La théorie argumentative du raisonnement

24027 lectures. Publié le 18 November 2013 par dans la catégorie Best Of, Biais Cognitif, Cognition, Sciences de la Vie

La théorie argumentative du raisonnement

C’est un des papiers scientifiques récents préférés de Johnatan Haidt, un des psychologues sociaux les plus importants du moment. De son aveu, “Il résout l’une des plus importantes et tenaces énigmes en psychologie”. Steven Pinker, autre pointure en psychologie cognitive, le désigne comme “original et provocateur, aux résultats très probables, et certainement d’importance pour la vie de tous les jours, tant pour le discours politique que pour l’éducation […]”.

Quelle énigme aurait été résolue ? Celle que l’on a abordé dans les trois derniers billets (ici, et encore ): pourquoi nous sommes tellement bons pour raisonner dans certaines situations, mais tellement mauvais dans d’autres ! Depuis les grecs et Descartes, on pensait que raisonner permettait d’améliorer le savoir, rechercher la vérité, améliorer ses capacités cognitives. Oui mais voilà, cette fonction supposée du raisonnement est difficilement réconciliable avec les données présentées dans les trois billets précédant : dans un paquet de situations, le raisonnement n’est pas utilisé pour rechercher la vérité mais plutôt pour justifier ses propres opinions ! Alors, à quoi sert le raisonnement ? Pourquoi passerions-nous tant de temps et utiliserions-nous tant d’énergie pour effectuer une activité qui ne donne même pas des résultats fiables en terme de recherche de la vérité ?

Convaincre les autres, et évaluer les arguments des autres

C’est ici qu’intervient notre papier “révolutionnaire”, publié en 2011 par Mercier et Sperber, qui font une revue de la littérature de tous les biais évoqués dans les billets précédents. Ils proposent une nouvelle hypothèse sur la fonction première du raisonnement qui permettrait d’expliquer tous ces biais : le raisonnement ne servirait pas à améliorer le savoir et prendre de meilleures décisions, mais à convaincre vos interlocuteurs dans un débat, et débusquer les interlocuteurs qui chercheraient à vous tromper ! Le raisonnement aurait donc une fonction première “argumentative”, d’où le nom de cette théorie “argumentative” du raisonnement. Il est important de noter que dans cette théorie, le raisonnement a un rôle à jouer dans la production d’arguments mais également leur évaluation : le raisonnement ne sert pas qu’à produire des arguments susceptibles de convaincre vos interlocuteurs, il est aussi bon dans l’autre sens, c’est à dire pour évaluer les arguments de vos interlocuteurs et trouver des failles dans leurs raisonnements.

Et cette fonction permettrait de résoudre un problème évolutionnaire de taille pour l’espèce humaine : le problème de la fiabilité de la communication. Une des caractéristiques de l’espèce humaine qui ne vous aura pas échappé, c’est qu’elle communique beaucoup, notamment grâce à un langage inégalé dans le monde animal. On ne s’en rend pas forcément compte mais nous sommes des êtres sociaux extrêmement dépendants de la communication, et cela pose un problème : comment faire le tri des bonnes et mauvaises informations que l’on nous communique ? Comment savoir si ce que vous dit un interlocuteur est vrai ? Le raisonnement, tout “simplement”. En plus de nous permettre de produire des arguments convaincants, le raisonnement nous permet d’évaluer les arguments des autres pour savoir si l’on devrait accepter leurs conclusions ou non.

Quelles preuves pour supporter cette hypothèse ?

Tous les biais de raisonnement évoqués dans les articles précédents pardi !

– dans l’article sur le biais de confirmation, nous avons vu que les gens ont souvent tendance à chercher des arguments qui tendent à justifier leurs opinions et ne cherchent pas à être impartial. C’est exactement ce que l’on attendrait si la fonction du raisonnement était argumentative ! C’est là que cette théorie montre toute sa force : les biais de confirmation ne sont plus expliqués comme des “erreurs de raisonnement” mais bien au contraire comme des raisons d’être du raisonnement ! On peut dire que la théorie argumentative est “positive”, car elle arrête de voir les biais de raisonnement comme des dysfonctionnements. Comme le posent Mercier et Sperber,

“Le raisonnement humain n’est pas un mécanisme général profondément malfonctionnel ; c’est un appareil remarquablement spécialisé et efficace adapté à un certain type d’interactions sociales et cognitives dans lesquelles il excelle.”

De plus, le biais de confirmation s’exprime surtout quand nous produisons des arguments et pas quand on évalue ceux des autres. C’est à nouveau une caractéristique en faveur de la théorie argumentative : si la fonction du raisonnement est non seulement de convaincre les autres mais aussi de remarquer quand ils sont en train de nous raconter n’importe quoi, il est tout à fait normal de retrouver cette asymétrie dans les biais de confirmation.

– dans l’article sur le raisonnement motivé, nous avons vu que nous étions en constante recherche de justifications des opinions et croyances qui nous tiennent à coeur, et cela même (voire surtout) de façon proactive (c’est à dire en anticipation de situations où nos opinions devront être défendues). Le raisonnement motivé peut donc être interprété comme une préparation au débat : si de bonnes raisons sont trouvées pour justifier nos croyances, alors le débat peut commencer. Par contre, si le raisonnement motivé ne donne pas de résultats, et si aucun bon argument n’est trouvé, alors peut-être vaudrait-il mieux changer d’opinion.

Bien préparé pour le débat !

Bien préparé pour le débat !

– dans l’article sur le choix basé sur des raisons, nous avons vu que raisonner n’aide pas vraiment à prendre les bonnes décisions, contrairement à ce que les théories classiques prédisent. Les théories classiques prédisent que le raisonnement sert à peser le pour et le contre avant de prendre une décision, tandis que la théorie argumentative postule que les décisions sont majoritairement prises intuitivement, et que le raisonnement ne sert qu’à justifier pourquoi telle ou telle décision a été prise. Nous avons vu de nombreux exemples de ces prises de décisions basées sur la facilité de justification dans le dernier billet. De façon plus générale, de nombreuses expériences ont montré que raisonner n’aide pas à prendre de bonnes décisions. Ces expériences comparent l’attitude de gens auxquels il est demandé de justifier leurs choix à l’attitude de gens auxquels aucune justification n’est demandée. Ces expériences montrent, pêle-mêle, que devoir fournir des raisons pour ses choix :

  • amène à choisir des objets dont on est moins satisfait par la suite
  • amène à choisir des objets moins appréciés par les experts
  • diminue la performance dans la prédiction du résultat de matchs de basket
  • diminue la compréhension du comportement d’autrui

Pourquoi pourquoi pourquoi ?

La théorie argumentative du raisonnement n’est pas la seule en psychologie permettant d’expliquer tous ces résultats. Mais contrairement à d’autres théories, elle est unificatrice, car elle permet d’expliquer TOUS ces résultats à la fois alors que les autres théories se contentent d’expliquer certains résultats seulement, nécessitant de multiples théories pour tout expliquer. De plus, la théorie argumentative permet de répondre aux questions “Pourquoi ?”, “Pourquoi les humains possèdent un biais de confirmation ?”, “pourquoi font-ils du raisonnement motivé ?”, “pourquoi basent-ils leurs décisions sur la justification la plus facile ?”. La théorie argumentative du raisonnement, parce qu’elle est basée sur une pensée évolutionnaire, est la seule qui permette de proposer une réponse à ces questions.

Cela ne veut pas dire non plus que le raisonnement aujourd’hui ne sert qu’à argumenter. S’il avait réellement évolué en premier lieu pour des raisons argumentatives, il pourrait très bien être utilisé maintenant pour d’autres fonctions. Cependant, comme nous l’avons vu, il conserve toujours sa “marque de fabrique argumentative” : ses biais de raisonnements.

Et je laisserai conclure Mercier et Sperber, que j’ai déjà trop paraphrasés au cours des trois derniers billets (si ces billets sur le raisonnement vous ont plu, n’hésitez pas à aller lire leur article, vous y trouverez plein d’autres exemples de biais croustillants !) :

“Parvenus à ce point, certains pourraient faire remarquer que, malgré tout, le raisonnement est responsable de certaines des plus belles réalisations de la pensée humaine dans le domaine épistémique et moral. C’est on ne peut plus vrai, mais ces réalisations sont toutes collectives et le résultat d’interactions sur plusieurs générations (sur l’importance des interactions sociales sur la créativité, créativité scientifique incluse, voir Csikszentmihalyi & Sawyer 1995; Dunbar 1997; John-Steiner 2000; Okada & Simon 1997). L’entreprise scientifique toute entière a toujours été structurée autour de groupes, de l’académie de Lincei au Grand Collisionneur de Hadrons (LHC). Dans le domaine moral, des réalisations telles que l’abolition de l’esclavage sont le résultat de débats publiques intenses. Nous avons fait remarquer que, dans des contextes sociaux, les biais de raisonnement peuvent devenir une force positive et contribuer à une sorte de division du travail cognitif. Néanmoins, pour exceller dans de tels groupes, il peut être nécessaire d’anticiper la façon dont ses propres arguments seront évalués par les autres et d’ajuster ces arguments de manière appropriée. Faire preuve d’une capacité à anticiper les objections des autres pourrait être une capacité acquise culturellement, comme au temps des disputationes moyenâgeuses (voir Novaes 2005). En anticipant les objections, on pourrait même être capable de reconnaître les failles dans ses propres hypothèses et les réviser dans la foulée. Nous avons suggéré que ce comportement dépendait d’une capacité acquise dans la douleur à exercer un contrôle toujours limité sur ses propres biais. Même parmi les scientifiques, cette capacité serait rare, mais ceux qui la possèdent pourrait avoir une influence énorme sur le développement des idées scientifiques. Ce serait une erreur, néanmoins, de traiter ces incroyables et presques effrayantes contributions comme des exemples paradigmatiques du raisonnement humain. Dans la plupart des discussions, plutôt que de chercher les failles dans nos propres arguments, il est plus aisé de laisser la personne en face les trouver et d’ajuster ensuite, si besoin, nos arguments.”

À emporter

  • La théorie argumentative du raisonnement postule que la fonction évolutionnaire du raisonnement humain est de convaincre les autres et évaluer leurs arguments.
  • Cette théorie permettrait d'expliquer une grande partie des biais de raisonnement qu'on retrouve dans la littérature en psychologie.

Pour approfondir...

12 réactions à “La théorie argumentative du raisonnement”

  1. […] C’est un des papiers scientifiques récents préférés de Johnatan Haidt, un des psychologues sociaux les plus importants du moment. De son aveu, “Il résout l’une des plus importantes et tenaces énigmes en psychologie”.  […]

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  2. alain

    19 Nov 2013

    à 18:32

    Pensez-vous qu’un lien vers la thèse d’Hugo Mercier serait une bonne idée ?
    “La théorie argumentative du raisonnement” 2009, 376 pages (français).

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  3. Chowchow

    21 Nov 2013

    à 18:32

    Merci pour ce beau post. Je ne suis pas vraiment familier avec les théories de psychologie, mais débattre du raisonnement en utilisant un raisonnement logique, n’est ce pas le serpent qui ce mort la queue?
    Quelles méthodes, si ce n’est la sincérité des interlocuteurs et l’utilisation de toutes les connaissances, existent pour aller à l’encontre du biais? Et surtout comment estimer le biais?

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    • Stéphane

      21 Nov 2013

      à 18:32

      Question intéressante ! Mais non ce n’est pas le serpent qui se mord la queue car le biais de raisonnement est avant tout un biais individuel (on cherche à justifier aveuglément ses propres opinions mais pas celles des autres par exemple), la théorie prédit au contraire que le raisonnement est très bon pour évaluer la véracité des arguments des autres ! Imaginons par exemple que l’hypothèse “le raisonnement est avant tout argumentatif” soit fausse, qu’elle n’est que le résultat d’un biais du raisonnement de Mercier et Sperber. Dans ce cas, l’examen de cette hypothèse d’un point de vue “objectif”, scientifique (en multipliant les expériences, en confrontant les points de vue…) devrait l’invalider !

      De plus, comme dit dans l’article, la théorie argumentative ne dit pas que le raisonnement est dysfonctionnel en soi. Elle dit juste qu’il n’est pas le plus fonctionnel pour faire ce que l’on croit généralement (rechercher la vérité).

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      • Chowchow

        22 Nov 2013

        à 18:32

        Ahh…intéressant!

        Il me semble que rechercher une vérité seul ou en groupe se formule de manière différente. Seul on peut utiliser notre boite noire et par chance obtenir des intuitions et aussi utiliser le raisonnement. En groupe, sauf s’il y a un leader qui peut imposer ses intuitions personnel, le groupe ne devrait pouvoir avancer plus loin dans leur recherche sans le raisonnement. Chaque individu devra persuader ses pairs de ses intuitions ou déductions sous peine de voir son idées mourir.

        Alors une question me vient, si la recherche de la vérité par le raisonnement n’est pas le plus fonctionnel, alors quelle méthode de pensée, de communication utiliser? En existe il d’autres?
        Pardon de vous eloigner du sujet, mais les questions fusent de mon coté. Sujet passionant!
        Merci

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        • Stéphane

          22 Nov 2013

          à 18:32

          On ne s’éloigne pas du sujet on est en plein dedans ! La recherche de la vérité par le raisonnement est ce qu’il y a de mieux à faire, je pense que les avancées de la science depuis des centaines d’années sont une preuve suffisamment forte que le raisonnement “fonctionne”. Même si des débats philosophiques pourraient questionner la pertinence de cette “vérité”.

          Par contre, ce dont il faut se méfier, c’est de son PROPRE raisonnement. Quand vous êtes en train de défendre à vos amis l’idée que le bilan de tel politique est très mauvais, attention, il est fort probable que vous ne soyez pas impartial dans les exemples que vous retenez ! Quand vous êtes en train d’argumenter pour justifier l’achat d’une voiture en particulier, attention, il est fort probable que vos arguments ne reflètent pas la réalité de votre choix (vous allez dire que la voiture avait le meilleur rapport qualité/prix alors qu’en fait vous l’avez choisie “inconsciemment” parce que c’était la seule dans votre couleur préférée).

          Le message de la théorie argumentative, c’est méfiez-vous de VOS raisonnements, pas méfiez-vous du raisonnement en général. La nature duale du raisonnement (biaisé dans la production d’arguments mais pas dans leur évaluation) fait qu’il reste toujours un bon outil (en moyenne, lorsqu’il est utilisé par plusieurs personnes) pour la recherche de la vérité.

          J’espère que c’est un peu plus clair.

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          • Chowchow

            23 Nov 2013

            à 18:32

            Merci pour toutes ces explications. Donc si j’ai bien compris, la théorie argumentative se limite à l’échelle d’un individu seul.

            J’ai trouvé a partir de la page Wikipedia ce site internet:
            http://cer1se.free.fr/principia/index.php/intuition-en-mathematiques/5/

            où ils sitent Poincaré:
            “C’est par la logique que nous prouvons, c’est par l’intuition que nous inventons.”

  4. cette page

    27 Jun 2014

    à 18:32

    Merci beaucoup pour ce post !

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  5. François

    2 Jan 2016

    à 18:32

    C’est tout à fait passionnant, mais je me demande si le croisement de ces biais permet d’arriver à des conclusions si fortes.

    En effet, je me demande si l’on peut faire une distinction nette entre un usage de la raison que l’on qualifiera d'”argumentative”, au sens de l’article (consolidations de croyances déjà forgées) et un usage qu’on pourrait qualifier d'”heuristique”, au sens où il serait engagé dans une recherche du vrai, pour faire court. Meme question pour la distinction entre la fonction individuelle et la fonction sociale.

    En effet, le principe même d’une argumentation pour étayer une conviction ou une opinion consiste à tenir compte du point de vue d’un interlocuteur non coopératif. Cela veut dire parer à ses objections, que celles-ci soient déjà formulées ou qu’on cherche à les formuler par anticipation, éventuellement en imaginant complètement son propos. D’une certaine manière, cela consiste déjà à rendre mon discours acceptable publiquement. Il ne m’appartient déjà plus tout à fait. Dès que je raisonne, je suis engagé dans une activité sociale, je recherche une acceptabilité publique qui implique forcément la possibilité me faire dévier de mon point de vue initial. Platon écrit en ce sens que la pensée est un dialogue de l’âme avec elle-même. Penser, en ce sens, c’est procéder intérieurement à ce qui arrive dans ses dialogues, et qui implique justement la mise en jeu de l’objet de la recherche par une confrontation.

    D’où le second point : le processus argumentatif ne peut avoir lieu réellement (ni jouer son rôle dans une hypothétique communication, s’il est fait pour jouer ce jeu) si nous n’éprouvons pas ce point de vue d’autrui dans sa force, et si nous ne cherchons pas à comprendre ses arguments pour les surmonter, ce qui ne peut être fait sans risquer de modifier son propos de départ.
    Nozick au début d’Anarchie, état et utopie, écrit que ses convictions libertariennes ont pris forme alors qu’il cherchait à étudier la pensee de M. Rothbard pour la réfuter, et il en a finalement adopté les principes.

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    • Stéphane

      4 Jan 2016

      à 18:32

      Oui, c’est intéressant, je pense que la réponse est dans votre formulation distinction *nette* : on ne peut pas faire de distinction nette en ce sens qu’on est rapidement contaminé par la pensée des autres, mais on peut quand même faire une distinction grossière.

      Un peu comme votre commentaire : vous avez bien compris le sens du billet mais vous avez quand même su vous en extraire pour proposer une interprétation différente.

      Et il ne faut pas oublier que la fonction du raisonnement est double : produire une argumentation, mais aussi trier les argumentations des autres. Peut-être que Nozick qui se fait convaincre par Rothbard n’est pas dû à un dysfonctionnement du raisonnement de Nozick, mais à un bon fonctionnement de son raisonnement qui a reconnu une argumentation saine (et un bon fonctionnement du raisonnement de Rothbard aussi du coup).

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  6. François

    5 Jan 2016

    à 18:32

    si la distinction n’est pas si nette, on ne peut dire que l’aptitude sélectionnée est argumentative, et pas heuristique, et qu’elle ne prend de valeur heuristique qu’au niveau collectif.
    D’une part, certains progrès majeurs dans la compréhension du réel, si ils s’élèvent sur une culture commune, ont besoin d’un catalyseur individuel, dont tout le génie ne tient pas que dans l’intuition, mais aussi dans ,à capacité à raisonner rigoureusement.
    De plus, je me souviens avoir lu qu’il existe aussi certains biais spécifiques affectant la délibération collective. Peut être que celle-ci a alors besoin d’un raisonnement individuel plus rigoureux pour être éclairée.
    Ce qui est sélectionné avec la raison n’est peut être pas quelque chose qui est initialement fait pour chercher le vrai, mais pas non plus une faculté qui ne s’y prêterait pas.
    Mais c’est sans doute seulement une nuance.

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