L’humain est-il un polygame refoulé ? Partie 1/3 : l’homme, ce parasite sexuel.

129367 lectures. Publié le 11 November 2011 par dans la catégorie Best Of, Sexe

L’humain est-il un polygame refoulé ? Partie 1/3 : l’homme, ce parasite sexuel.


Ce billet, avec sa 2e et 3e partie, a été élu “Coup de coeur du jury” lors de la parution de l’anthologie des blogs de science francophones 2013. Merci au jury, c’est un grand honneur pour moi et une très belle récompense du travail accompli !

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L’anthologie 2013

Par contre, je vous préviens que ce billet comporte des hypothèses politiquement incorrectes, ou susceptibles d’être récupérées par des personnes mal intentionnées. Cet article est donc aussi un bon exemple de pourquoi la psychologie évolutionnaire a mauvaise réputation dans certains milieux.

[Edit : je viens de relire cet article presque dix ans après l’avoir écrit. Si je devais le réécrire, je pense que je ne ferais pas pareil. Je le trouve pas assez clair par endroits et trop paresseux dans la démonstration à d’autres (c’est à dire, je mentionne une étude ou deux quand il y en a des dizaines, ce qui donne une impression de conclusions hâtives). Le ton aussi est très léger, presque insouciant pour un sujet comme celui-là, mais typique du web du début des années 2010 qui n’était pas aussi chaud que le web d’aujourd’hui. Par contre je ne renie pas le fond, à part quelques études qui ont peut-être sauté du fait de la crise de réplication, l’analyse évolutionnaire des systèmes sexuels reste valide. Si vous vous intéressez vraiment à la question des systèmes sexuels dans le monde vivant, j’espère que vous ne vous arrêterez pas à cet article de vulgarisation, et que vous irez lire la littérature primaire sur le sujet. N’oubliez pas non plus que cet article est suivi de deux autres (ici et ) qui nuancent le propos de ce premier. J’essaierai de réécrire cet article un jour, mais ce ne sont pas les sujets dont je préfère parler, et ils donnent une image tellement mauvaise de la psycho évo que je préfère parler d’autre chose.]

Au catalogue des expressions françaises censées représenter la sagesse des nations, “trouver l’amour de sa vie” m’a toujours paru suspecte. Pas tant dans le fait que l’amour soit une notion difficile à cerner, ou qu’on ait préféré le terme “trouver” aux termes “construire” ou “créer” par exemple. Mais plutôt dans ce “l'”. Oui ce “elle apostrophe”.

Si le mariage de vos parents a explosé en plein vol comme une bulle de savon dans un jardin d’enfant, si vous avez deux demi-soeurs et trois demi-frères, si votre troisième femme était avare et stupide mais pas autant que la quatrième qui vous trompait avec son ex-mari, vous savez de quoi je parle.

“Ils gâchent chaque amour en essayant de le faire durer éternellement” Oscar Wilde.

L’idée de passer l’intégralité de sa vie avec un seul et unique partenaire m’a toujours paru surprenante, inappropriée, et même inquiétante. Je ne dis pas que cela ne peut pas ou ne doit pas arriver (inutile de me donner l’exemple de papi et mamie qui viennent de fêter leurs 70 ans de mariage). Je dis simplement que si cela doit arriver cela arrivera, mais que notamment parce que nous sommes dans l’impossibilité de savoir ce que l’avenir nous réserve, décider de se lier à vie par avance avec un individu, “jusqu’à que la mort nous sépare”, ne m’apparaît pas être un geste beau mais plutôt un geste inconscient, irraisonnable et générateur de souffrances.jeunes maries plage

Bref, rien de vraiment révolutionnaire dans ces considérations que je ne suis pas le premier à avoir, mais ce sont elles qui m’ont amené à me poser la question, “y a-t-il un type de relation que nous sommes « naturellement » faits pour avoir, et si oui lequel ?”. Notez bien que cette question est différente de “quel type de relation devrions-nous avoir ?”, question qui ne m’intéresse pas et ne sera pas traitée, et différente également de “quel type de relations avons-nous effectivement ?” qui sera abordée plus tard. Revenons donc à la première question.

Quelle est la sexualité de l’humain hors des sociétés modernes ? Quel était le système sexuel de l’humain il y a 10 000 ans, 100 000 ans, un million d’années ? L’humain est-il monogame par nature, polygame, un mélange des deux ? Dans le langage courant, la polygamie désigne un homme marié à plusieurs femmes, mais c’est un abus de langage : la polygamie désigne également le contraire. Ici je m’intéresse bien aux humains dans leur ensemble, hommes et femmes. Une perspective évolutionnaire peut-elle nous éclairer sur ces questions ? Tout commence à la distinction entre mâle et femelle…

Quand un homme parle mal à une femme, c’est du harcèlement sexuel. Quand une femme parle mal à un homme, c’est 3,95 € la minute.

Imaginez être tranquillement en train de marcher dans la rue, à absorber les derniers rayons de soleil d’un soir d’été. Une personne du sexe opposé, parfaitement inconnue mais terriblement attractive, vous aborde et vous dit :

“Bonjour, ça fait un moment que je vous ai repéré(e), et je vous trouve très séduisant(e). Voulez-vous faire l’amour avec moi ?”

Quelle serait votre réaction ?

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Hmmm… Question piège ?

Si vous êtes une femme, il y a toutes les chances pour que vous répondiez “non” (comme l’ont fait 100% des femmes dans cette expérience). Vous pourriez être choquée, insultée, ou juste stupéfaite, mais probablement pas partante. Si vous êtes un homme, vous seriez au contraire plutôt flatté par la demande et peut-être déjà en train de réserver une chambre d’hôtel, comme trois hommes sur quatre l’ont été dans cette même étude.

J’imagine que ce n’est une révélation pour personne. C’est une expérience qui va précisément dans le sens du « stéréotype » répandu qui consiste à penser que les hommes sont plus enclins à avoir de nombreux partenaires que les femmes. À supposer que ces inclinations soient vraies, d’où peuvent-elles bien venir ?

Qu’est-ce qu’un mâle, qu’est-ce qu’une femelle ?

Si l’on vous demandait la définition d’un mâle, ou la définition d’une femelle, vous répondriez sûrement des caractères morphologiques (taille, poids, silhouette, organes génitaux…), comportementaux (nutrition au sein, grossesse…) ou génétiques (chromosomes X et Y). Ces caractères fonctionnent plutôt pas mal, mais surtout pour l’espèce humaine et/ou nos proches cousins.

homme-femme-toilettesDès que l’on s’éloigne des mammifères, ces caractéristiques fonctionnent beaucoup moins bien : chez les grenouilles par exemple, aucun des deux sexes n’a de pénis. Et comment trouver une définition qui englobe aussi les différences mâles-femelles chez les végétaux ? Pas facile facile.

Il existe pourtant une réponse. La différence qui semble être retrouvée de manière systématique chez toutes les espèces montrant cette différenciation mâle-femelle est la taille des cellules reproductrices. Les femelles produisent de grosses cellules reproductrices (ovocytes chez l’humain), et les mâles des petites (spermatozoides).

Aussi insignifiante que cette différence puisse paraître, elle est fondamentale. Il est en effet possible d’interpréter une grande partie des autres différences mâle-femelle à partir de cette première différence, en se servant d’une formidable théorie développée par Trivers dans les années 70.

Le parasite mâle et l’honnête femelle

Cinq cents. C’est le nombre moyen de gamètes qu’une femme produira durant toute sa vie. C’est aussi le nombre moyen de gamètes qu’un homme produit en… quinze centièmes de seconde !

L’ovocyte est à sa formation environ 12 fois plus gros que le spermatozoide, et il est estimé que sa production est un million de fois plus coûteuse que celle d’un spermatozoide.

À quoi sert cette avalanche de chiffres ? A montrer la différence d’investissement entre mâle et femelle au cours de la conception d’un enfant. Lorsque gamète mâle et gamète femelle fusionnent, tous deux contribuent de manière équitable au patrimoine génétique de l’individu à venir : 50 % du matériel génétique est apporté par le père, et 50% par la mère. Par contre, la contribution à l’alimentation de l’embryon est loin d’être égale, comme le montrent les chiffres ci-dessus. La quasi-totalité du développement du zygote se fera à partir des ressources présentes dans le gamète femelle.

spermatozoides-ovocytes

Les parasites dans la dernière ligne droite.

Et ce n’est pas fini : faut-il rappeler que, chez les humains au moins, l’embryon se développe à l’intérieur du ventre de la mère ? À la naissance, le nouveau-né est cent milliard de fois plus lourd que le zygote, et toute cette prise de poids s’est faite sur les ressources de la mère. Et ça continue encore après : la première source d’approvisionnement du nouveau-né sera bien sûr le sein de sa mère.

Dès le moment de la conception donc, parce que le mâle apporte moins que la moitié des ressources nutritives nécessaires au développement de l’embryon, il a déjà contribué de manière “injuste” à la conception du nouveau-né.

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On est tous le parasite de quelqu’un, philosophe le pou.

Ce sont les femelles qui compensent la part incomplète du père et apportent à leur progéniture les ressources manquantes pour se développer, à travers le gros gamète qu’elles produisent et l’alimentation de l’embryon. Vu sous cet angle, la femelle peut être considérée comme plus qu’honnête dans son entreprise de production de descendants, et le mâle peut être considéré comme un parasite de la femelle.

De plus, parce que les spermatozoides du mâle sont si petits et lui coûtent si peu à produire, il peut se permettre d’en produire des millions par jour. Théoriquement, s’il arrivait à copuler avec une infinité de femelles différentes, sa progéniture serait elle aussi infinie !

Au contraire, même si une femelle pouvait copuler avec une infinité de mâles différents, son nombre de descendants serait toujours limité par le nombre d’ovocytes qu’elle peut produire (ainsi que par des périodes de gestations longues chez les mammifères, etc…). Parce que les ovocytes sont gros et coûtent chers à produire, ils sont peu nombreux, et parce qu’ils sont peu nombreux, l’espérance de descendants d’une femelle sera toujours en moyenne plus faible que celle d’un mâle.

Un rapport de force inégal

D’un point de vue plus évolutif, et en se concentrant sur l’humain, cela donne :

– théoriquement, les intérêts de l’homme et de la femme sont les mêmes : afin de propager le plus possible leurs gènes, ils veulent le plus d’enfants possible.

combat homme femme bataille sexes

Ca sera toi qui t’investiras le dernier

– là où ils diffèrent, c’est sur qui doit porter les coûts de cette reproduction. Il est dans l’intérêt de l’un comme de l’autre de ne pas trop s’investir et de laisser son partenaire s’occuper plus de chaque enfant : moins d’investissement dans un enfant veut dire plus de temps et de ressources disponibles pour faire d’autres enfants avec d’autres partenaires.

– à ce petit jeu, la femme part désavantagée à cause de ses grosses cellules reproductrices : au moment de la conception, la femme est déjà plus “engagée” envers le zygote que ne l’est l’homme.

Comme le présente Richard Dawkins dans le Gène égoiste,

“[La mère] a plus à perdre que le père si l’enfant meurt. Plus précisément, cela lui coûterait plus cher d’amener un nouvel enfant au même niveau de développement. Si elle essayait d’abandonner le père et le laissait s’occuper du bébé, pendant qu’elle irait rejoindre un autre mâle, le père pourrait, sans grands coûts pour lui, se venger en abandonnant également le bébé. Par conséquent, au moins dans les étapes précoces du développement d’un enfant, si un abandon doit être fait, on s’attend à ce que ce soit le père qui abandonne la mère plutôt que le contraire.”

De plus, comme nous l’avons vu, la taille de ses cellules reproductrices n’est pas le seul désavantage de la femelle : elle devra également nourrir l’embryon dans son ventre, lui donner le sein… Elle devra, pour reprendre le terme et le concept créé par Trivers, fournir plus d’investissement parentalL'investissement parental désigne l'ensemble des ressources (que ce soit en temps, en nourriture, en soins, etc...) qu'un organisme donné alloue à la survie et au développement de ses descendants, au détriment de la production de nouveaux descendants.

Pour maximiser son nombre de descendants, deux stratégies peuvent être adoptées par tout organisme : produire un grand nombre de descendants sans trop s'en occuper (c'est ce qu'on appelle la sélection r), ou produire peu de descendants mais bien s'en occuper (c'est ce qu'on appelle la sélection K).

Les espèces utilisant la sélection K privilégient la qualité à la quantité. Les espèces utilisant la sélection r privilégient la quantité à la qualité.

Les humains font partie des espèces fournissant le plus d'investissement parental et utilisant la sélection K, ils produisent peu de descendants mais s'en occupent pendant très longtemps, maximisant ainsi les chances de survie et de reproduction de chacun.
que le père.

L’homme, plutôt adepte des relations à court terme ?

Comment essayer d’étayer cette théorie ? (Je précise que cette théorie est déjà très bien étayée par un très grand nombre de prédictions qui se sont vues confirmées dans des espèces non humaines. Dans la suite de cet article j’essaie surtout de voir si elle s’applique aussi bien à l’humain). Une des premières choses à faire est de chercher des éléments mettant en avant cette propension des hommes à rechercher une multiplicité de partenaires, notamment de partenaires à court terme. La science a recueilli un ensemble de données physiologiques, psychologiques et comportementales qui vont dans ce sens, et si certaines pourront vous sembler triviales, il est toujours utile d’avoir des preuves scientifiques de ce que l’on avance. Les éléments jouant en faveur de l’hypothèse d’un homme adepte des relations sexuelles à court terme sont :

Au niveau physiologique,

1/ L’homme est en moyenne plus lourd que la femme, d’environ 20 %.

Cette différence de poids, que l’on appelle dimorphisme sexuelLe dimorphisme sexuel désigne l'ensemble des différences phénotypiques entre mâle et femelle d'une espèce, à l'exclusion des différences ayant directement trait à la copulation et la gestation.

Ces différences peuvent concerner la taille, la couleur (comme chez le faisan), l'ornementation (plumes chez le paon mâle), le comportement (parades amoureuses)...

Dans un contexte évolutif, le dimorphisme sexuel se rapporte souvent uniquement à la différence de masse entre mâle et femelle, paramètre utilisé pour jauger du degré de polygamie d'une espèce.
, ne se retrouve généralement pas chez des espèces monogames. Chez les espèces monogames, le dimorphisme sexuelLe dimorphisme sexuel désigne l'ensemble des différences phénotypiques entre mâle et femelle d'une espèce, à l'exclusion des différences ayant directement trait à la copulation et la gestation.

Ces différences peuvent concerner la taille, la couleur (comme chez le faisan), l'ornementation (plumes chez le paon mâle), le comportement (parades amoureuses)...

Dans un contexte évolutif, le dimorphisme sexuel se rapporte souvent uniquement à la différence de masse entre mâle et femelle, paramètre utilisé pour jauger du degré de polygamie d'une espèce.
entre mâle et femelle est de 0 % : le mâle n’est ni plus grand, ni plus lourd que la femelle. Au contraire, chez les espèces polygames, on retrouve un dimorphisme sexuelLe dimorphisme sexuel désigne l'ensemble des différences phénotypiques entre mâle et femelle d'une espèce, à l'exclusion des différences ayant directement trait à la copulation et la gestation.

Ces différences peuvent concerner la taille, la couleur (comme chez le faisan), l'ornementation (plumes chez le paon mâle), le comportement (parades amoureuses)...

Dans un contexte évolutif, le dimorphisme sexuel se rapporte souvent uniquement à la différence de masse entre mâle et femelle, paramètre utilisé pour jauger du degré de polygamie d'une espèce.
qui peut atteindre 100% et plus comme chez le gorille où le mâle peut être deux à trois fois plus gros que la femelle.

dimorphisme-sexuel-humain

Le dimorphisme sexuelLe dimorphisme sexuel désigne l'ensemble des différences phénotypiques entre mâle et femelle d'une espèce, à l'exclusion des différences ayant directement trait à la copulation et la gestation.

Ces différences peuvent concerner la taille, la couleur (comme chez le faisan), l'ornementation (plumes chez le paon mâle), le comportement (parades amoureuses)...

Dans un contexte évolutif, le dimorphisme sexuel se rapporte souvent uniquement à la différence de masse entre mâle et femelle, paramètre utilisé pour jauger du degré de polygamie d'une espèce.
ne concerne pas que la masse corporelle, mais c’est ce que nous sous-entendrons lorsque nous en parlerons.

Plus de dimorphisme sexuelLe dimorphisme sexuel désigne l'ensemble des différences phénotypiques entre mâle et femelle d'une espèce, à l'exclusion des différences ayant directement trait à la copulation et la gestation.

Ces différences peuvent concerner la taille, la couleur (comme chez le faisan), l'ornementation (plumes chez le paon mâle), le comportement (parades amoureuses)...

Dans un contexte évolutif, le dimorphisme sexuel se rapporte souvent uniquement à la différence de masse entre mâle et femelle, paramètre utilisé pour jauger du degré de polygamie d'une espèce.
= plus de polygynie est un argument qui avait déjà été avancé par Darwin et qui, en plus d’être simplement confirmé par l’observation des espèces sur le terrain, repose sur la logique suivante :

  • dans les espèces polygynes, par définition, tous les mâles n’auront pas accès aux femelles : il y aura une compétition pour y avoir accès.
  • dans cette compétition, les mâles les plus gros (ou qui, par exemple, ont les canines les plus grosses, autre indicateur de polygynie) seront avantagés, puisque la compétition se règle souvent en combat singulier.
  • ces mâles les plus gros seront donc ceux qui se reproduiront le plus.
  • au fil du temps, leurs gènes leur permettant d’être plus gros que la moyenne se répandront dans la population, et la population ne sera bientôt plus que constituée que de gros mâles.
  • les femelles ne deviennent pas plus grosses car aucune pression de sélectionUne pression de sélection est une contrainte environnementale qui va "pousser" une espèce à évoluer dans une direction donnée.

    Par exemple, de nos jours, l'utilisation massive d'antibiotiques est une pression de sélection qui pousse les bactéries à devenir résistante. Il ne s'agit pas de dire que les bactéries voyant arriver une vague d'antibiotiques se mettent à produire des adaptations leur permettant de résister (dans le sens où les bactéries contrôleraient de façon consciente la façon dont elles évoluent), mais simplement de dire que c'est parce qu'il y a utilisation massive d'antibiotiques que les bactéries deviennent résistantes (celles qui ne le sont pas meurent et ne reste plus que dans la population les bactéries résistantes).

    Ces pressions de sélection peuvent provenir de l'environnement au sens large : il peut s'agir de l'environnement physique (climat, géographie...), animal (prédateurs, nourriture...), social (partenaires sexuels, alliances, ...).

    Quelques autres exemples de pressions de sélection :

    - la nécessité de réguler sa température corporelle est une pression de sélection expliquant l'apparition de glandes sudoripares (et autres moyens thermorégulateurs).
    - la nécessité de se déplacer facilement dans l'eau est une pression de sélection expliquant le profil hydrodynamique partagé par tous les poissons.
    - la compétition entre mâles pour l'accès aux femelles dans les espèces polygynes est une pression de sélection expliquant la différence de masse corporelle entre mâles et femelles (les mâles les plus gros et forts gagnent leurs combats et se reproduisent plus, tandis qu'être gros et fort ne bénéficie pas aux femelles).
    - la richesse énergétique des aliments sucrés et gras est une pression de sélection expliquant l'apparition d'un goût pour ces aliments chez l'homme.
    - etc...
    ne s’exerce sur elles à ce niveau-là (elles n’ont pas à se battre pour avoir accès aux mâles).
  • dans une espèce monogame, un individu qui serait un peu plus gros qu’un autre n’aurait au contraire aucun avantage adaptatif puisque l’accès aux femelles se fait facilement (c’est à dire sans combattre).

L’humain, avec son dimorphisme sexuelLe dimorphisme sexuel désigne l'ensemble des différences phénotypiques entre mâle et femelle d'une espèce, à l'exclusion des différences ayant directement trait à la copulation et la gestation.

Ces différences peuvent concerner la taille, la couleur (comme chez le faisan), l'ornementation (plumes chez le paon mâle), le comportement (parades amoureuses)...

Dans un contexte évolutif, le dimorphisme sexuel se rapporte souvent uniquement à la différence de masse entre mâle et femelle, paramètre utilisé pour jauger du degré de polygamie d'une espèce.
de 20%, est donc difficilement considérable comme complètement monogame, tout du moins ne l’a-t-il pas été complètement dans le passé.

2/ La masse relative des testicules humains est assez élevée.

gorille

Les testicules humains représentent 0.079 % de la masse total du corps humain, ce qui est plus que dans le cas des gorilles (0.018 %) mais beaucoup moins que dans le cas des chimpanzés (0.269 %). Or il se trouve que ces chiffres sont corrélés avec le type de stratégie sexuelle  qu’emploie chaque espèce. La femelle gorille est monogame, et n’a eu qu’un seul partenaire sexuel pour chaque nouveau-né.  La femelle chimpanzé est en revanche promiscuite (ayant des rapports sexuels avec de multiples partenaires en dehors d’une relation à long terme), et a eu en moyenne treize partenaires sexuels mâles différents à chaque nouvelle naissance. Enfin, il est estimé qu’une femme a eu en moyenne 1.1 partenaire sexuel à chaque accouchement.

La grosseur relative des testicules humains serait donc un reflet de relations sexuelles à court terme courantes, puisque de grosses testicules permettent un avantage évolutif lors de la compétition spermatiqueLa compétition spermatique se réfère à la compétition existant entre spermatozoides de mâles différents cherchant à assurer la fécondation du gamète féminin.

Pour remporter cette compétition spermatique, la sélection naturelle a favorisé l'apparition de diverses adaptations chez les mâles de diverses espèces, comme la possibilité de relâcher un très grand nombre de spermatozoides, la surveillance des femelles, la production de substances toxiques limitant les tendances de la femelle à copuler plusieurs fois d'affilée, etc...

Cette compétition spermatique n'existant que chez les espèces où une femelle peut avoir des rapports avec plusieurs partenaires différents (espèces promiscuites ou polyandres), on peut se servir d'indices de compétition spermatique pour déterminer le système sexuel d'une espèce.
.

3/ Lorsqu’un couple fait l’amour après avoir été séparé un certain temps, le nombre de spermatozoides retrouvé dans les voies génitales de la femme est plus important que lorsque le couple fait l’amour tout en vivant de façon continue ensemble (Baker et Bellis).

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Et bien oui que voulez-vous, il faut bien que les chercheurs s’occupent avec l’argent qu’on leur donne. Baker et Bellis ont donc mis en évidence que quand un couple passe seulement 5% de son temps ensemble, près de deux fois plus de spermatozoides sont éjectés lors du prochain rapport sexuel que lorsque ce couple passe 100% de son temps ensemble. Cet effet se retrouve indépendamment de la date de dernière éjaculation de l’homme : même si l’homme se masturbe pendant qu’il est seul, il inséminera plus de spermatozoides au moment du prochain rapport s’il a été séparé de sa partenaire pendant un long moment que s’il se masturbe alors qu’il n’est pas séparé de sa conjointe.

La logique derrière cette particularité est la suivante : cette augmentation d’émission de spermatozoides après séparation est un avantage adaptatif car elle permet d’augmenter les chances de l’homme de voir ses spermatozoides féconder l’ovocyte de sa femme, au cas où celle-ci aurait eu des rapports sexuels avec d’autres mâles pendant la séparation. Cette augmentation du nombre de spermatozoides est un argument en faveur d’une compétition spermatiqueLa compétition spermatique se réfère à la compétition existant entre spermatozoides de mâles différents cherchant à assurer la fécondation du gamète féminin.

Pour remporter cette compétition spermatique, la sélection naturelle a favorisé l'apparition de diverses adaptations chez les mâles de diverses espèces, comme la possibilité de relâcher un très grand nombre de spermatozoides, la surveillance des femelles, la production de substances toxiques limitant les tendances de la femelle à copuler plusieurs fois d'affilée, etc...

Cette compétition spermatique n'existant que chez les espèces où une femelle peut avoir des rapports avec plusieurs partenaires différents (espèces promiscuites ou polyandres), on peut se servir d'indices de compétition spermatique pour déterminer le système sexuel d'une espèce.
, donc un argument en faveur de relations à court terme entre hommes et femmes.

 

Au niveau psychologique :

  • Le désir d’avoir un grand nombre de partenaires sexuels. On en a parlé plus haut, c’est une idée répandue que les hommes ont un désir important à avoir des relations sexuelles avec une grande variété de personnes. Si vous voulez des chiffres, jetez un oeil au  graphique suivant. En 1993, des chercheurs ont demandé à 16 288 étudiants non mariés à travers le monde combien de partenaires sexuels ils aimeraient avoir dans les trente prochaines années.

Nombre moyen de partenaires sexuels désirés par les hommes et les femmes dans les 30 prochaines années dans dix régions du monde.

Partout dans le monde, les hommes désirent donc avoir toujours plus de partenaires sexuels que les femmes (il y a des choses à contrôler bien sûr, comme « est-ce que les femmes ou les hommes mentent différemment sur ces sujets »).

  • Le syndrome du “je couche le premier soir” : les hommes sont plus partants que les femmes pour avoir des relations sexuelles peu de temps après avoir fait connaissance. (Pour éviter de me croire sur parole, les expériences associées à ce point ainsi qu’aux deux suivants sont disponibles ici).
  • Les hommes sont moins exigeants que les femmes dans le choix de leur partenaire, en matière d’âge mais aussi d’humour, de richesse, de sociabilité, d’intelligence, etc…
  • Les préférences des hommes sont déplacées vers des femmes montrant des signes de fertilité et d’accessibilité pour des relations à court terme.
  • L‘effet “je vais chercher les croissants” : l’attraction des hommes pour leur partenaire diminue après l’amour
  • L’effet “dernière tournée” : les hommes trouvent les femmes plus attirantes juste avant que le bar ne ferme, indépendamment de la quantité d’alcool consommée (cet effet existe aussi chez les femmes mais est significativement moins important).
  • Les fantasmes des hommes sont plus nombreux et mettent en scène plus d’étrangères, de partenaires multiples et anonymes que les fantasmes des femmes.
prostitution

La prostitution, l’un des marchés du crime organisé les plus lucratifs au monde.

Enfin au niveau comportemental, d’autres indices permettent de penser que l’homme est enclin aux relations à court terme : l’existence et l’importance de la prostitution, dont presque tous les clients sont des hommes (les hommes font 1000 fois plus souvent appel à la prostitution que les femmes, et Kinsey trouve que 69 % de tous les états-uniens auraient déjà eu une relation sexuelle avec une prostituée…), le fait que l’homme aurait plus de relations extraconjugales que la femme, consomme plus de pornographie que la femme (en fait 95 % de la pornographie mondiale…), etc…

 

Et les préférences des femmes dans tout ça ?

Ces derniers arguments nous ont apporté des preuves en faveur d’un homme non-monogame, mais nous ont aussi apporté des preuves en faveur d’une femme non-monogame. Comme le résume Robert Smith :

“L’ironie biologique […] est que les mâles n’auraient pas pu être sélectionnés pour la promiscuité si historiquement, les femelles leur avaient toujours dénié l’opportunité pour exprimer le caractère”.

Ce qui signifie en clair qu’historiquement, si les femmes avaient toujours été entièrement fidèles à leur partenaire à long terme, la tendance masculine à chercher des relations à court terme n’aurait pas pu se répandre dans la population (sauf en cas de rapports forcés, ce qui est un autre problème). Et il n’est pas dur de s’apercevoir mathématiquement que si derrière chaque rapport sexuel à court terme masculin se cache un rapport à court terme féminin, cela signifie que les femmes ont en moyenne autant de rapports à court terme que les hommes !

Problème : n’a-t-on pas dit précédemment que parce qu’elles étaient limitées en terme de cellules reproductrices et très investies dans leur progéniture, les femmes n’avaient évolutivement pas d’intérêt à chercher des relations à court terme ? Si on l’a dit, et cela vaut toujours. Les femmes n’ont en général pas intérêt à chercher des relations à court terme, mais dans certains contextes particuliers cela peut être différent.

Quels pourraient être ces avantages adaptatifs ? Plusieurs ont été proposés :

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  • L’acquisition de ressources – c’est la promotion-canapé. Les femmes pourraient avoir des relations à court terme en échange de ressources comme de la nourriture, des biens, des services, des compétences ; en échange d’une protection, car les hommes sont enclins à défendre et protéger leur femme et les enfants qu’ils pensent être leurs ; ou encore en échange d’un plus haut statut social.
  • L’avantage génétique. Si votre partenaire masculin est stérile ou impuissant, aller voir ailleurs peut aider à concevoir un enfant. Si votre partenaire masculin à long terme est rabougri, aller voir ailleurs et copuler avec un homme en bonne santé ou de haut statut permet d’obtenir des enfants attractifs. C’est l’hypothèse du fils sexy proposé par Weatherhead et Robertson : en s’accouplant avec des hommes attractifs ayant du succès avec les femmes, une femme augmente ses chances d’avoir à son tour des garçons attractifs ayant du succès avec les femmes (d’où le “fils sexy”), augmentant par là-même son nombre de descendants. Une des raisons peut-être pour lesquelles certaines femmes aiment les bad boys.
  • Le premier pas vers un changement de partenaire. Des relations à court terme peuvent être un premier pas vers un changement de partenaire à long terme en cas de partenaire violent, inattentioné, etc… Cela permet également de faciliter la rupture avec un partenaire à long terme “maladaptatif” en lui fournissant un prétexte facile de séparation.
  • L’évaluation de potentiels partenaires à long terme. Une femme engagée dans une relation à court terme pourrait en profiter pour évaluer les qualités de son partenaire dans le but d’en faire un partenaire à long terme. Si cela est vrai, on devrait en particulier trouver chez les femmes une diminution de l’attraction envers un homme lorsqu’elles apprennent que celui-ci est déjà engagé, ou qu’il possède de nombreuses relations en-dehors d’elle.

Récapitulons…

Il est temps maintenant de récapituler ce que nous avons vu et de recentrer l’article sur la question qui nous intéresse : l’humain est-il un polygame refoulé ? Nous venons de voir les avantages adaptatifs que les femmes pourraient avoir à avoir des relations sexuelles sans lendemains. Nous avons également vu en début d’article que dans une étude, aucune des femmes interrogées ne se dit prête à coucher avec un inconnu. Contradiction ? Pas exactement. Les hommes, pour les raisons déjà expliquées, ont dans presque tous les cas un avantage adaptatif direct à avoir des relations à court terme : avoir un nombre de descendants plus grands. Les femmes n’ont pas ce genre de bénéfice direct, pour les raisons physiologiques que nous avons vues, mais en revanche, dans les contextes particuliers que nous venons de voir, elles peuvent elles aussi bénéficier d’avantages adaptatifs et donc accorder aux hommes une relation à court terme. Les femmes “choisissent” la stratégie (court terme ou long terme) qu’elles souhaitent adopter en fonction du contexte. En d’autres termes, les femmes contrôlent le nombre de relations à court terme que les hommes peuvent avoir. Les hommes veulent avoir le plus grand nombre de relations sexuelles à court terme possible mais sont limités par le nombre que leur en accordent les femmes, qui leur en accordent uniquement quand cela leur bénéficie aussi d’une manière ou d’une autre.

domination homme par femme

Quand on possède des ressources sexuelles aussi précieuses que celles des femmes, on ne les donne pas au premier venu : parasitées peut-être, mais pas par n’importe qui.

A-t-on cependant répondu à la question : “l’humain est-il un polygame refoulé ?” À moitié. L’homme et la femme présentent clairement des caractéristiques physiologiques, psychologiques et comportementales qui montrent que notre histoire ancestrale n’est pas un long fleuve tranquille fait de monogamie. Mais nous pourrions avoir été polygames dans le passé et ne plus l’être aujourd’hui (comme sembleraient le prouver nos sociétés occidentales monogames). Ou encore, que se passe-t-il dans les contextes où les femmes n’ont pas intérêt à établir de relations à court terme ? Sans compter qu’avoir des relations à court terme avec plusieurs partenaires ne signifie pas avoir des relations à long terme avec plusieurs partenaires, qui est la vraie définition de la polygamie. Tous ces problèmes seront abordés dans la deuxième partie, où nous commencerons à démonter la dichotomie monogamie / polygamie pour introduire de nouveaux systèmes sexuels d’intérêt, tout en étudiant les avantages évolutifs des relations à long terme pour l’humain.

 

À emporter

  • Chez toutes les espèces présentant une différenciation mâle-femelle, la femelle produit des gamètes moins nombreux et plus coûteux que ceux du mâle.
  • A cause de cette assymétrie, les femelles ont fournit plus d'investissement parental que le mâle dès le moment de la fécondation.
  • On s'attend donc à ce qu'elles continuent à s'investir plus que le mâle par la suite, celui-ci ayant plutôt intérêt à chercher de nouveaux partenaires.
  • Un certain nombre de caractéristiques physiologiques, psychologiques et comportementales confirment cette tendance à la "dispersion" chez l'homme.
  • Cependant, à chaque relation à court terme pour l'homme correspond une relation à court terme pour la femme : la femme a autant de relations à court terme que l'homme, c'est même elle qui détermine le nombre en autorisant ce type de rapports dans les contextes qui lui sont évolutionnairement bénéfiques.

Pour approfondir...

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39 réactions à “L’humain est-il un polygame refoulé ? Partie 1/3 : l’homme, ce parasite sexuel.”

  1. al

    5 Dec 2011

    à 00:10

    Intéressant, comme toujours, ce décentrage évolutif du regard sur notre espèce…On attend la suite ;-)

    Reply to this comment
    • Stéphane

      5 Dec 2011

      à 00:10

      Et oui la suite devrait arriver fin du mois de décembre, c’est très chargé en ce moment de mon côté.

      Reply to this comment
  2. Science Etonnante

    22 Jan 2012

    à 00:10

    Bon eh bien j’ajoute ma voix pour demander la suite :-)

    Question au passage : tu dis que le gorille présente un important dimorphisme sexuel, mais qu’il est monogame ? Je croyais avoir compris que ça allait dans l’autre sens. Et puis j’avais cette image du gros “à dos argenté” régnant sur son harem, je me trompe ?

    Reply to this comment
    • Stéphane

      22 Jan 2012

      à 00:10

      Tu as raison j’ai mal formulé : c’est la femelle gorille qui est monogame, le mâle est polygyne. J’ai corrigé…

      Merci d’être passé !

      Reply to this comment
  3. Delixianne

    27 Jan 2012

    à 00:10

    N’oublions pas que la monogamie fut imposée par l’Eglise afin de mieux contrôler la population ! Il n’est donc indiqué nulle part que la monogamie est inscrit dans la nature même de l’homme (ou de la femme, d’ailleurs !).

    Si l’instinct nous pousse à continuer de regarder ailleurs, c’est bien qu’il y a quelque chose d’inscrit au plus profond de nous.

    Reply to this comment
    • Stéphane

      31 Jan 2012

      à 00:10

      En effet, il n’est inscrit nulle part que la monogamie est inscrite dans la nature de l’Homme. Mais c’est une possibilité, certaines espèces animales sont bien monogames ! L’Eglise n’a pu faire que réglementer une tendance qui existait déjà. Mais son rôle sera abordé plus précisément dans les parties 2 et 3 de cet article.

      Quant à l’instinct que vous évoquez, c’est un des arguments (cf les traits psychologiques évoqués ci-dessus), mais certaines personnes vous opposeront toujours qu’il peut s’agir en fait d’influences culturelles internalisées qui nous poussent à vouloir toujours plus en matière de sexe.

      Reply to this comment
  4. fabrice

    31 Jan 2012

    à 00:10

    Bravo pour cet article, très interessant!

    Je pense que la nature de l’homme, ce n’est pas la monogamie. C’est la société qui essaye de le formater pour qu’il paraisse mois animal, bien ou pas?

    Reply to this comment
    • Stéphane

      31 Jan 2012

      à 00:10

      Bonjour Fabrice,

      c’est peut-être une partie de la réponse. Mais peut-être aussi incomplète, car la monogamie a aussi des avantages “naturels”. Les influences de la société dont vous parlez seront évoquées plus tard.

      Merci d’être passé.

      Reply to this comment
  5. Chrys

    11 Feb 2012

    à 00:10

    Super article. En effet, l’homme est polygame. Son instinct sexuel le pousse à répandre au maximum ses gêne.

    J’ajouterai que la femme, quand à elle, est monogame, mais seulement à court terme. Ce qui explique pourquoi les femmes, contrairement aux hommes, ont tendance à trompé plus tard dans la relation et pourquoi c’est à 82% du temps elle qui initie le divorce

    Reply to this comment
    • Stéphane

      12 Feb 2012

      à 00:10

      Salut Chrys,

      as-tu des sources concernant les chiffres que tu avances ?

      Le “court terme” que tu évoques est plus long que mon “court terme” à moi sinon. Quelques années n’est plus du court terme pour moi. Pour l’homme, je ne sais pas si c’était censé être une justification, mais être polygyne ne favorise pas toujours l’expansion ses gênes !

      Al.

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      • Nom / Pseudo (requis)

        28 Jan 2021

        à 00:10

        La polygénie assure une descendance d’individus “forts” mais n’est-ce pas au prix du nombre?

        Il y a des contextes ou le nombre est un avantage .
        Par exemple en cas de catastrophes environnementales.

        Reply to this comment
  6. Peu_importe

    22 Feb 2012

    à 00:10

    Bonjour
    J’ai lu presque tout le site d’un coup. J’adoRRrrre!!
    Le point de vue scientifique sur l’homme et ses comportements on toujours été, pour moi, la meilleur explication à beaucoup de choses et vous le formulez, l’expliquez, l’exposez… Merveilleusement!!!
    Merci beaucoup pour votre travail
    J’attend la suite avec impatience

    Reply to this comment
    • Stéphane

      22 Feb 2012

      à 00:10

      Content que vous l’ayez aimé! La suite arrive, la suite arrive…
      Al

      Reply to this comment
  7. Stéphane

    7 Jul 2013

    à 00:10

    En réaction à un billet écrit ailleurs, j’ai posté un commentaire, que je retranscris ici. Les thèmes que j’aborde sont si sensibles socialement et si difficiles à cerner complètement que mon propos est souvent déformé, mais malgré tout oui, malgré tout ce que j’écris je me considère comme féministe, et non je ne suis pas en train de défendre l’idée que les hommes ont plus le droit que les femmes d’avoir de multiples partenaires ! Relisez les billets si vous pensez que j’ai écrit ça (les trois billets svp, pas que le premier).

    Bonjour,

    je suis Stéphane, l’auteur du blog Homo Fabulus que vous citez dans cet article. Ravi que mes articles aient pu nourrir votre réflexion. Il me semble néanmoins que vous avez mal compris mon propos sur plusieurs points et j’aimerais apporter quelques précisions.

    Tout d’abord le plus important c’est que je n’essaie de justifier rien du tout, je ne cherche en aucun cas à dire qu’il est normal pour les hommes d’avoir plein de partenaires mais pas pour les femmes. Je cherche juste à comprendre le monde qui m’entoure, notamment en nous comparant aux autres espèces de primates. Je suis dans une approche descriptive et pas normative: j’essaie de dire ce qui est et pas ce qui devrait être.

    Je ne suis donc pas du tout en train de dire que les multiples partenaires sont réservés à l’homme ! Toute la différence réside dans la nuance entre stratégies de relations sexuelles à court terme et relations sexuelles à long terme (si vous parlez anglais, je vous invite à lire la publication de référence sur le sujet “:Sexual Strategies Theory: an evolutionary perspective on human mating (Buss et Schmitt, 1993)”)

    Enfin, je me pose la question de la sexualité humaine “à l’état naturel”, telle qu’elle pouvait être il y a des milliers d’années (mon blog est un blog évolutionnaire). Nul doute que même si des influences génétiques persistent, nos sociétés modernes ont changé pas mal de choses (contraception, IVG, …) qui peuvent expliquer pourquoi vous trouvez mes explications pas en phase avec des comportements observés.

    Bonne continuation,
    Stéphane.

    Reply to this comment
  8. gudrun

    2 May 2014

    à 00:10

    bonjour
    article intéressant mais quelques généralités me gênent peut être à tort
    la différence de taille dans la nature liée à la polygynie par exemple: de nombreuses espèces, la plupart des oiseaux mais surtout les rapaces ont des femelles plus grosses que les mâles sans que ce soit un signe particulier de monogamie ou de polyandrie.
    enfin le couple monogame “occidental” semble plutôt une survivance ancestrale de marge qu’un aboutissement évolutif social dans l’espèce humaine: je renvoie pour cela aux travaux sur les systèmes familiaux très bien vulgarisés en France par Emmanuel Todd qui est souvent intéressant quand il ne joue pas au gourou intellectuel sur les plateaux TV

    Reply to this comment
    • Stéphane

      3 May 2014

      à 00:10

      en effet en matière de polygynie je pense qu’il vaut mieux limiter les comparaisons aux mammifères voire même aux autres primates, au-delà cela devient plus dur de comparer avec l’Homme.

      Il faudrait développer plus ce que vous entendez par “survivance ancestrale de marge” pour que je vous réponde, mais je ne dis pas forcément que tout est histoire d’évolution. J’explore simplement certaines hypothèses en essayant de me baser sur la littérature. En tout cas je n’employerais pas le mot d’ “aboutissement” !

      Reply to this comment
  9. Mariebo

    19 Dec 2014

    à 00:10

    Pour ma part, qui suis célibataire depuis des années, qui n’a jamais été mariée, qui a eu des relation extra-conjugal et qui a quitté le père de ses deux enfants, je crois que cet article manque d’information. Je crois que l’avantage de vivre longtemps avec une personne est de la mieux connaître… ce qui n’enlève pas la beauté de revivre chaque fois le même tableau du désir passionnel.

    La polygamie appartient aux deux sexes et si elle est plus exploité par un seul, il faut lire sur l’apport culturel et le contrôle du patriarcat… car au fond l’homme va voir ailleurs, mais l’interdit à la femme le même comportement. Alors que peut-on faire de cette étude qui manque beaucoup de précisions sur l’apport de la culture dans la monogamie et la polygamie? INCOMPLÈTE.

    Reply to this comment
  10. keramax

    4 Jan 2015

    à 00:10

    Bonjour,

    Tout d’abord je voudrai vous féliciter pour cet article clair et concis qui m’a permis de comprendre enormement de choses.

    Je souhaitai juste avoir une precisin sur la notion de dimorphisme sexuel, pour vous citez, les espèces ayant un dimorphisme sexuel son plus enclin à être polyganme néanmoins certain oiseaux ( ce qui est très rare) on un dimorphisme sexuel présent, mais bien que nmonogâme comme la hrpie féroce par exemple.
    Commebt expliquez le fait que l femelle soit plus grosse que le mâle alors qu’aucun des deux sexe ne subit de pression de sélection ?

    Reply to this comment
    • Stéphane

      4 Jan 2015

      à 00:10

      Bonjour,

      question très intéressante ! Je ne suis malheureusement pas assez expert pour avoir une réponse précise, et je ne suis même pas sûr que des experts auraient une réponse définitive. J’ai néanmoins fait une petite recherche, le message principal c’est que le système sexuel n’est pas le seul à influencer la taille, c’est souvent le principal mais d’autres facteurs peuvent entrer en jeu. Par exemple, il se peut que dans certaines espèces les femelles soient plus en compétition que les mâles pour l’accès à une ressource particulière. La compétition est pour une ressource et pas un mâle mais le résultat est le même : les plus grosses femelles gagnent la compétition donc un dimorphisme sexuel apparaît. De même, dans certaines espèces il se peut qu’être une grosse mère fasse tout simplement de soi une bonne mère, alors que c’est moins important pour le père.

      Si vous lisez l’anglais et avez un petit bagage en biologie, vous pouvez lire cet article (sur les oiseaux) et celui-ci (sur les mammifères).

      Reply to this comment
  11. keramax

    4 Jan 2015

    à 00:10

    Bonjour,

    Je vous remercie d’avoir répondu si vite tout d’abord, et oui en effet celà me semble l’explication la plus plausible je vais me renseigner un peu plus sur la questiin je pense.
    Merxi pour le lien sur les oiseaux et les mammifères passioné de zoologie je pense que je vzis prendre plaisir à les lires. Je vajs également me lancer ds la lectures des 2 et 3 ème partie de votre ” article ” qui seront je l’espère aussi passionant que là première.

    Cordialement

    Reply to this comment
  12. Claire Michelet

    29 Apr 2015

    à 00:10

    Bonjour,

    Je souhaiterais apporter une précision qui me semble importante pour cet article – très interessant, par ailleurs-, il n’y a précisé nulle part les avantages évolutifs de la monogamie.
    2 points me paraissent importants à signaler:
    – la monogamie assurent la survie du petit qui chez les mammifères et quelques espèces d’oiseaux, est incapable de survivre seul durant les premières années de sa vie ni avec un unique parent… Désolé si cette phrase est moins valable de nos jours pour l’humain mais voyez ça d’un point de vue évolutif…
    La femelle comme le mâle chez toutes les espèces qui comme l’être humain font des petits “faibles” ont intérêt à maintenir le couple au moins pendant les 3 premières années de vie du petit ( temps estimée et calculée à partir des observations faite chez la souris). En effet, les chances de survie du petit sont beaucoup plus faible s’il n’y a qu’un seul des deux parents pour s’en occuper.
    Toutefois, il est vrai qu’une fois le petit en route pendant toute la grossesse et même durant les 3 années suivantes, la femelle a un intérêt majeur à s’occuper uniquement du petit même si au final le mâle s’en va étant donné l’énergie déjà dépenser pour le mettre en route. A l’inverse, durant la grossesse, le mâle a intérêt à essayer de trouver de nouvelles partenaires car même s’il ne pourra s’occuper que d’un rejeton, aucune des femelles fécondés n’ira abandonner son petit étant donné le coût que ça leur coute…D’où le fait que chez quelques espèces d’oiseaux, ( chez lesquels ont été fait ces études mais malheureusement je n’ai plus les références en tête) et par extrapolation chez l’homme, on assiste à plusieurs phénomènes:
    – le mâle abandonne généralement sa nichée au bout de l’équivalent des 3 ans de vie du petit ou reste avec à la condition de pouvoir mettre en route un nouveau petit
    – Durant ces 3 ans plus la grossesse, on assiste à des phénomènes d’adultère majoritairement de la part du mâle
    – Une femelle “abandonnée” ( fécondée mais dont le mâle s’occupe d’une autre femelle et d’une autre de ses progénitures) aura tout intérêt à prétendre ne pas l’être afin d’obtenir un mâle qui voudra l’aider à s’occuper de sa descendance… même si le petit qu’elle porte n’est pas le sien.
    – L’évolution conduira donc chez les femelles a une perte d’importante de tout les caractères qui permetterait aux mâles de déterminer si la femelle est enceinte ou non et encore moins si le petit est de lui… Ce que l’on constate chez l’être humain contrairement à de nombreuses espèces de mammifères complétement polygames….

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  13. David

    21 Feb 2016

    à 00:10

    Superbe article, j’avais déjà lu certaines choses sur la mono/polygamie de l’humain mais plus axées sur le comportement psychologique inconscient et l’instinct “animal” qui nous habite, ces explications plus axées sur le physiologique sont très interessantes!!

    Reply to this comment
  14. Mimile

    20 Sep 2016

    à 00:10

    … la “science” est-elle totalement objective …? That is the question…. tout cela était connu cela n’empêche rien aux croyances (et au désir des uns et des autres)

    Principe de réalité :

    Les f ou les hommes ont-ils des possibilités égales de gagner un revenu et de rencontrer des partenaires …

    on constate que si les 2 choses se ressemblent, la façon dont H et F mènent leur vie sexuelle et amoureuse se ressemble aussi énormément (avec toutes les variantes individuelles possibles)… la référence au monde animal me semble vraiment éculée … les animaux ne votent pas pour les lois …. la responsabilité qu’ils ont dans leur propre malheur (ou bonheur) est moindre … Disons !

    Reply to this comment
  15. Jumy

    22 Dec 2016

    à 00:10

    Bonjour,
    Article intéressant, merci. Par contre, et c’est dommage, je trouve ça assez ironique qu’un tel article, qui parle de différence entre les sexes, parle sans arrêt de l’Homme (voire même de l’homme sans majuscule quelques fois) au lieu de l’humain… Si seulement cela ne vous rendait que difficile à suivre. Mais sachez qu’en prime, c’est assez irritant…
    Bonne continuation.

    Reply to this comment
    • Stéphane

      22 Dec 2016

      à 00:10

      J’ai écrit cet article bien avant de commencer à me soucier de féminisme en écriture (et même de savoir qu’il y avait quelque chose à se soucier :) )… Mais je prends note de la remarque, et je viens de remplacer toutes les ocurrences de Homme par humain. Par contre, j’avais fait attention à bien distinguer homme et Homme, donc à moins d’erreur de ma part, si j’ai écrit homme c’est que je voulais dire homme.

      Reply to this comment
  16. Elhyaa

    9 Jan 2017

    à 00:10

    Article très intéressant mais j’aurais 3 remarques/questions:
    1. Le fait que les hommes soient plus un enclin à avoir des relations sexuelles d’un soir ou avec une inconnue ne pourrait-il seulement provenir de notre éducation/environnement social ? Il est en effet toujours mal vue, même aujourd’hui pour une femme de multiplier les partenaires alors que c’est plutôt valorisé pour un homme. De même les femmes qui font le premier pas sont souvent considérées comme des “femmes faciles” par opposition aux hommes qui sont des “don juan”. Le plaisir féminin a de même été longtemps réprimé et ont transmets aux femmes une certaine pudeur /honte quant à la pornographie ou concerant le plaisir féminin par exemple ce qui pourrait expliquer les chiffres de ces études. Sans nier les explications biologiques, je pense que le social joue bcp si ce n’est plus dans ces comportements. Il serait intéressant de comparer ces chiffres dans différentes civilisations + ou – émancipées.
    2. Comment interprétez-vous le dimorphisme sexuel dans les cas où la femelle est plus grosse que le mâle (ex: manthe religieuse ou chez bcp d’espèces d’araignée). Dans ce cas l’explication + gros pour mieux se battre et accéder aux reproducteurs ne semble pas tenir.
    3. Un autre point important à prendre en compte je pense est la différence de stratégie de reproduction (stratégie K vs Stratégie R). Comme chez l’humain où il est nécessaire de fournir des soins sur le long terme à la progéniture je pense que la fidélité est une stratégie adaptive intéressante. Le but du mâle est certe de transmettre ces gènes mais également de faire en sorte que sa progéniture survive. Dans les espèces stratégie K les soins sont très importants et on peut penser qu’un couple accomplira ses soins + efficacement qu’un individu seul. Le critère de choix du reproducteur pourrait donc ne plus être seulement “est-il le plus fort” mais “montre t-il suffisamment d’investissement dans la relation=est-il fidèle et va t-il rester pour élever ses enfants” ?

    Reply to this comment
    • Stéphane

      26 Jan 2017

      à 00:10

      Bonjour,

      désolé du retard de réponse, mois de janvier très chargé.

      1/ Oui entièrement d’accord. L’explication biologique n’exclut pas l’explication sociétale. Mais il faut aussi creuser derrière les explications sociétales. Par exemple, d’où vient le fait que “la société” considère différemment les femmes et les hommes qui ont de multiples relations? Je n’ai pas la réponse, mais il peut y avoir une explication biologique (ie psychologique) à ce double traitement !

      2/ Dans toute espèce qui n’est pas polygyne, on ne s’attend pas forcément à trouver une taille plus importante chez le mâle. Si les mâles ne sont pas en compétition pour avoir accès aux femelles, ils n’ont pas de pression de sélection pour devenir plus gros. En plus de ça, il existe chez certaines (beaucoup) d’espèces des pressions de sélection qui favorisent la taille de la femelle : taille + grosse = plus de production d’oeufs, plus de ressources à consacrer à la descendance… Du coup il n’est pas rare que les femelles soient plus grosses que les mâles dans les espèces où la compétition intermâle n’est pas forte. La réponse est que c’est complexe, chaque espèce a ses particularités, mais le schéma que je décris ci-dessus est valable pour beaucoup de primates et de mammifères.

      3/ Avez-vous lu les parties 2 et 3 du billet ? Je reviens longuement là-dessus.

      Reply to this comment
  17. Ludovic

    9 Sep 2017

    à 00:10

    intéressant, mais a aucun moment vous parlez de l’affectif/d’amour entre les deux êtres…
    Même un homme qui est par essence “polygame” peu tomber amoureux d’une femme et ne plus désirer que cette femme.
    non ?

    Reply to this comment
    • Stéphane

      11 Sep 2017

      à 00:10

      Bien sûr ! Ça ne change pas la question de savoir combien de temps durera cet amour.

      Reply to this comment
  18. Lucas

    21 Feb 2018

    à 00:10

    Je pense que la nature de l’homme ce n’est clairement pas la monogamie.

    Tous les jours c’est la société qui essaye de le formater l’Homme pour qu’il paraisse moins animal. Enfin je trouve !

    Reply to this comment
  19. Johanne

    6 Jun 2018

    à 00:10

    Je pense que les femmes mentent beaucoup dans les sondages qui les questionnent sur leur vie sexuelle. Il y a quand même des hommes qui ont la sensation de dégrader les femmes quand ils couchent avec elles et donc qui les méprisent (je ne dis pas que c’est légitime, ou que le sexe est réellement ou naturellement dégradant) et une culture de toutes manières sale. Cet article n’est pas mauvais mais j’ai l’impression qu’il y a des hommes qui aiment se faire croire que les femmes n’ont pas de libido.

    Reply to this comment
  20. Sarah

    25 Oct 2018

    à 00:10

    L’auteur semble investir beaucoup de temps à justifier ses propres tendances à l’infidélité…

    Reply to this comment
    • GrandEnfant

      16 Nov 2019

      à 00:10

      J’ai lu ici de la part d’une femmes que l’homme a le droit d’aller ailleurs et pas la femme. Mon réflexe était d’écrire que dans notre société, la femme interdit aussi à l’homme des “infidélités”. Merci de votre commentaire illustrant ce fait.
      De toute manière, dès lors qu’un homme ou qu’un femme fantasme sexuellement sur une personne autre que son partenaire officiel, il est en état d’ “infidélité”. Seule la pression sociale le ou la freine.
      “Infidelité” entre guillemets, car il me semble que ne jamais aller ailleurs, ce n’est pas de l’infidélité mais de l’exclusivité. La fidélité donne le droit à l’exception. Si je suis fidèle à un restaurant, je ne m’interdit pas d’aller ailleurs. Être infidèle, ce serait n’avoir aucune relation préférentielle.

      Reply to this comment
  21. Chaussetto

    13 Aug 2019

    à 00:10

    Bonjour,
    Excusez-moi d’être un peu critique, mais j’ai eu du mal à suivre les raisonnements de cet article. En particulier, même si vous en avez sans doute marre qu’on vous embête sur ce sujet mais pour le rapprochement humain gorille, vous soulignez que la taille des gorilles mâles est plus importante que celle des gorilles femelle. Cette différence de taille s’explique par la compétition des gorilles mâles pour les femelles.
    Mais je n’arrive pas à voir ce qui permet d’affirmer que le dimorphisme sexuel présent chez l’humain à les mêmes causes que chez le gorille.

    D’autant qu’il me semble avoir entendu d’autres hypothèses sur cet état de fait, comme un partage genré des tâches exigeant de l’homme des capacités musculaires plus importantes. On pourrait aussi imaginer qu’une sélection s’est effectuée sur les femmes transformant une petite taille pour elle en avantage reproductif dans le cadre d’une compétition entre femelles.

    Pourquoi peut-on affirmer que le dimorphisme sexuel humain provient d’une polygamie passé?

    Reply to this comment
  22. bathilde

    20 Jun 2020

    à 00:10

    Navrée mais il existe des études prouvant qu’il n’y a pas que le fardeau social ”d’infidélité” qui pèse comme une épée de Damocles sur l’homme ou la femme tentant de tromper mais bien aussi l’ocytocine qui joue un rôle important sur le regard que nous posons sur d’autres éventuels partenaires; certains vont nous paraître moins attirants qu’ils ne le sont réellement juste car nous aimons en premier lieu notre homme ou notre femme.

    Suffit juste d’être réellement amoureux pour ne pas tromper car l’amour produit en nous une hormone suffisante pour que l’on vive heureux.

    Reply to this comment
  23. Liloue

    26 Aug 2020

    à 00:10

    Les commentaires sont tout aussi passionnants que l’article lui-même. Je pense que c’est un DEBAT interminable, je n’ai pas de chiffres mais primo heureusement qu’il y avait les monogames car sinon on seraient pas seulement 8 milliard sur terre, secondo je pense que de toute façon le fait d’être lâché(e) pour quelqu’un d’autre est dur qu’on soit femme ou homme. La société a juste transformé celà en moralité justifiée encore par l’église. Mais je pense aussi que le sexe n’a rien à voir avec l’amour. l’un n’a pas besoin de l’autre et vice versa. C’est juste censé de rester ensemble le temps que les enfants grandissent mais après, c’est que de la théorie ;-)

    Reply to this comment
  24. Fred

    28 Nov 2020

    à 00:10

    décidément il est très bien ce blog! Pour info, le lien vers la publi de Trivers est cassé, celui ci fonctionne par exemple: http://www.roberttrivers.com/Robert_Trivers/Publications_files/Trivers%201972.pdf

    Reply to this comment

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