prouvent rien, et n’intellectualisent pas les Evangiles. Ils ont la FOI, ce qui ne repose en rien sur une science. Dans l’amour du Christ la connaissance est tout autre.

    Yuval est Juif et Historien, mais pas scientifique. Les critiques, ici, le rappellent en pointant l’absence de sources et ses aprioris. Alors, ce livre c’est quoi ? Un roman historique, un roman scientifique, un livre de science fiction, le regard d’un Juif homosexuel sur l’Humanité ?

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    • FAUTBOSSER

      24 Oct 2017

      à 17:02

      Ce blog je le lis car justement il s’intéresse à la science et le gestionnaire du Blog fait une critique du livre de la personne qui a l’a écrit et que beaucoup ont lu!
      Alors a quoi cela sers de mettre en avant que Monsieur Harari est juif et homosexuel ? Être historien ne vous suffit pas? Lire son livre ne vous suffit pas et son regard sur l’humanité vous gêne en quoi? Moi qui écrit ici je ne suis ni juif ni chrétien ni affiche une quelconque religion et je vous trouve non objectif et peu scientifique et cela est grave!
      C’est quand même votre droit de vous exprimer!
      Malheureusement en plus le reste de votre texte est incompréhensible par celui qui vous lit…et donc peu utile…mais je répète vous avez le droit de vous exprimer !
      Voilà pourquoi je donne à la fin une définition de la science et pas que!
      Exprimez nous votre expérience (comme le fait la science)…pour nous parler de votre idée de l’avenir de l’Humanité…et encore quel humanité, sur quel continent !
      Le vôtre ou plus?

      Reply to this comment
  39. Rougeleb

    25 Oct 2017

    à 17:02

    N’étant pas complètement naïf je sais bien que ce n’est pas parce que tu racontes bien les choses que les choses ce sont bien passées comme ça. Mais ce manque de rigueur scientifique ne me gêne pas outre mesure. Moi qui avais peu lu jusqu’à présent sur le sujet, cette narration m’a captivé et donné envie d’en savoir plus. D’ailleurs très fréquemment au cours de ma lecture j’ai focalisé sur des points qui m’intriguaient en allant sur Wikipedia. Ainsi je sors de cette “brève histoire” de l’humanité avec un esprit plus ouvert et une curiosité davantage satisfaite. Rien que pour cela je remercie l’auteur dont l’érudition séduit, et le style narratif emporte. Peut-être cela explique le succès incontestable de ce livre qui s’adresse sans doute davantage à un public large qu’á des historiens très pointus, ou des spécialistes attendus sur la rigueur de leur démarche, quelle qu’elle soit.
    Quant aux différents procès d’intention lus dans les critiques précédentes, je m’étonne toujours de l’esprit de leurs auteurs. En revanche j’apprécie les interrogations de certains(nes) qui me paraissent légitimes et sans doute très justifiées. Je les considère comme des alertes utiles qui incitent à approfondir en fouillant d’autres références. Merci également pour celles-ci.

    Reply to this comment
  40. Adelice

    25 Oct 2017

    à 17:02

    FAUTBOSSER :

    Je lis sur Wikipedia dans la partie Biographie de Yuval Noah Harari :

    – Il est homosexuel, ce qui lui permet selon lui « de remettre en question les idées reçues »

    ————

    N’est-ce pas ce qu’il fait dans son livre ? Donc parce qu’il est homosexuel, selon lui, il se permet de remettre en question de nombreuses valeurs et casser des croyances qui encore une fois, “selon lui”, sont des mythes. Donc, il dit bien que son homosexualité lui a permis d’écrire certaines choses qu’il n’aurait pas écrites s’il avait été éthérosexuel. C’est ma compréhension des choses.

    Quant au sujet, il est “casse gueule”, Yuval a ce mérite de s’y être attaqué à sa manière. C’est un défit qu’il a relevé avec succès. Mais “là où il n’y a pas de rigueur, il y a de l’erreur”.

    Quand à sa connaissance du Christianisme, je doute qu’il en est une notion. Ce n’est pas de sa faute, les Juifs sont éduqués pour ne pas se pauser de questions sur les Evangiles, et le Christianisme. Ils restent donc avec leurs aprioris.

    https://youtu.be/bgJc5ytTm6U

    Lorsqu’il est question du “dogme chrétien” (exemple ci-dessous). Ce n’est pas juste que d’écrire cela. Il existe “une seule Foi en Jésus-Christ Fils de Dieu”, ce qui n’est pas un dogme en soi. Le dogme ou les dogmes Chrétiens ont été formulés par différentes confessions de Chrétiens, ce qui les différencies et les séparent. Tout part de la Foi, et non du Dogme. Le Dogme fait appel à votre intelligence et votre adhésion. La Foi en Jésus fait appel à autre chose en vous. La vie de Jésus, ou son Message, touche en votre intérieur quelque chose de profond et vous retourne. (L’ancien sapiens n’était-il pas capable de tomber amoureux ?)

    Je cite cet exemple, repris par Stéphane :
    “Apprendre l’anglais à un ancien Sapiens, “le persuader de la vérité du dogme chrétien”, ou l’amener à comprendre la théorie de l’évolution eût probablement été sans résultat.

    On ne persuade personne de la vérité d’un Dogme Chrétien. C’est improductif, que ce soit avec un ancien sapiens ou un homme moderne. Mais par contre lorsque l’on reçoit le Message d’Amour de Jésus dans son coeur, on est transformé. Peut-être que l’ancien sapiens aurait été transformé et qu’il serait devenu un homme “évolué”. Non pas un homme Dieu, mais un enfant de Dieu. L’un par orgueil et narcissisme, se dit être Dieu. L’autre, dans sa dépendance d’amour, se reçoit de Dieu à chaque instant. L’homme devient Dieu quand il aime Dieu.

    “Dis-moi qui tu aimes, et je te dirai qui tu es”.

    Le diable est dans les détails.

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    • Adelice

      25 Oct 2017

      à 17:02

      Pardon pour les fautes d’orthographe

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    • FAUTBOSSER

      28 Oct 2017

      à 17:02

      Je ne crois absolument pas qu’un homme seul (comme beaucoup le proclame) tout d’un coup et dans son coin ai une révélation ou un dogme qui lui tombe sur la tête et décide que tel religion ou tel prophète est supérieur à tout et que tout le reste n’a pas d’importance et tout doit être regardé par ce prisme là!
      Ok, on peut s’inscrire en faux contre ce que j’affirme.
      Par contre et par éducation et après avoir réfléchie et avoir vu les expériences renouvelables (un miracle reproductible personne n’en a historiquement jamais vu) me fait adhérer à la science (en général) et du fait de la cohérence de sa démarche n’importe quel être humain peu adhérer sans réserves ni nécessité d’aprioris…juste une accumulation de hasards et nécessités !
      Ce qui me chagrine chez les gens qui ont des croyances et j’ai beaucoup d’amis qui en ont…c’est l’incapacité de voir les incohérences et que celles-ci ne les gêne pas!
      Ayant beaucoup voyagé dans le monde entier…j’ai eu l’occasion de voir des incohérences tellement flagrantes qu’ils faut que je vous donne un exemple que j’ai vécu à Damas capitale mondialement connu il y a quinze ans:
      J’ai entendu en conversation de la part de musulmans lors d’une réunion ou j’étais le touriste français et en dehors du conflit politique “arabes-juifs” à des propos d’une haine viscéral total envers les juifs (que moi je nomme israéliens dans la région) plus tard en sortant du débat et en parlant d’un autre sujet, les problèmes de santé des gens par exemple…j’entends de leur part un propos qui m’a absolument sidéré!
      “quand on a des problèmes de santé on va chez le médecin juif et pas chez le médecin arabe!
      Le médecin arabe peu avoir dieu avec lui, il est mauvais!
      Méditez un peu sur cette incohérence typiquement humaine!
      Est-ce sérieux l’humain, s’il ne s’oblige pas à agir sous une certaine “discipline scientifique”, toute petite quel soit pour arriver à un résultat un tant soit peu cohérent, efficace et reproductible en expérience ne serait que pour sauver sa santé et je ne dit pas de la mort physique?
      Si la croyance et un dogme dans la vie sers à quelque chose à l’humain…pourquoi pas, cela ne dérange pas (et dans un pays de libre parole) mais moi cela ne me sers à rien…par contre la morale et le civisme est précieux pour qu’on puisse vivre ensemble!

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    • FAUTBOSSER

      28 Oct 2017

      à 17:02

      Pas tort…mais quand on a la chance (déterminisme social?) d’avoir des parents qui ne te parle ni essaient de te coller un religion ou un dogme, n’empêche que durant la scolarité, l’école peu le faire, la fille ou le garçon peuvent déjà confronter sont raisonnement propre avec le programme d’histoire ou autre qui parle des religions. Nous voyons ici la grande différence entre les pays laïcs et les pays agissants religieusement avec une orientation légal ou inscrite même dans leur constitution!
      Autrement ou il est le penser par soit même?
      C’est le drame, une grande partie de l’humanité a peur de penser par elle-même…elle a besoin d’une béquille mental.
      Paradoxalement certains peuples on arrêté des dictateurs et évité encore le pire en les menaçant de punitions “divines”!

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  41. FAUTBOSSER

    28 Oct 2017

    à 17:02

    Concernant ce que j’écris plus haut je répondais à Adelice et le fait (et pour parler vulgairement) que la famille de Yuval Harari lui a “fourgué” à la naissance et pour son éducation la religion et les croyances de la nation israélienne!
    C’est en cela que sont livre n’est pas scientifique.
    Concernant le Big Data et les algorithmes dont il est question dans son dernier livre c’est la réponse (et leur foi en les mathématiques modernes) qui ont les israéliens pour se défendre de l’agressivité des palestiniens (et ceux-ci avec d’autres méthodes plus archaïques de l’agressivité des israéliens).
    Maintenant que ces technologies de surveillance avec plein algorithmes et des énormes base de données coutent très cher au contribuable, l’armée essaie de les revendre dans le monde non seulement aux états mais aussi aux privés!
    Evidement Yuval n’en fait pas référence dans sont livre, mais c’est factuel.
    Ma théorie personnelle est que ses bases de données au fur et a mesure qu’elles s’enrichissent peuvent devenir fausses par l’introduction de fausses informations justement et en plus un dirigeant autoritaire et ignorant peu refuser de croire en sa validité, comme Hitler n’a pas cru aux études de la bombe atomique..ce qui aurait changé, peut-être, le cours de l’histoire! Par débilité Trump peu changer aussi le cours de l’histoire !

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  42. Éric

    3 Nov 2017

    à 17:02

    Je viens de lire homo sapiens . Pendant cette lecture j’ imaginais que l’auteur était un vénérable collègue profitant de sa retraite pour écrire un essai-somme se libérant des obligations scientifiques (références , etc ) . Je viens de lire les critiques parues sur ce blog . L’auteur est un gamin ( j ai 61 ans ) . Et un gamin génial .
    Spécialiste d’ histoire du droit colonial ( cela existe) j’ ai moi aussi relevé des inexactitudes . Et alors ? Je suis prêt comme nombre de collègues à en relever des dizaines dans nombre d’articles savants, rigoureux. Qui les lit ? Tout étudiant devrait lire ce livre , en parler , en discuter tant il est riche de points de vue utiles et de bon sens .
    Dans une des critiques de ce blog il y a une très bonne liste d’ouvrages de qualité . Commencez par sapiens et tentez le reste. Mon seul regret à propos de ce bouquin magnifique est de constater que les seules références sont issues à quelques exceptions près d’ une littérature écrite en anglais .
    C’ est un triste constat sur notre impuissance et peut être notre vacuité . Mais à part cela que d intelligence !
    Félicitons aussi cette université qui fait vivre l auteur . Créer un cours d histoire du monde est exemplaire. Que cela débouche sur un tel bouquin est éloquent .
    Quand serons nous capables de faire de même ?
    Donc , merci à l auteur et au diable vauvert les bêtises de prétentieux ( minables comme il se doit).

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    • Xis93

      29 Jun 2018

      à 17:02

      Je partage votre avis. J’ai l’impression de ré-entendre mes profs de fac arguant contre la vulgate d’historiens comme Decaux ou Castelot voire Jacq (oui je sais même Jacq qui me fait si souvent sortir de mon gongs). Car au fond ce livre qui se veut poser plus un regard de biologiste que d’historien, n’est qu’un porte ouverte, une invitation à se poser des questions et à creuser plus loin. Qu’importe les références, l’histoire est une science en mouvement et la vérité d’un jour peut être balayée par une découverte même si tous les savant de la planète étaient en accord avec la thèse première (tout le monde était d’accord pour dire que Charles Martel…)
      D’ailleurs l’utilisation du terme “singe” dans les commentaires est assez symbolique de cette caste à laquelle on fait croire, ou qui se croit, supérieure aux autres primates… En revanche je lis de leur part des critiques et des manquements mais où sont les sources contradictoires ? :-)

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  43. Adelice

    4 Nov 2017

    à 17:02

    FAUTBOSSER

    La science serait-elle votre religion ? Pour ma part, j’en mesure les limites et constate qu’elle fleurte sans conscience avec la finance et le politique. Cela donne des lois qui favorisent tel laboratoire pour des pratiques immondes, telles que la recherche sur l’embryon humain, le clonage, les chimères, etc. cela me donne la nausée.
    Vous aimez la morale, mais la science n’est pas particulièrement morale.

    Pour la question des incohérences de la religion. Dans votre exemple, à première vue, il est davantage question de malhonnêteté et d’hypocrisie toute humaine, comme vous le signalez vous-même. Cela ne vient pas de Dieu.

    Pour ma part, avant de dire adieu à ma mère, je lui ai dit que la chose la plus belle et essentielle qu’elle m’aie donnée, c’était l’amour de Jésus. Et je n’ai jamais cessé de penser par moi-même et souvent à contre courant.

    Avoir la Foi (ou se référer à un dogme Catholique), est davantage vécue dans une perspective éternelle, et non pour que cela soit “utile” sur terre. Même si elle est une aide dans les épreuves.

    Pour les algorithmes, je n’y entends rien. Je suis dans mes choux. Mais, que le futur gouvernement mondial, grâce aux algorithmes, dominera le monde sous peu, je n’ai pas de mal à l’imaginer.

    Si vous avez du temps :
    ici, la conception qu’ont les Juifs sur l’Histoire (2min30s):

    https://youtu.be/805QONa3Jo8

    Ici, si vous avez du temps à perdre :
    l’Histoire de la création énoncée par un Rabbin :

    https://youtu.be/-FrtlRFIwpU

    ici, je vous propose et recommande, un point de vue opposé à celui des adeptes de l’évolution :

    https://youtu.be/IVQ6S-MIa3Q

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  44. Adelice

    4 Nov 2017

    à 17:02

    une petite encore :

    https://youtu.be/BkUVNJkD0cs

    Allez faut bosser !

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  45. FAUTBOSSER

    5 Nov 2017

    à 17:02

    Étant d’une famille ou il y a trois médecins…évidement qu’il y a de l’imprégnation dès tout petit !
    Par contre j’ai un beau-père qui aurait dû être mort d’une gangrène pendant la guerre si les américains n’avait pas apporté la pénicilline…mais pour beaucoup de religions, vivre n’a pas d’importance…c’est la mort qui compte n’est-ce pas et avec quelle constance les impulsions de mort existent dans les religions de toute sorte…et la science ne sers à rien, il suffit d’une prière, et on est guérit et en bonne santé!
    Il y a même des croyances, ou lors de la prochaine Apocalypse, quand leur dieu va arriver ce seront uniquement
    eux les élus et les autres seront tous éliminés…pratique n’est-ce pas?
    Concernant les avatars de la science, et les conséquences industriels de la “science” quand elle fabriques des produits inutiles, dangereux, ou polluants…je me demande si les religions savent ce que ça veut dire: consommateur éduqué, et avisé!
    Priez bien les petits…ne pas réfléchir, pas de libre arbitre, pas penser par soi-même…vade retro satanas !
    Les religions se décrédibilisent plutôt en ce moment que l’inverse…mais je me trompe, bien sûr, je m’égare!
    Les scientifiques préconisent que l’espèce humaine aura disparu (on aura quand même du carbone en plus) mais que la Terre sera là toujours!
    Si beaucoup ont le temps, penchez-vous sur l’astrophysique, c’est passionnant !

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  46. Major

    18 Nov 2017

    à 17:02

    C’est désolant de voir l’intolérance de certains connaisseurs qui refusent de reconnaitre la valeur d’un ouvrage tel SAPIENS.
    Pour la majorité des lecteurs, cet ouvrage ouvre des portes, donne le goût d’en apprendre d’avantage sur l’être humain .

    Grands penseurs, descendez de votre piédestal. rapprochez-vous du monde, vous grandirez peut-être!

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    • Stéphane

      18 Nov 2017

      à 17:02

      Pour moi, que cet ouvrage donne envie d’en apprendre plus, je n’en doute pas. Le sujet abordé est passionnant. Mais on est d’accord que ce serait encore mieux si le livre collait plus aux résultats scientifiques non ? Est-ce que donner l’envie d’apprendre justifie qu’on raconte n’importe quoi ? C’est ça la vraie question !

      Ce que je trouve désolant de mon point de vue, c’est que tout au long de l’année, je me décarcasse pour proposer de la vulgarisation qui soit à la fois accessible ET repose sur des connaissances scientifiques solides, mais qu’apparemment beaucoup ici n’en ont rien à faire et que j’aurais très bien pu vous servir de la soupe, vous auriez été très contents tant que ça vous faisait réfléchir.

      C’est comme si un chef se pliait en 4 pour vous confectionner un plat avec des ingrédients de qualité et que vous choisissez à la place un plat surgelé sous prétexte qu’il vous remplit le ventre tout autant et que vous n’en demandez pas plus. Désolant non ? C’est comme ça que je ressens les choses actuellement.

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      • Xis93

        29 Jun 2018

        à 17:02

        Ah ben voilà nous y sommes. C’est donc cela… De la frustration et de la tristesse comme vous le dites en introduction de votre écrit. En prenant un peu de recul, si vos lecteurs vous suivent, c’est parce qu’ils ont confiance dans vos écrits et sur votre objectivité, non ?
        Hors cette critique ci sent la frustration, l’envie et le mépris. C’est la dure loi de l’écrit d’ailleurs car, même si tel n’était pas votre but, c’est ainsi que beaucoup peuvent le percevoir ce qui est bien dommage…
        Il eût été bien plus utile de dire en quoi les écrits étaient faux, ou plutôt inexacts, car la vérité d’un jour en science humaines… Citer le livre c’est intéressant, citer des livres c’est bien cela montre que l’on sait construire une bibliographie, mais dans le fond à quoi bon écrire un pavé multi-disciplinaires sans y apporter sa vision ? Ce livre est inclassable donc ne le classons pas. Mais au contraire, apportons lui compléments et critiques constructives, choses qui semblent avoir disparues de nos jours…

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  47. sw

    18 Nov 2017

    à 17:02

    Donner du faux facile à ceux qui ont soif de savoir c’est comme “leur donner à boire l’eau d’un puis douteux”

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  48. eric meunier

    19 Nov 2017

    à 17:02

    je dit chapeau ,et même si la vérité du moment peut être l erreur de demain,n oubliez pas que pendant des millénaires les homme pensés que la terre était plate,, ce livre c est du travail de recherches et j aime beaucoup ,après les petites querelles de chercheurs entre chercheurs c est pas important ce qui est pour moi important c est de connaitre une partie de l histoire des hommes,

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  49. Nina

    19 Nov 2017

    à 17:02

    J’aime beaucoup lire les livres et écouter les conférences de Yuval Noah Harari. Cet auteur surdoué me permet en effet de réfléchir et de comprendre l’histoire de l’évolution humaine et de me préparer à ce qui s’en vient à vitesse grand V. Je suis étonnée par les différents commentaires qui font des amalgames faciles et qui exigent des références sérieuses. Rien ne nous empêche aujourd’hui avec le partage des connaissances et le nombre grandissant des bases de données de les trouver nous mêmes. Les réflexions de Yuval Noah Harari nous permettent de rester vigilants sur les conséquences probables des décisions de l’internet des objets et du flux de l’information qui ne plairont pas à tout le monde!

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  50. FAUTBOSSER

    20 Nov 2017

    à 17:02

    Encore une fois. Rien de sorcier dans ce que Monsieur HARARI raconte (à part passer un bon moment de lecture ou pas) car si on se donne un tant soit peu le temps de s’informer et si on utilise un ordinateur, tout utilisation d’internet est maitrisable, et il sera de même dans le futur, et des outils pour se défendre existent
    Exemple simple mais non exhaustif, à savoir, Il est possible de parer à tout attaque (à des quelques rares cas, et des aides ce n’est pas ce qu’il manque sur Google ou un autre moteur de recherche) la technique de repositionner une sauvegarde de la veille ou quelques jours précédent par dessus la séance ou vous vous faites attaquer, résout 90% des problèmes.
    Nu besoin d’être pour une navigation courante un spécialiste du code informatique.
    En plus nous vivons une époque bénie ou les tutoriels et des revues à l’abonnement pas cher et aussi en vente en kiosque (genre 01net) mettent le savoir basique à porté de tous.
    Concernant le BiG DATA qui “sait” tout sur vous…vous lui avez fourni et pour une grande majorité des informations dont vous n’étiez absolument pas obligé de donner…et aucune loi vous oblige sur le net à dire la “vérité” sur vous!
    Monsieur Harari est loin de faire de la pédagogie. Dommage.

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  51. odsm

    28 Nov 2017

    à 17:02

    non il ne faut pas débugger le 17:02 c’est trop poétique

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  52. Adelice

    28 Nov 2017

    à 17:02

    Le BIG DATA serait-il poète ?

    AUBOULOT qu’en pensez-vous ?

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  53. FAUTBOSSER

    12 Dec 2017

    à 17:02

    Le Big Data est un poète vérolé par le productivisme marchant…

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  54. marie b

    14 Dec 2017

    à 17:02

    Bonjour,

    Merci pour cette critique équilibrée. je suis 100% d’accord avec votre remarque sur les références. En fait j’ai l’impression que les quelques références sont en fait des invitations à la lectures sur des marottes de l’auteur (le bien -être animal notamment).

    Concernant votre point de vue sur les références religieuses, je pense que vous êtes passé à côté du point de l’auteur. Il veut démontrer que c’est le propre du sapiens de CROIRE en des choses abstraites (religions, dont le capitalisme mais également l’État ou l’argent). Donc croire ( = pure fantasme) en la vérité du dogme chrétien a évidemment peu de sens pour un néanderhalien, mais est le propre d’un sapiens (le mot clef est CROIRE, peu importe la religion).

    Enfin, je vous rejoins également sur les anecdotes, ils s’agit aussi des marottes de l’auteur.

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  55. Joel Bismuth

    25 Dec 2017

    à 17:02

    En lisant les 72 critiques précédentes on recrée une micro-société. On y trouve ceux qui insistent sur les origines et la sexualité de l’auteur pour bien montrer qu’il s’agit d’un livre tendencieux. D’autres critiquent le livre en expliquant pourquoi ils ne le liront pas, bravo! Et puis les suiveurs de dogmes des références insuffisantes. Je voudrait savoir si les historiens qui truffent leurs écrits de références sont plus crédibles, sachant que l’on ne va pas regarder sur quelles références se basent les références des références, non? Surtout dans une “science” comme l’histoire aussi exacte et objective que la littérature.
    Ce qui mérite admiration dans ce livre c’est d’abord cette capacité de synthèse extraordinaire, ce grand-écart pluridisciplinaire entre l’histoire, la théologie, la sociologie, l’entropologie, la biologie, la politique, la finance etc. Apportez donc un autre livre qui s’y rapproche! La seconde source d’admiration est certainement les questions qui surgissent après le livre que l’on ne se posait pas avant le livre. Pourquoi en sommes nous là aujourd’hui, d’où vient on vraiment (on sort un peu des prototypes “nos ancêtres les gaulois”), les exploits et les échecs de l’humanité, pourquoi. C’est la curiosité qui est titillée par ce livre qui apporte plus de questions que de réponses. Et je reviendrai enfin et justement sur les origines de l’auteur: Sa culture juive est basée sur le questionnement dont la réponse est logiquement une autre question. C’est ce qui donne à ce livre sa force. Il donne une image de l’humanité prise avec un grand-angle, n’en déplaise aux critiques qui regardent au microscope sans jamais voir en grand tel que certains admirateurs de ce livre: Obama, Bill Gates, Mark Zuckerberg ou un certain M. Macron

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  56. FAUTBOSSER

    25 Dec 2017

    à 17:02

    OK…mais, il ne faut pas oublier que la vie est trop courte..et sauf accident dans la vie (et dans les pays développés ou il il y a une pensée et un mode de vie au delà de la survie) que l’homme/femme se résume à vingt/trente ans d’études, cinquante ans de vie active y inclus retraite si on est en bonne santé. Cela passe moins vite quand on est jeune mais trop vite quand on est vieux. On s’interroge sur ce qu’il dit dans son livre quand on est jeune et on sourit de ce qu’il dit quand on est vieux…EN LE LISANT (expérience de vieux, si on s’intéresse aux leçons de l’ l’histoire, aidant).
    Là où l’auteur est intéressant c’est ou il parle ce dont TRES peu d’auteurs ont parlé (sauf si on est scientifique dans le domaine), à savoir le BIG DATA (dans sont développement exponentiel d’aujourd’hui) et l’influence que celui-ci va avoir dans nos vies futures si ont est un tant soit peu AWARE (excusez l’anglicisme). Il faut absolument se DEFENDRE déjà des pièges grossiers concernant les bénéfices ou inconvénients fâcheux provenant des GAFA.
    Si on ne s’intéresse un tant soit peu pas à la question (comme la politique qui te rattrape) ton mode de vie peu te gâcher la vie !!
    C’est de la philosophie pragmatique pas très profonde diront certains…
    Là ou je fais une critique et je prends ma distance avec l’auteur car ayant ouvré dans le domaine des BIG DATA, c’est que le big data peut être très IRRATIONNEL (tout en restant rationnel dans ses algorithmes) et peu aboutir à des politiques aberrantes sinon surprenantes et peuvent nous éloigner (pour ceux qui sont vivants et valides social et politiquement) de l’idéal que tout société qui a une cohésion et qui dialogue avec d’autres sociétés qui ne sont pas dans la survie économique et politique (pas de dictateurs et ruine économique). L’auteur vie dans une société (Israel) qui se fait une carapace (surtout militaire et idéologique) pour se défendre des ses “ennemis” proches qui non pas les moyens de la diplomatie “courante” sans violence, car en détresse économique et politique!
    Je peux développer si vous voulez!

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  57. Adelice

    27 Dec 2017

    à 17:02

    J’ai cette curiosité de faire des recherches sur l’auteur d’une oeuvre, quelle qu’elle soit, c’est un réflexe chez moi. Cela apporte un certain recul par rapport à l’oeuvre, et une meilleure compréhension des intentions de l’auteur, plus ou moins conscientes.
    Lire un livre tendancieux ou pas, peu importe, ce qui est important, c’est de le lire en connaissance de cause et de rester critique. Mais on peut aussi ne pas le lire.

    Voici un petit fil d’Histoire à suivre, de l’Antiquité à la post-modernité (sans référence, il en va de soi !)
    “Qu’est-ce qu’un Sophiste ? Les sophistes sont des professeurs itinérants qui enseignaient contre rétribution l’art d’argumenter dans les affaires privées et publiques. Très intelligents et influents, ils se présentaient comme des « marchands de savoir ». Les seuls buts des sophistes sont la puissance et la persuasion, et ils se distinguent par là nettement, de l’attitude de Socrate, qui recherche la vérité.”…

    “…La sophistique désigne par ailleurs à la fois le mouvement de pensée issu des sophistes qui s’est développé à l’époque de Socrate, mais aussi le développement de la réflexion et de l’enseignement rhétorique, (…)

    Leurs détracteurs (dont le plus célèbre fut Platon) estiment que, n’ayant en vue que la persuasion d’un auditoire, que ce soit dans les assemblées politiques ou lors des procès en justice, les sophistes développent des raisonnements dont le but est uniquement l’efficacité persuasive, et non la vérité, et qui à ce titre contiennent souvent des vices logiques, bien qu’ils paraissent à première vue cohérents (…). Les sophistes ne s’embarrassaient pas de considérations quant à l’éthique, à la justice ou à la vérité.

    Cependant, depuis le XIXe siècle et parallèlement à l’effondrement progressif des principes moraux et éthiques issus de l’antiquité, certains commencent à voir en eux non plus des rhéteurs vaniteux ou des jongleurs d’idées sans principes, mais des penseurs sérieux, parfois tragiques militants d’un humanisme qu’on rapprocherait à bon droit de l’époque des Lumières, à moins qu’ils ne soient les précurseurs de notre « postmodernité ».

    Ma pensée microscopique ne peut s’empêcher de faire un noeud entre ce fil “sophistique”, et celui de Sapiens (et d'”Homo Deus”), car, un même mécanisme de pensée se prolonge. Et j’oserais dire, un même esprit. Donc, pour ma part, je réponds que, oui, les sophistes sont les précurseurs de notre “postmodernité”.

    M. Bismuth, vous parlez de “culture” Juive, personnellement je parlerais “d’esprit”. Et je continue à suivre mon fil.
    Ce questionnement systématique et infini, inhérent à l’esprit Juif, je le connais. C’est du pédalage qui ne manque pas d’intérêt, car il muscle les neurones. (Je suppose, M. Bismuth, que vous avez, vous aussi, un cerveau bien musclé.)
    Cette gymnastique de l’esprit, a une utilité à la fois, sportive pour rendre votre intelligence souple et adaptable (en tout pays), sociale pour briller en société (auprès d’Obama, Bill Gates, Mark Zuckerberg, Macron…), d’érudition pour communiquer des savoirs (sans références), etc.
    Cette gymnastique est devenue votre seule finalité, car la vraie finalité, vous semblez l’avez perdue en chemin.
    En effet, ce questionnement systématique et infini devient un “divertissement” au sens de “détournement”. Il évite de vous confronter à la vérité, et détourne les autres (non juifs) de leur recherche de vérité. Ce qui est bien ennuyeux.
    Au profit de qui ?… “des hypernomades” ? comme les appelle Jacques Attali*. Et les pauvres “Sapiens”, à qui on leurs aura fait croire qu’ils viennent de l’animal, et qu’ils deviendront des “Homo Deus”, alors que ce n’était qu’une vue de l’esprit (juif), ils découvriront trop tard, qu’avant ils étaient libres parce que “enfants de Dieu”, et qu’ils ne sont plus que les esclaves des hypernomades, qu’ils se sont choisis eux-mêmes comme Maîtres.
    Le BIG DATA est une allégorie de cette machine qui capte l’esprit des sapiens. Ne plus être maître de son esprit, c’est ne plus s’appartenir.

    Un détail, la promotion extraordinaire qui a été faite autour de ce livre “Sapiens”, par les promoteurs d’un gouvernement mondial, ne devrait surprendre personne. Un bon lancement médiatique planétaire par les seuls Bill et Mark, eut été suffisant pour en faire un Best-Seller mondial, et le mouvement de masse entraîné fait le reste… Sans compter qu’ “Une brève histoire de l’avenir”, de Jacques Attali* (que je cite plus haut) a préparé le terrain de “Sapiens” et d'”Homo Deus”.

    Ici, je vous propose une critique d’Homo Deus.
    https://www.senscritique.com/livre/Homo_Deus/critique/136845335

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  58. Adelice

    27 Dec 2017

    à 17:02

    “Le Big Data est un poète vérolé par le productivisme marchant…”

    Vous aviez déjà tout dit FAUTBOSSER !

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  59. FAUTBOSSER

    27 Dec 2017

    à 17:02

    Attention, et on est pas obligé de me croire, mais nous avons changé d’époque et si j’insiste qu’il faut s’intéresser au Big Data c’est que le poids de la numérisation de pans entiers de la société, industriel, commercial et politique (et la vie même des sociétés) pose comme une chape de plomb sur nos anciennes organisations. Les GAFA on rendu cette numérisation irréversible.
    Pas un seul politique doute de la numérisation ad nauseum de la société, mais y trouve aussi hélas que c’est la seule solution, quitte a ne pas l’avouer pour l’instant clairement qu’il faut abandonner le social et la protection des citoyens.
    Alors faire uniquement appel aux anciens philosophes ne nous sauve plus. Désormais les politiques n’ont plus de solution que technocratique et de surveillance totale.
    Seuls ceux qui sauront s’adapter survivront, et également ceux qui sauront venir les grosses crises qui mettent en péril leur survie en tant élément familial.
    Est-ce nécessaire de vous demander si les élites (quel qu’elles soient et de toutes origines) ce sont-elles trouvées décimées dans les génocides de l’histoire? Elles ce sont toujours sauvées a temps!

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  60. Jean

    6 Jan 2018

    à 17:02

    Ce livre est génial, je l ai lu il y a quelques jours dans un premier temps mon sens crtique avait pris le dessus. j’avais comme vous’ relevé le manque de références, des raccurcis abusifs, des sujets sur ou sous developper. Mais c est cequi fait le charme de ce bouquin et le rend plus Sapiens C est le récit que tout le monde rêve d écrire,: synthétiser toutes ses connaissances pour en tirer la substantifique moelle, une compréhension synthétique du monde. Ce qui m’a particulièrement troublé est que celle ci est quasi identique à la mienne (resentie mais non exprimé) Bien sur à quelques nuances prets A mon goût il y un peu trop de cinisme, un peu trop peu de possibilité spirituelle…) mais étant donné l uniformisation du monde, c’est assez logique, d arriver à une pensée universelle pour les plus optimistes ou une pensée unique pour les plus critiques. Ce livre est donc génial par le fait qu’il fonctionne comme un parfait miroi, il reflechit notre pensée. Lorsqu’on s y mire on re-prend conscience de certains défauts que l on a tendance à ignorer, on re-prend consciences du travail du temps, on reveille des angoisses, des possibilités et on tente d agir en conséquence, En espérant qu il en soit ainsi pour vous, aussi

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  61. Boyard

    28 Jan 2018

    à 17:02

    J’adore son côté subversif. Ça résonne avec P.K.Dick qui écrivait sur la réalité et les simulacres.

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  62. Adelice

    28 Jan 2018

    à 17:02

    Bis repetita : “J’ai cette curiosité de faire des recherches sur l’auteur d’une oeuvre, quelle qu’elle soit, c’est un réflexe chez moi. Cela apporte un certain recul par rapport à l’oeuvre, et une meilleure compréhension des intentions de l’auteur, plus ou moins conscientes.”

    “Le délire paraphrénique de Philip K. Dick, l’homme reprogrammé” par Nicolas Brémaud, docteur en psychopathologie et psychologue clinicien à Challans et La Roche-sur-Yon.

    Source de l’extrait ci-dessous :
    https://www.cairn.info/revue-l-en-je-lacanien-2011-1-page-143.htm

    Extrait :
    PK Dick : « Pendant presque huit ans, j’ai été en contact avec une forme ou une autre d’esprit dont tout indiquait qu’il s’agissait de Dieu, y compris dans les termes employés. Mais je pense maintenant qu’il s’agissait en fait d’une autre forme de vie que la nôtre, qui nous paraîtrait comparable aux grands singes, à des sous-humains. Depuis tout ce temps, des milliers d’années, ils nous préparent – par le biais de la religion – à les accepter malgré le fait qu’ils sont très différents de nous. Parce qu’ils ne ressemblent à rien de ce qui existe ici-bas. Et il leur a littéralement fallu trois ou quatre mille ans pour acclimater l’humanité en vue de la rencontre […]. Le moment est venu pour nous de les voir tels qu’ils sont. Et ils ne ressemblent en rien à Jésus. Ils sont laids, horribles, mais sur le plan spirituel, ils sont comme lui […]. Ils n’ont pas d’oreilles. Ils ne peuvent pas parler. Ça n’a pas de mains. Ça ressemble à une mante religieuse […]. Maintenant ils estiment qu’ils peuvent nous apparaître comme ils sont. »176

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  63. FAUTBOSSER

    28 Jan 2018

    à 17:02

    Bon, il est temps de vous quitter, car là ça glisse vers des sujets (si nous pouvons les appeler comme ça) qui pour moi relèvent de l’absurdité et n’ont rien à voir avec la vie réelle. Notez que cela ne n’engage que moi. Adieu.

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    • Adelice

      21 Feb 2018

      à 17:02

      En ce qui concerne P.K. DICK, schizophrène, je comprends votre réaction. Elle est saine selon moi.

      Lire le roman d’un schizophrène comporte des risques pour la santé mentale. D’autant que, comme les autres psychoses, la schizophrénie se manifeste par :
      “Une perte de contact avec la réalité et une “anosognosie”, c’est-à-dire que la personne qui en souffre n’a pas conscience de sa maladie.
      Les symptômes les plus fréquents en sont une altération du processus sensoriel (hallucination) et du fonctionnement de la pensée (délire). La personne avec schizophrénie peut entendre des voix qui la critiquent ou commentent ses actions. Elle peut aussi percevoir des objets ou des entités en réalité absents. Elle peut accorder à des éléments de l’environnement des significations excentriques ou croire qu’ils ciblent sa personne, en dehors de tout lien logique. Typiquement, la personne schizophrène a l’impression d’être contrôlée par une force extérieure, de ne plus être maître de sa pensée ou d’être la cible d’un complot à la finalité mal circonscrite.

      Un psychiatre (visionnaire) a écrit que notre futur est l’écran virtuel sur lequel un esprit schizophrène se projette. Alors dans ce cas, notre psyché risque de souffrir beaucoup, et elle n’aura pas conscience qu’elle est devenue malade.

      C’est un vrai sujet.

      Mais ce futur n’est-il pas notre aujourd’hui ?
      Aujourd’hui, les objets nous parlent pour nous prévenir. Ils nous espionnent pour notre sécurité. Ils nous indiquent la route à suivre et nous mènent à destination avec le trajet qu’ils choisissent pour nous, du haut des satellites. Il y a aussi ces ondes qui vibrent partout dans l’espace pour nous donner des informations provenant de l’autre côté de la terre et peut-être, au-delà…
      Les pensées de la masse sont contrôlées par l’oeil de la télévision qui a un pouvoir invisible et une finalité secrète. Elle les manipule jusqu’à convaincre l’homme moderne de sa nouvelle définition du bien et du mal. Elle lui dit qui aimer. Elle lui dit, ce, en quoi il doit croire, et, ce, en quoi il ne doit plus croire. Et l’homme moderne est prêt à croire tout ce qu’elle lui dit, car il n’est plus maître de ses pensées. Elle l’abreuve de connaissances supérieures dont il se gave à en vomir, car comme son corps, son esprit est boulimique et obèse. Sa passivité haltère sa conscience d’être en vie. La vie, elle passe et repasse sur un écran, qu’il regarde seul. Seuls les objets sont vivants autour de lui et parfois en lui, et ils le dominent.
      N’est-ce pas là notre réalité schizophrénique aujourd’hui ?

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    • Adelice

      21 Feb 2018

      à 17:02

      Dans les mots d’un autre :

      – (…) lorsqu’on démarre la lecture d’une œuvre de fiction, le lecteur est invité par les conventions littéraires (comme par exemple le paratexte) à entrer dans le monde imaginaire créé par l’auteur et à souscrire avec lui, implicitement, un accord, dénommé pacte fictionnel. Celui-ci se fonde sur l’adhésion au principe de “la suspension consentie de l’incrédulité” (« willing suspension of disbelief », selon la célèbre expression du poète anglais Samuel Taylor Coleridge) :

      « Aborder un texte narratif signifie adopter une règle fondamentale : le lecteur passe tacitement un pacte fictionnel avec l’auteur, ce que Coleridge appelait « la suspension de l’incrédulité ». Le lecteur doit savoir qu’un récit est une histoire imaginaire, sans penser pour autant que l’auteur dit des mensonges. Simplement, comme l’a dit Searle, l’auteur feint de faire une affirmation vraie. Nous acceptons le pacte fictionnel et nous feignons de penser que ce qu’il nous raconte est réellement arrivé. »

      – En vertu de ce pacte, nous acceptons d’habiter temporairement un univers fictif et de vivre les mêmes actions et les mêmes émotions que celles des personnages décrits dans ce monde, où tout ce qui est inventé peut devenir réel et vrai à la seule condition de faire semblant d’y croire. En d’autres termes, selon les mots du philosophe américain John Searle, au lieu de prendre les affirmations fictionnelles pour des mensonges, nous faisons semblant que ce que l’auteur a écrit est vrai, c’est-à-dire nous assumons de « dire la vérité dans le cadre d’un univers de discours fictionnel ».

      Il semble donc s’agir ici d’une question de confiance, ou plutôt de croyance : nous faisons semblant d’être placé dans un monde qui est pourvu d’histoires, d’événements et de personnages, exactement comme le monde réel ; mais, à la différence de celui-ci, le monde textuel, dans la mesure où il est fini et qu’il se suffit à lui-même, est aussi pourvu de vérités et de sens, auxquels l’auteur invite son lecteur à croire.

      Tout cela, cependant, à condition que nous soyons bien conscients des différences entre le monde imaginaire et le monde réel, de telle sorte que nous conjurons un risque plutôt dangereux : la confusion, typiquement « donquichottesque », entre réalité et fiction ou la tendance, propre au bovarysme, à construire sa vision du monde à partir de la lecture de romans. (…)

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  64. LAURENT VIVES

    28 Jan 2018

    à 17:02

    Je viens de lire tous les commentaires ci dessus, ça m’a passionné. Chacun argumente, beaucoup se disputent, mais ça foisonne, c’est plein de passions et souvent très perspicace, voire très fin et intelligent.

    J’ai presque 70 ans, médecin “humaniste” et rigoureux, j’exerce encore et j’ai le violon d’Ingres de la réflexion thématique, le dernier en date “approche pragmatique et moderne de la vérité”. C’est ainsi que ma fille ingénieur m’a offert “SAPIENS” que j’ai dévoré en quelques heures, aimanté, parfois irrité, interloqué, mais surtout hyper-intéressé.
    Ce livre ne laisse pas indifférent, c’est le propre d’un bon livre. Il fait réfléchir, interpelle, il est talentueux. C’est pour cela qu’il a eu un succès mondial. Peu importent les références, les raccourcis, les approximations, voire les extrapolations hasardeuses. Il est contributif et original.

    Dans ma réflexion sur la vérité j’ai lu mille et une choses des plus grands penseurs, de très pertinentes, voire limite géniales, mais aussi des platitudes, des évidences et souvent écrites dans une forme fastidieuse, voire incompréhensible. Avec Harari, c’est fluide, facile à comprendre, simple pas ennuyeux, frais stimulant, inattendu. Mais surtout (comme plusieurs d’entre vous l’ont souligné), il y a une perspective et un fil conducteur que les anecdotes et apartés ne détournent pas, voire enrichissent. Je me doutais que l’auteur était jeune, car c’est frais, courageux, voire un peu inconscient (il s’en rend compte parfois et le dit). Il y a du savoir, une vision, de la culture et de la synthèse.

    Oui, après cette lecture, je ressent une clarification : la vérité est nécessaire pour accorder les hommes et le vivre ensemble. Les dogmes, les mythes sont le propre de Sapiens et lui ont permis de constituer de grands groupes forts et puissants qui l’ont mené à la domination du monde. Animal social, il commence à perdre cette caractéristique au profit de l’individualisme.
    A lire Harari on prend encore plus conscience de ce que Sapiens a fait de la planète. Mais Sapiens n’est pas un et il change.
    Nombre sont ceux qui ont déjà quitté les mythes et cherchent un autre mode de vie, dans l’harmonie avec la nature et dans la modération. Ils valorisent le libre arbitre, l’indépendance intellectuelle, l’esprit critique, l’interrogation, l’argumentation, et le niveau de preuves.

    Si Sapiens doit se sauver ce ne sera pas par l’adhésion à un nouveau mythe, mais par l’abandon de la grégarité, la recherche de la sagesse et le développement libre des individus (tout un programme, une belle utopie)

    Harari développe une thèse, ouvre un débat, provoque, interpelle. En cela je lui suis reconnaissant, il me fait réfléchir, j’adorerai discuter avec lui…. Vous avez deviné que je ne suis pas d’accord avec lui sur beaucoup de choses, mais le débat honnête et respectueux fait avancer.

    Bonsoir à tous

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  65. Jano

    12 Feb 2018

    à 17:02

    Ok pour le manque de références même s’il s’agit d’un ouvrage de vulgarisation, plus j’avance dans la
    lecture plus j’ai le sentiment que je suis en train de me faire berner.

    Pour ce qui est de la religion oui clairement c’est de l’humour, enfin ça me paraît assez évident et drôle pour le coup. Idem pour le passage “ésotérique”.

    Bref, cette interdisciplarinité et le colossal travail sur quantité d’archives nous donne l’impression d’être en hauteur et de révéler les grandes révolutions humaines ainsi que la futilité des humains ici-bas et d’en rire, cependant les détails nous échappent et manque la rigueur d’un Foucault par exemple.
    Je me suis décidé à le lire comme un roman et pas autre chose.

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  66. cat

    14 Feb 2018

    à 17:02

    livre offert, donc ne connaissant pas Yuval Harari, je commence ma lecture sans à priori.
    L’,exemple des 2 catholiques qui se rencontrent, bon, rien de bien méchant.
    Puis quelques pages plus loin, M. Harari remet çà et va beaucoup plus loin. Je cite : Il s’agissait au fond de raconter des histoires et de convaincre les gens d’y croire…
    Alors je suis peut être impartiale étant catholique, mais que l’on m’explique,
    dénigrer la religion musulmane, c’est de l’intolérance
    dénigrer la religion juive, c’est de l’antisémitisme
    dénigrer la religion chrétienne serait de l’humour ?

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    • Adelice

      14 Feb 2018

      à 17:02

      Bonne entrée en Carême cat*

      *Ceci n’est pas de l’humour

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  67. fifi

    15 Feb 2018

    à 17:02

    j ai lu l ‘intégralité de vos commentaires et je les ai tous adorés!! nous avons affaire à des gens cultivés et d ‘obédiences religieuses variées d ou les divergences d ‘idées et de point de vue.
    J’ai fait le chemin inverse de vous, j’ai commencé par le livre homo deus une brève histoire de l’avenir et ce livre m’a énormément plu.
    Je conseille vivement la lecture de ce livre à tous les étudiants et à tous ceux qui ont quelque chose entre le cerveau. Ce livre vous instruit et vous fait réfléchir , certes les livres de Harari sont des livres de vulgarisation de la connaissance, de l’érudtion et de l’instruction, moi je dirai que ces livres sont des leviers pour se cultiver encore plus ,car ils nous questionnent, aiguisent notre curiosité et nous incitent à nous spécialiser vers des domaines plus pointus. En tout cas les livres d harari suscitent la polémique, ne serait ce qu’ à la vue de la lecture de tous vos commentaires!!
    Je remercie l’internaute qui a posté la liste d ‘une dizaine d ‘ouvrages dans la même veine.Je vais tous les acheter et les lire. J’ai fait un bac philo et des études de droit.En étant en classe de première je ne comprenais absolument rien à la philosophie et aux préceptes enseignés (je suis quand même devenue professeur des école).J’aurais bien apprécié qu à mon époque de tels livres comme ceux d ‘harari existent car j’aurai grandi un peu plus vite et mes capacités de raisonnement , de jugement et de conceptualisation et d ‘ouverture d’esprit se seraient développées plus vite.
    Je vous conseille de lire les deux ouvrages d ‘harari , simplement pour avoir eu le courage , la volonté et la curiosité intellectuelle de les lire et la joie et la satisfaction de venir à bout de la lecture de 1000 pages en tout. J’ai lu des centaines de livres et bien je vous conseille de lire ces deux la!!

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  68. Etecalpe

    17 Feb 2018

    à 17:02

    Bonjour à tous, la réflexion de ParHasard du 12 Octobre 2017 me pousse finalement à me lancer dans la lecture de ce livre. Tout simplement pour me poser d’autres questions,me pousser à chercher des références pour confirmer ,infirmer ou laisser dans le doute certaines affirmations.
    Merci donc à PurHasard pour sa réfection particulièrement intelligente.
    C’est parti…

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    • Stéphane

      18 Feb 2018

      à 17:02

      Je rebondis sur ce commentaire, d’abord pour vous remercier toutes et tous de continuer à faire vivre ce billet par vos commentaires, et ensuite pour préciser que je n’ai jamais dit qu’il ne fallait pas lire le livre ! Ce n’est pas moi qui vous empêcherai de lire un livre. Faites-le simplement avec votre esprit critique habituel, et pour ceux qui se soucient un peu de véracité mais n’ont pas les connaissances dans le domaine, lisez-le en gardant en tête ce billet d’Homo Fabulus !

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  69. mario

    20 Feb 2018

    à 17:02

    Depuis l’école, nous savons que synthèse et analyse sont deux approches complémentaires et que la plupart d’entre nous penchent vers l’une ou vers l’autre.
    Ce livre est de toute façon une synthèse remarquable de l’histoire de l’homo sapiens. Personne n’est obligé d’y souscrire. On peut préférer d’autres synthèses. Mais en trouvera-t-on ? Ou s’essayer à fabriquer la sienne. Mais en est-on capable ?
    On peut en analyser des éléments et les corriger, mais attention de ne pas perdre la synthèse !
    La grande irrévérence de l’auteur n’est-elle pas un des ingrédients qui lui permet ce survol ? Même un musulman ou un chrétien ne peuvent-ils mettre entre parenthèses leur sensibilité et accepter ce défi d’une synthèse ?
    La Bible n’est-elle pas une des grandes synthèses, rédigée dans d’autres temps et pratiquant une autre irrévérence ? d’une autre époque, qui elle aussi sans doute a pratiqu’éune forme d’irrévérence

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    • Adelice

      3 Mar 2018

      à 17:02

      La Bible n’est pas une synthèse historique. Elle n’est même pas un livre d’histoires (même s’il y en a de nombreuses). Elle contient, pour sa partie “Ancien Testament”, des allégories, des récits historiques, des cantiques, des psaumes, des prophéties, des poésies,… etc.
      Pour sa partie “Nouveau Testament”, elle contient, la Vie de Jésus en 4 récits, la Mission d’évangélisation de ses Apôtres et, le fondement de son Eglise. Entre les deux, il y a une rupture entre l’Alliance Ancienne, laquelle maintenait l’homme sous la Loi de Dieu, et l’Alliance Nouvelle qui ouvre le coeur de l’Homme à la Miséricorde de Dieu.
      La Bible, dans l’Ancien Testament, relate l’Histoire du peuple Hébreux dans sa relation à Dieu dans le cadre d’une Alliance sélective ; dans le Nouveau Testament, Jésus établit une Nouvelle Alliance avec l’humanité entière dans la mesure où celle-ci croit en ses Paroles et ouvre son coeur à Dieu, le Père.
      La Bible donne “un sens” aux événements, au-delà de ce que les hommes ont pu entendre et voir, elle donne à connaître Dieu et à croire en son amour pour eux.
      C’est le Livre de la Révélation. Jésus révèle : son identité de Fils de Dieu (Homme et Dieu), notre filiation (enfants prodigues de Dieu), et l’Amour inconditionnel de Dieu, Père de l’humanité.

      La Bible, c’est aussi la Parole de Dieu (lecture priante dans l’Esprit-Saint, avec en vis vis l’AT et le NT). Elle nourrit véritablement l’esprit du Chrétien vivant dans un coeur à coeur avec Jésus au jour le jour.

      Sapiens et Homo deus pourraient bien être une forme d’anti-Bible sous sa forme d’ancien et de nouveau testament, athée et matérialiste.
      Dans cette anti-Bible, l’histoire de l’homme-animal qui jadis a fait alliance avec des idoles de pierre, s’en affranchira demain, grâce à une nouvelle alliance, celle avec le Big data (autre idole) et il deviendra ainsi, “homme-dieu” .
      Est-ce là un anti-Evangile ?
      Yuval serait-il un anti-apôtre ?

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      • Adelice

        3 Mar 2018

        à 17:02

        Exemple de méditation Biblique :

        La proposition du diable : “vous serez comme des dieux !”

        La première chose qui frappe dans la proposition du diable faite à Eve, est la similitude entre, ce qu’il l’invite à atteindre, et ce que Dieu vise aussi pour elle. Car « être comme Dieu » au départ n’est pas le projet du diable, mais le projet de Dieu.
        Dieu, dit la Bible, nous a créés à Son image, à Sa ressemblance : Genèse 1,26.
        De même Jean, considérant la fin à laquelle aboutit notre salut, écrit :
        « Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est : 1 Jean 3,2. »
        « Tel sera l’héritage du vainqueur, ajoute l’Apocalypse. Je serai son Dieu, et lui sera mon fils : Apocalypse 21,7. »

        En proposant à Eve un chemin pour devenir comme Dieu, le diable n’invente rien. Il ne fait, comme il le fait à chaque fois, que de voler Dieu et reprendre à son compte, en les détournant, les projets que Dieu avait dès l’origine pour nous !

        Là où la proposition du diable diffère de celle de Dieu, se voit dans les modifications qu’il y apporte. Au lieu de marcher au rythme de la volonté de Dieu pour devenir semblable à Lui, le diable propose de prendre du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal et de le manger.

        Une façon d’agir qui s’affranchit de l’obéissance :
        “peu importe, Eve, ce que Dieu a dit ! Tu peux arriver au même but sans Lui obéir !”

        Qu’est-ce que le péché ? Au regard de la proposition du diable, nous pouvons arriver à cette définition : le péché est l’acte qui consiste à voler à Dieu, ce qu’Il a prévu de nous donner gratuitement, et par pure bonté, en s’en emparant de force par des moyens qu’Il n’avait pas prévu pour cela. Le péché est grave en ce qu’il dénature complètement notre relation avec Dieu. Au lieu de voir en Dieu un Dieu qui nous donne tout par grâce, le péché transforme notre cœur et fait de nous des créatures qui considèrent que les cadeaux de Dieu sont des dus. La gravité du péché tient en ce qu’il inverse les rôles. Il fait de Dieu notre débiteur alors qu’on lui doit tout. Nous pouvons faire le tour de tous les péchés possibles et imaginables. Tous sortent de la même matrice et sont motivés par les mêmes raisons : le refus de faire confiance à Dieu et de suivre le chemin d’obéissance qu’Il a prévu, pour recevoir ce qu’Il nous a promis !

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        • Sephora

          4 Mar 2018

          à 17:02

          Merci pour cette méditation spirituelle qui résonne avec mes réflexions au sortir de l’ouvrage. Je suis à la fois époustouflée par la synthèse de harari mais aussi apeurée par le manque de spiritualité et d’amour qui ressort de cette histoire de l’humanité et de la manière dont elle est contée.La religion de la science semble avoir de beaux jours devant elle avec un prêtre si remarquable.

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          • Rigal-jouet

            4 Mar 2018

            à 17:02

            Mmmm ! Il me semble que vous vous méprenez. Le fait qu’Harari émet des hypothèses sur le devenir de sapiens ne veut pas du tout dire qu’il approuve, qu’il se réjouit et/ou qu’il appelle de ses vœux cette évolution.
            Bien au contraire, son travail peut être pris comme une mise en garde : voici, nous en sommes là et nous nous dirigeons dans cette direction. À nous après l’avoir lu de nous poser des questions.. Est ce vraiment désirable ? Est-ce vraiment l’avenir que nous voudrions pour l’humanité ?

          • Adelice

            4 Mar 2018

            à 17:02

            – avez-vous rencontré le mot “amour” dans ce livre ? Si oui, une fois, deux fois… ?

          • Adelice

            4 Mar 2018

            à 17:02

            Rigal-jouet

            « Dieu semble de retour, mais c’est un mirage. Dieu est mort, c’est juste qu’il faut du temps pour se débarrasser du corps. » (petit ricanement attendu du lecteur)

            Yuval écrit cela dans “Homo deus”.

            Est-ce une hypothèse ?
            ou,
            – de l’humour grinçant à la Audiard à destination du milieu,
            – une réflexion philosophique pour le bas peuple,
            – ou l’affirmation d’un gourou goguenard lancée à ses adeptes ?

            Toujours dans “Homo deus” :
            Sur le thème de “La mort” :
            Je cite “une autre hypothèse” :

            “…Pour les modernes, la mort est plutôt un problème technique que nous pouvons résoudre…”

            La suite est délirante. C’est de la mégalomanie(*). C’est pire que ce que je subodorais.

            https://books.google.fr/books?id=FbstDwAAQBAJ&pg=PT148&lpg=PT148&dq=Homo+Deus+et+J%C3%A9sus&source=bl&ots=F8WIocyqrQ&sig=OJ6SV8ZHdvNAR74QMJYNzufbg2o&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiKm6zi1bfZAhXChrQKHY6pB-UQ6AEIWDAG#v=onepage&q=guerre%20israel&f=false

            (*)En psychologie, la mégalomanie est classée dans la famille des psychoses délirantes chroniques.

          • Adelice

            4 Mar 2018

            à 17:02

            Sephora,
            je viens de trouver le mot “amour” dans “Homo deus”.

            Je cite : “… la science nous dit que ce n’est pas obtenir une promotion, gagner à la loterie ou même trouver le grand amour qui rend heureux. Il est une seule chose, et une seule seulement, qui rende les gens heureux : les sensations agréables”

            “L’esprit est plutôt un flux d’expériences subjectives, comme la douleur et le plaisir, la colère et l’amour. Ces expériences mentales sont faites de sensations, d’émotions et de pensées étroitement liées qui étincellent un instant et disparaissent aussitôt”.

            – ça réduit l’homme-dieu à peu de chose ! Un esprit qui vit et meurt à la vitesse d’une étincelle et un bonheur à la mesure de ses sensations corporelles. O, ma Doue !

  70. Pépite

    3 Mar 2018

    à 17:02

    Il FAUT des ouvrages de vulgarisation, sans lesquels il est difficile [de tenter] de faire des synthèses. Celui-ci en est un des fleurons, au même titre que “Le monde de Sophie” en matière de connaissance de la philosophie ou, bien sûr, de la “Brève histoire de l’humanité” de J. Attali. J’aime – tout en sachant que cela est complètement inutile – me confronter à des ouvrages de haut niveau scientifique : Reeves, TXT… mais ma référence demeure “Evolution du cerveau et création de la conscience” de John Eccles, prix Nobel de médecine. Attention, potentiels lecteurs, nous sommes là dans la science la plus exacte… possible !
    Ce qui me permet d’écrire moi-même, en toute humilité, “Ce que je crois”, ainsi que des articles sur des sujets divers et variés, consultables sur mon blog (que je ne tiens pas suffisamment à jour depuis que j’ai pris le statut d’écrivain sous le nom de plume de Camille Valleix et de faire passer mes idées par le roman, pure fiction donc)
    Homofabulus, très sympathique, plaisant et argumenté, votre site !

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  71. Adelice

    4 Mar 2018

    à 17:02

    Concernant “Sapiens”
    Je viens d’écouter l’audio de ce livre en trois fois.
    1ère fois, je me suis endormie. Au bout d’un temps, je me suis réveillée. J’ai trouvé que ce passage était bien ennuyeux, alors j’ai placé le curseur plus loin, mais à nouveau, rien ne m’a accroché. La troisième fois, je place le curseur vers la fin de Sapiens, et rapidement je me suis encore endormie comme si j’étais devant ma télévision, c’est à dire, pas complètement. Des images se formaient dans mon esprit à partir des descriptions audio. Il m’a semblé que tous les documentaires télévisuels que j’ai pu voir depuis les années 70, sur l’évolution de l’homme, défilaient dans mon inconscient. A vrai dire, je ne sais pas ce que mon cerveau a fait de tout ce savoir !

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  72. sephora

    4 Mar 2018

    à 17:02

    Rigal-jouet: oui, le livre m’a fait réfléchir à mes valeurs et à ce que je veux faire pour que ce futur hypothétique mais effrayant de réalisme n’arrive pas. Pas sûre qu’il ait eu le même effet sur zuckerberg, gates etc. Pas sûre non plus que harari ne fasse qu’émettre des hypothèse lorsqu’il affirme ses vérités en bon athée matérialiste qu’il est (ou semble être! qui sait vraiment ce qu’un auteur pense? mais là n’est pas la question). Bref, en fermant le livre, j’ai comme une impression désagréable de m’être fait avoir quelque part.

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    • Rigal-jouet

      4 Mar 2018

      à 17:02

      Homo Deus décrit un avenir possible, probable avec comme horizon pas si lointain la disparition des humains.
      À moins que….

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      • Adelice

        4 Mar 2018

        à 17:02

        Extraits de “Homo deus” :
        Chapitre traitant de la paix et de la guerre :

        Je cite :
        “Les terroristes sont pareils à une mouche qui essaierait de détruire un magasin de porcelaine. Elle est trop faible pour bouger ne serait-ce qu’une tasse à thé. Elle trouve un éléphant, se glisse dans son oreille et se met à vrombir. L’éléphant enrage de peur et de colère, et détruit le magasin de porcelaine. C’est ce qui s’est produit au Moyen-Orient au cours de la dernière décennie. Les Islamistes n’auraient jamais pu renverser Saddam Hussein par eux-mêmes. Ils ont préféré faire enrager les Etats-Unis grâce aux attentats du 11 -Septembre, et les Etats-Unis ont détruit le magasin de porcelaine à leur place. Et les voici qui prospèrent dans les décombres. Seuls, les terroriste sont bien trop faibles pour nous ramener au Moyen Âge et restaurer la loi de la jungle. Ils peuvent nous provoquer mais, en fin de compte, tout dépend de nos réactions. Si la loi de la jungle revient en force, ce ne sera pas la faute des terroristes.”

        1) Jean de La Fontaine savait faire parler les animaux dans ses Fables moralistes.”Je me sers d’animaux pour instruire les hommes”, disait-il.
        Mais ici, il n’est pas question d’instruction des hommes. On est plutôt dans une narration inhumaine, mensongère et manipulatrice.
        Allez parler de la faible mouche islamiste aux victimes d’attentats ! Sont-elles ses simples tasses à thé ? Non, en effet, elles n’ont pas bougé, elles n’en ont pas eu le temps, car elles ont été éclatées et anéanties d’un coup.

        2) Le Moyen-âge a de pertinence qu’en Europe occidentale. La société féodale était très organisée. Le schéma social et politique des pays occidentaux s’établissait sur des liens de fidélité, de service et de protection, néanmoins, il était rigide et cloisonné. Donc, il n’avait rien à voir avec les lois de la jungle. Ce n’est pas avec les lois de la jungle que l’on construit une civilisation, en l’occurrence Chrétienne.

        3) La stratégie de guerre décrite dans cet extrait n’est pas celle des islamistes. Manipuler deux forces afin qu’elles en viennent à s’affronter au profit d’un tiers, et sans que ce tiers intervienne celui-ci emporte la mise…?? Non, je ne reconnais pas le style barbare et cruel des islamistes. Ci-dessous Cf. la vidéo, un stratège vous explique tout, avec encore une fois, une histoire de bêtes. :

        https://www.youtube.com/watch?v=88A3xMwiFo8

        Ci-dessous, une autre voix, discordante :

        https://arretsurinfo.ch/video-alison-weir-comment-les-neocons-pro-israeliens-ont-pousse-a-la-guerre-en-irak/

        4) Dans cette “Fable”, la fin n’est pas spécialement morale :

        “Ils peuvent nous provoquer mais, en fin de compte, tout dépend de nos réactions. Si la loi de la jungle revient en force, ce ne sera pas la faute des terroristes.”

        A nouveau, la mouche vrombit, dans l’oreille du lecteur cette fois, pour le culpabiliser, pour le pousser à agir, ou ne pas agir. Quelle est la solution ? (En effet, c’est un livre qui génère beaucoup de questions !;))
        Pas de réponse, la mouche a disparu, elle s’est transformée en frêle petit coq qui s’est caché. Mais le but est atteint, “le germe de la culpabilité” est planté dans l’esprit du lecteur, à son insu. Il suffit de l’arroser régulièrement jusqu’à son but final : Servir une cause qui n’est pas la sienne jusqu’à en perdre sa culture millénaire et son âme, à moins que…

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  73. apapa

    13 Mar 2018

    à 17:02

    A Adelice
    tu t’y prends mal pour nous faire partager ta vision des choses
    tu es trop agressif, essais plutôt de nous convaincre.
    qu’elle est ta vision de l’avenir de l’humanité ?

    pour ma part je suis inquiet au vue des défis actuels (écologiques, humanitaires…) et du manque de vision globale individuelle et collective surtout chez nous “pays riche” ou chacun voit “midi à sa porte”

    merci à Y.N Harari pour sa tentative de poser le problème:
    en gros il nous dit : regardez le passé, nous sommes sur le Titanic, sommes nous capable de changer notre trajectoire

    merci à tous

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  74. ben

    4 Apr 2018

    à 17:02

    bonjour, il est 17:02 et je me délecte de vos commentaires, dommage vraiment très dommage toutes ces fautes d’orthographe dans chaque post…
    l’utilité de ce billet est d’échanger sans vouloir convaincre ni affirmer une vérité qui n’existe qu’aux yeux de chacun
    merci à vous et s’il vous plaît, il existe un correcteur d’orthographe, utilisons le ce sera plus respectueux pour la lecture qui nous réunit ici !

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  75. signal.oipcs

    18 Apr 2018

    à 17:02

    Info urgent aux victimes d’arnaques sur internet
    Une association dénommé (oipcs) en collaboration avec la France et quelques pays dans le monde disponible pour des personnes victimes d’arnaque de tout genre sur internet contacter nous et vous aurez la solution a tout vos différentes problèmes d’escroquerie dont vous aviez été victime .en suivant ce Lien : signaloipcs.wordpress.com

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  76. Vincent Pierrard

    2 May 2018

    à 17:02

    Bonjour à tous,

    N’ayant pas lu le livre je ne me permettrais pas de critique positive ou négative. Je constate simplement avec étonnement qu’après 113 commentaires, n’est toujours pas cité un ouvrage à l’ambition similaire (que je viens d’achever), dont l’auteur semble avoir servi de source et de référence à Harari (google les associe assez directement), je veux parler du “Troisième Chimpanzé” de Jared Diamond. Je vous en recommande chaudement la lecture, notamment pour les amateurs de références ;-). Certes pas le format d’un blockbuster de librairie… mais très accessible pour le profane que je suis et plein d’humour. Une érudition assez phénoménale.

    Sur les “insuffisances” relevées ici ou là : je pense qu’un livre, de cette ambition qui plus est, c’est une étape dans une vie. Qu’il ait servi de révélation aux uns, ait semblé léger aux autres peut-être plus avancés dans ce genre de lectures me semble parfaitement normal. L’essentiel est qu’il ait donné envie aux premiers d’aller plus loin ou à tout le moins de poursuivre leur réflexion propre.

    Enfin, sur les GAFA, le big data… une autre référence pour ceux qui pensent que seuls des penseurs du XXIème siècle sont qualifiés pour en appréhender les enjeux, le génial Tocqueville qui avait déjà en son temps tout décrit avec un sens de l’anticipation troublant :

    “Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde : je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. Chacun d’eux, retiré à l’écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres: ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l’espèce humaine; quant au demeurant de ses concitoyens, il est à côté d’eux, mais il ne les voit pas; il les touche et ne les sent point; il n’existe qu’en lui-même et pour lui seul, et s’il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu’il n’a plus de patrie.

    Au-dessus de ceux-la s’élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d’assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l’âge viril; mais il ne cherche, au contraire, qu’à les fixer irrévocablement dans l’enfance ; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu’ils ne songent qu’à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur ; mais il veut en être l’unique agent et le seul arbitre ; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages; que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre ?”

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    • Adelice

      4 May 2018

      à 17:02

      … Suite :
      Alexis de Tocqueville
      Démocratie comme despotisme

      Extrait de :
      De la Démocratie en Amérique, vol II
      (Quatrième Partie : Chapitre VI)
      (1840)

      “…C’est ainsi que tous les jours il rend moins utile et plus rare l’emploi du libre arbitre; qu’il renferme l’action de la volonté dans un plus petit espace, et dérobe peu a peu chaque citoyen jusqu’à l’usage de lui-même. L’égalité a préparé les hommes à toutes ces choses: elle les a disposés à les souffrir et souvent même à les regarder comme un bienfait.

      Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l’avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière; il en couvre la surface d’un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige; il force rarement d’agir, mais il s’oppose sans cesse à ce qu’on agisse; il ne détruit point, il empêche de naître; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation a n’être plus qu’un troupeau d’animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger.”

      Lire la suite ici : https://www.panarchy.org/tocqueville/democratie.1840.html

      La fin de l’extrait :
      “Il est, en effet, difficile de concevoir comment des hommes qui ont entièrement renoncé à l’habitude de se diriger eux-mêmes pourraient réussir à bien choisir ceux qui doivent les conduire; et l’on ne fera point croire qu’un gouvernement libéral, énergique et sage, puisse jamais sortir des suffrages d’un peuple de serviteurs.
      Une constitution qui serait républicaine par la tête, et ultra-monarchique dans toutes les autres parties, m’a toujours semblé un monstre éphémère. Les vices des gouvernants et l’imbécillité des gouvernés ne tarderaient pas à en amener la ruine; et le peuple, fatigué de ses représentants et de lui-même, créerait des institutions plus libres, ou retournerait bientôt s’étendre aux pieds d’un seul maître.”

      Merci Vincent

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      • Vincent Pierrard

        5 May 2018

        à 17:02

        Merci Adelice pour la suite de l’extrait tout aussi passionnante.

        Faut bosser, je ne sais pas si aucun retour en arrière n’est possible mais ce que nous disent à la fois Tocqueville et Diamond, chacun à leur manière, c’est que la situation actuelle n’avait rien d’inéluctable car ce n’est pas « l’outil qui crée la fonction » mais bien plutôt la vision que l’on a de la communauté humaine (qu’on l’appelle politique ou religion) qui détermine l’usage de l’outil. Exemple de Diamond le cheval a été une innovation militaire décisive parce qu’on estimait devoir faire la guerre pas parce que c’etait sa vocation de cheval… on peut en dire autant du big data. Lisez la note « mes data sont à moi » du think tank Generation Libre c’est intéressant.

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  77. FAUTBOSSER

    2 May 2018

    à 17:02

    Vincent en parle mais il néglige une époque qui a pris le tournant et cela concerne le BIG DATA et la technologie qui est dérrière.
    Ayant personnellement fait une carrière dans ce milieu et qui a commencé avec le début des premières bases de donnés et les langages associées puis Internet et les opérateurs télécoms, je me permets de dire qu’il n’y AURA PAS DE RETOUR EN ARRIÈRE et ne pas en tenir compte dans une réflexion philosophique d’aujourd’hui ce sera dans l’avenir et se révélera politiquement et socialement extrêmement DANGEREUX et dommageable pour les libertés
    individuelles de celles et ceux qui se croient à l’abri dans nos sociétés démocratiques.
    Pire c’est la première fois que des méthodes scientifiques, mathématiques et statistiques sont et seront utilisées plus librement stockés non seulement à des vues de répression mais d’emprise des comportements à des fins commerciales et politiques d’influence.
    Finalement une des techniques les plus pernicieuses seront le stade de l’interopérabilité des différentes bases à venir et pour certaines (bases) cela est déjà possible dès aujourd’hui.
    Dans son deuxième livre M.Harari et concernant ces questions nous pourrons lui reprocher de faire œuvre d’écrivain de sujets magazine sans rien décoder.

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  78. Vincent Pierrard

    5 May 2018

    à 17:02

    Merci Adelice pour la suite de l’extrait tout aussi passionnante.

    Faut bosser, je ne sais pas si aucun retour en arrière n’est possible mais ce que nous disent à la fois Tocqueville et Diamond, chacun à leur manière, c’est que la situation actuelle n’avait rien d’inéluctable car ce n’est pas « l’outil qui crée la fonction » mais bien plutôt la vision que l’on a de la communauté humaine (qu’on l’appelle politique ou religion) qui détermine l’usage de l’outil. Exemple de Diamond le cheval a été une innovation militaire décisive parce qu’on estimait devoir faire la guerre pas parce que c’etait sa vocation de cheval… on peut en dire autant du big data. Lisez la note « mes data sont à moi » du think tank Generation Libre c’est intéressant.

    Reply to this comment
  79. FAUTBOSSER

    5 May 2018

    à 17:02

    La remarque (du pur roman(tisme) philosophique) de Vincent et Adelice me désole et fait l’impasse (ou feint l’ignorer) sur les investissement REELS dans le monde actuel et dans les pays démocratiques et autocratiques de technologies hard (data serveurs physiques) et soft.
    Ceux qui sont embauchés dans le monde entier pour faire du code, ne le sont pas pour philosopher, ils sont payés pour servir l’oppression capitaliste et celle-ci n’est plus “à cheval”..ils ont les moyens de ratisser large, et pas avec un crayon et une gomme!
    Sans vouloir faire le croquemitaine (remarquez que j’en ai assez) , chaque personne est adulte et fait de sa vie ce qu’elle veut !
    “Mes data sont a moi” vaste blague de naïfs qui ne seront ni compris ni écoutés par beaucoup…et surtout pas par la ménagère de moins de cinquante ans qui a de la place de cerveau disponible.
    Eh Vincent et Adelice essayez de tuer le petit cheval FaceBook et ses petits copains du GAFA…avec vos petites mimines de conteurs de jolis histoires.

    Reply to this comment
  80. Adelice

    5 May 2018

    à 17:02

    Dormez bien FautBosser, ça ira mieux demain…

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  81. Vincent Pierrard

    6 May 2018

    à 17:02

    Vous ne m’avez pas bien lu Fautbosser vous confirmez mon propos l’outil n’est dangereux que s’il est orienté pour servir une fin condamnable.
    Par ailleurs lisez Diamond vous verrez que relativement au monde de l’époque « l’outil-cheval » était une révolution tout aussi puissante que le big data.

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  82. FAUTBOSSER

    6 May 2018

    à 17:02

    Pour Adelice… quand cela se termine à l’attaque personnel et à court d’arguments, c’est fini, vous êtes bidon!
    Pour Vincent c’est faux tout simplement…le petit cheval de l’époque n’avait pas autant “de comparses” différents avec des intérêts finaux communs entre petits et grands totalitarismes qui peuvent s’associer au gré de leur ambition à perdurer.
    Combien de “dictateurs” à vie maintenant?

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  83. Vincent Pierrard

    6 May 2018

    à 17:02

    Je ne prétends pas qu’on vit dans un monde idéal mais je me sens plus libre que les hommes morts de n’avoir pas domestiqué le cheval (même si je ne m’illusionne pas sur le fait que n’avoir pas de compte Facebook est un bouclier en carton !). Mais si vous vous sentez des penchants pour l’héroïsme je comprends que vous préfériez mourir en combattant plutôt que d’accepter le joug de ce « totalitarisme soft ». Mais vous ai-je bien compris ? Vous proposez quoi en fait ? Désolé j’ai peut-être lu en diagonale certains de vos précédents messages.

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  84. Adelice

    6 May 2018

    à 17:02

    Quelle mouche vous a piqué FautBosser ?

    Pour la question que Vincent vous pose, j’avais la même. J’attends aussi votre proposition.

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  85. FAUTBOSSER

    8 May 2018

    à 17:02

    Désolé mais les indicateurs sont là…et sont des réalités formelles et constatables et même pas besoin d’être un scientifique…dans la géopolitique, le climat, et la conjoncture économique mondiale.
    Ces indicateurs sont au rouge. Tenez, rien que sur la chaine franco-allemande l’émission “Le dessus des cartes” démontre à longueur de l’année la situation étayé par des chiffres statistiques. des futures guerres de l’eau, de l’énergie, la question de la résurgence de nouveaux dirigeants aux réflexes totalitaires bien affichés actuelles, et nous ne parlons pas de vieux dictateurs gâteux, sont là pour nous inquiéter.
    Vous voulez un solution de ma part…je n’en ai pas…mais la compréhension de ses indicateurs est déjà une forme de résistance aux scandales d’une certaine pensée actuelle, et le rôle des (vieux) philosophes est de faire de la pédagogie et devenir de plus en plus des lanceurs d’alerte. Pensez aux jeunes générations.
    Je ne crois absolument pas aux gourous de la pensée et je n’ai absolument pas d’idées sacrificielles, au fait l’espèce humaine est obligé de s’adapter.
    Un des points des plus préoccupants au fait pour le devenir de notre espèce est la question de la démographie qu’on doit croiser avec et dans les études scientifiques, sociaux, politiques et environnementaux.
    Exemple conjoncturelle significatif: Quand un premier-ministre d’un gouvernement d’un pays comme Israël ne trouve comme solution que la préparation à un conflit inéluctable avec l’Iran, et avec l’appui implicite de deux ou trois pays aux intérêts politiques convergents avec l’aide le la technologie et des puissances de l’argent, cela empêche de “philosopher” en toute sérénité !
    “Faisons une guerre maintenant sinon elle sera pire et plus dévastatrice dans l’avenir si nous restons passifs d’ici là.”

    Reply to this comment
  86. Maroudiji

    28 May 2018

    à 17:02

    Le grand problème avec ce genre de livre, c’est que l’on prétend faire de l’histoire alors que c’est de la propagande à tout crin et qui néglige une grande partie de l’humanité, l’Inde.
    Comme si les Hindous n’avaient rien écrit sur les animaux, la conscience, le végétarisme, les dieux ou Dieu, la création, le temps, etc, etc.
    J’ai écrit quelques lignes au sujet de son livre, Homo deus et je vous invite à lire ce que j’en pense. Attention : grincement de dents et grimace assurés !

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  87. Aleski

    3 Aug 2018

    à 17:02

    Je viens de lire le bouquin de Harari à la plage, puis le billet de Stéphane, et j’ai parcouru les commentaires ci dessus.

    My two cents: je rejoins le malaise de Stéphane concernant la non différenciation par l’auteur entre faits établis/idées consensuelles dans la communauté scientifique/ élucubrations personnelles.

    Et par ailleurs je rejoins aussi l’enthousiasme exprimé parfois ici concernant cette initiative interdisciplinaire, spectaculaire, ambitieuse, à bien des égards louable et au demeurant très difficile (ce qui m’incite plutôt à l’indulgence).

    Étant ainsi posées à fois les limites de cet ouvrage mais aussi le côté vraiment stimulant et bien fondé de l’intention, j’avais une question pour tout le monde. Existe-t-il à votre connaissance un livre ayant la même intention (= une brève histoire de l’humanité) mais présentant les choses avec plus de rigueur? En quelque sorte une version du Sapiens de Harari qui serait expurgée des élucubrations de l’auteur, plus abondante sur les théories établies, et avec une biblio digne de ce nom.

    Merci d’avance pour les suggestions de lecture !

    Reply to this comment
    • Marco

      5 Aug 2018

      à 17:02

      Il y a le volume suivant, l’auteur semble avoir entendu ses détracteurs, la bibliographie est … beaucoup plus dense.
      Ce qui dérange dans ce livre n’est pas tant le manque de rigueur , que les “spécialistes” ne manqueront pas de pointer du doigt, que le scénario qu’il déroule semble parfaitement plausible et avec un peu de recul, tellement vrai.
      Il invite à la réflexion sur ce que nous faisons de notre environnement et de notre avenir, exactitude des informations ou pas.
      Et dans ces temps troublés, si chaque étudiant avait comme lecture incontournable cet ouvrage en plus de la Bible pour un futur prêtre, du Coran pour un futur imam, de son manuel de management ou de trader dans les écoles de commerce ( la liste est non exhaustive voire infinie), eh bien je me sentirais vachement mieux. Pas vous ?

      Reply to this comment
  88. MYLA

    14 Aug 2018

    à 17:02

    j’ai parcouru presque la moitié de l’ouvrage SAPIENS , tant de critiques de personnes qui ont l’air beaucoup plus “savantes” que moi me troublent, précisément parce que ces personnes sont très certainement plus savantes que moi ..alors je continue ??? , Oui car ce livre très bien écrit, m apprend beaucoup mais m’invite aussi à réfléchir, de toutes façons, et à me poser des questions qui très certainement m’obligeront à creuser et me documenter un peu plus … si besoin est.

    Reply to this comment
  89. David

    18 Aug 2018

    à 17:02

    Je rejoins l’avis de Stéphane et de bien d’autres commentaires.
    Passionné d’histoire, j’ai apprécié voir abordés des concepts que j’avais pensés par moi-même ainsi que d’autres qui m’ont ouvert de nouvelles pistes.
    Mais je regrette surtout (de mon point de vue) la non différenciation par l’auteur entre faits établis, hypothèse et opinions personnelles.
    Donc, malgré de nombreux intérêts, la lecture de ce bouquin et d’Homo Deus me laisse un arrière goût de “propagande” qui m’est somme toute assez désagréable.

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